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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Laminées par la crise de la zone euro, Les entreprises françaises veulent se renforcer en Algérie

 

De par l’énorme besoin qu’exprime l’économie algérienne en matière d’équipements, mais aussi de services et de financement devant accompagner les différents projets de relance et d’investissement, le marché algérien semble tout désigné, aux yeux des entreprises européennes, pour être l’alternative par excellence au ralentissement dû à la crise qui commence à toucher l’économie réelle en Europe.

Interrogé lors d’une conférence de presse animée conjointement, hier à Alger, par le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Réda Hamiani et le coprésident du Conseil d’affaires algéro-français du Medef, Jean-Marie Dauger, ce dernier est revenu sur la crise de la dette dans la zone euro en affirmant que «l’économie réelle commence à ressentir les effets préjudiciables de cette crise, bien que celle-ci concerne en premier lieu l’endettement des Etats». Selon lui, les entreprises françaises, qui ont peur de voir leurs profits remis en question ou leurs investissements ralentis, vont certainement se tourner vers les régions économiques présentant des opportunités plus importantes «en raison de leur fort potentiel de croissance». Même son de cloche du côté d’Ubifrance, l’agence française pour le développement international des entreprises.

Selon l’adjoint du directeur de la mission économique, Jean-Charles Hirondel, «le Maghreb et particulièrement l’Algérie sont aujourd’hui une priorité pour les entreprises françaises». Hier, en marge d’une rencontre entre opérateurs français et algériens, M. Hirondel a déclaré que «les entreprises de l’Hexagone sont plus enclines à prospecter le marché algérien malgré certaines conditions réglementaires, à l’image de la règle des 51/49». L’invité du FCE, M. Dauger, ne manquera pas de souligner, à ce propos, que ces entreprises sont obligées de s’adapter au contexte juridique algérien. Tout en présentant l’Algérie comme étant l’un des pays du Maghreb où il fait bon investir, malgré tout ce qui est dit sur l’environnement des affaires, il fera remarquer que «ce n’est pas aux entreprises de déterminer le cadre dans lequel elles travaillent». Et d’ajouter : «Non seulement elles ne s’en plaignent pas, mais elles l’acceptent et s’en accommodent.»

 

Lyes Mechti, 13 décembre 2011. El Watan
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