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Publié par Saoudi Abdelaziz

Boris Boillon

DR

 

 

Selon des documents consultés par Mediapart, qui en publie un fac simili, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée et ambassadeur de France en Tunisie a été interpellé par la douane à la gare du Nord le 31 juillet, sans document d’identité. Il transportait 350.000 euros et 40.000 dollars en liquide et partait pour Bruxelles.

 

Boris Boillon est un symbole de la “génération Sarkozy”. A 37 ans, diplomate et arabophone, il devient conseiller de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, puis brièvement de François Baroin. En 2007, il intègre l’Elysée comme conseiller Maghreb-Moyen-Orient. Il fait partie des hommes de confiance de Sarkozy qui l’appelle affectueusement « mon petit Arabe », selon le magazine Challenges.A la même époque, Mouammar Kadhafi le surnomme « mon fils ».

 

À l’époque, on parle surtout de son rôle dans la libération des infirmières bulgares. Mais nos révélations  sur les relations entre le régime de Kadhafi et les proches de Nicolas Sarkozy – jusqu’au soupçon du financement de la campagne électorale de 2007 – ont jeté une nouvelle lumière sur cette proximité. Mediapart a découvert que Boris Boillon était directement intervenu pour obtenir la naturalisation de l’épouse de Bachir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi.

 

En 2009, Boillon bénéficie d’une promotion éclair en devenant ambassadeur en Irak. Deux ans plus tard, il part pour Tunis où son prédécesseur Pierre Ménat a été débarqué quelques semaines après la chute de Ben Ali et en pleine polémique sur la complicité de la France avec la dictature.

 

A Tunis, son attitude de « Sarkoboy » a aussi choqué quand les internautes ont découvert une photo du diplomate en maillot de bain ou quand il a posé en James Bond à la Une du magazine tunisien Tunivisions. L’arrivée de la gauche au pouvoir lui a été fatale : il a été rappelé à Paris quelques semaines après l’élection de François Hollande.

 

Source: Mediapart

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