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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Au lendemain des élections, le ministre de l’intérieur donnait le ton : « Comme pour les dernières législatives, je constate qu’il y a des parties qui sont contre le vote des militaires. Ce ne sont que des accusations des partis.» «Tout citoyen qui réside dans une commune pour une durée de plus de 6 mois est considéré comme résident. Les militaires ont le droit d’exprimer librement leur voix et le commandement de l’ANP n’a donné aucune consigne de vote »

 

 

Depuis hier, c’est M. Benyounès, un des heureux bénéficiaires du vote de nos pauvres djounouds qui mène la campagne post-électorale. Lu dans la presse, quelques propos en vrac du chef du MPA : Les attaques contre l’Armée sont “une affaire très sérieuse”. Pour lui, les raisons des dénonciations du vote des militaires sur leur lieu d’affectation sont ailleurs que dans le contexte précis des élections. Il estime que ceux qui s’en prennent à l’ANP cherchent à régler un contentieux avec l’institution militaire. “Des partis veulent régler des comptes avec l’ANP”.  “L’ANP est une armée régulière qui s’est sacrifiée pour que la République reste debout.” “Cette idée consistant à vouloir créer un différend entre Bouteflika et l’Armée est très dangereuse » et “vise la stabilité du pays”. Surtout “avec tout ce qui se passe à nos frontières”. Précise le chef de parti « patriote ».

 

Résumons les propos de l’arrogant patriote : sont des ennemis de l’ANP, les Algériens qui pensent que c’est un anachronisme inacceptable le fait de continuer à assigner aux chefs de secteur militaire la tâche de « faire voter » leurs djounouds, imposant à ces derniers de choisir des gens qu’ils ne connaissent ni d’ève ni d’adam. Tout au long des années 90, c’est le chef du DRS du secteur militaire qui aide les djounouds à faire le bon choix. A Jijel, je sais que c'est de cette manière que nos djounouds faisaient invariablement passer les candidats « patriotes » du REN’DOU. (C’était le petit nom du parti de Ouyahia).

 

 

L’ANP devra donc continuer à jouer son rôle subsidiaire de bouche-trou dans la mécanique mise au point par les obscures maîtres du fichier, des gens très intelligents choisis pour coordonner, avec virtuosité, à l’Algérienne, la confection démocratique, dans la continuité, des majorités et des minorités.

 

 

Dans un pays qui se respecte l'ANP a d’autres chats à fouetter ! "Avec tout ce qui se passe à nos frontières", pour reprendre le propos du chef de parti "patriote".

 

 

 

Saoudi Abdelaziz, 3 décembre 2012

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