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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Le chef de l\'Etat péruvien, Ollanta Humala, estime qu\'il « existe actuellement un climat très propice aux investissements où le monde arabe peut voir que l\'Amérique latine présente les meilleures conditions d\'investissements ». - AFP//ERNESTO BENAVIDES

Le chef de l'Etat péruvien, Ollanta Humala, estime qu'il « existe actuellement un climat très propice aux investissements où le monde arabe peut voir que l'Amérique latine présente les meilleures conditions d'investissements ».

 

Par Yves Bourdillon

Le chef de l'Etat péruvien, Ollanta Humala, estime qu'il « existe actuellement un climat très propice aux investissements où le monde arabe peut voir que l'Amérique latine présente les meilleures conditions d'investissements ». - AFP//ERNESTO BENAVIDES

 

L’Amérique latine en plein essor et les pays arabes en transition se rencontrent à Lima, bien loin du marasme occidental. Le troisième sommet Amérique du Sud-pays arabes vise à renforcer la coopération économique entre ces deux blocs.

 

Le chef de l'Etat péruvien, Ollanta Humala, estime qu'il « existe actuellement un climat très propice aux investissements où le monde arabe peut voir que l'Amérique latine présente les meilleures conditions d'investissements ».

 

A des milliers de kilomètres du marasme occidental, deux blocs économiques ambitieux essayent de trouver des terrains de coopération économique. Le troisième sommet Amérique du Sud-pays arabes (Aspa), un conclave réunissant 12 pays d'Amérique latine et 22 pays arabes lancé en 2005, ouvre aujourd'hui à Lima avec pour objectif l'ouverture de nouveaux marchés.

 

Sur le papier, l'affiche est alléchante et réunit certains des pays émergents les plus prometteurs, le géant brésilien bien sûr, mais aussi le Colombie, le Pérou ou la Chili, aux taux de croissance plus qu'enviable (5 à 7 % par an), ainsi que la plupart des grands exportateurs mondiaux d'hydrocarbures (Venezuela, Algérie, Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Emirats arabes unis). Les 34 pays membres, addition de la Ligue arabe et de l'Union des nations sud-américaines, représentent environ un dixième de la population mondiale (400 millions d'habitants pour l'Unasur et 360 millions pour la Ligue arabe), un cinquième du PIB mondial. Rien d'étonnant donc à ce qu'ils essayent de renforcer leurs liens économiques. D'autant plus que les Etats-Unis ou les pays européens, débouchés traditionnels des exportateurs de matières premières des pays arabes ou sud-américains, sont engoncés dans leur crise de la dette publique.

 

Le ministre du Commerce extérieur du Pérou, hôte du sommet, José Luis Silva, a d'ailleurs souligné peu avant l'ouverture du sommet que « étant donné les turbulences internationales, l'Europe qui décroît et les Etats-Unis qui stagnent, il existe un consensus entre pays latino-américains pour aller au devant de nouveaux marchés ». Le chef de l'Etat péruvien, Ollanta Humala, estime également qu'il « existe actuellement un climat très propice aux investissements où le monde arabe peut voir que l'Amérique latine présente les meilleures conditions d'investissements ».

 

A l'ombre du géant brésilien, le Pérou, la Colombie ou le Chili ont apparu ces dernières années sur les écrans radars d'investisseurs avertis, grâce à leurs capacités d'exportation, notamment de cuivre, et à un climat relativement rassurant en matière de droit de la propriété. Malgré cette volonté commune de moins dépendre pour leurs débouchés de pays occidentaux essoufflés, les membres de l'Aspa commercent relativement peu entre eux. Ils sont en effet peu complémentaires. Les pays arabes importent surtout des produits de luxe ou de consommation fabriqués surtout en Europe ou en Extrême -Orient. A l'inverse, les pays de l'Unasur n'ont pas vraiment besoin des hydrocarbures du Proche-Orient, disposant à proximité (Brésil, Venezuela, Colombie) d'exportateurs d'énergie. Les seuls échanges d'importance sont ceux effectués entre le Brésil (fort d'une communauté de 12 millions de personnes d'origine arabe et dont l'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a été un des promoteurs de l'Aspa) et les pays arabes, pour un montant de 25 milliards de dollars en 2011.

 

 

Yves Bourdillon, 1er octobre 2012. Les Echos.fr

 

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