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Publié par Saoudi Abdelaziz

L'automne 2002 marque l'apothéose et le début de la dégringolade de Rafik Khalifa, l'enfant chéri du Malg. Enfant ingrat aussi: Il n'avait pas suivi la voie de la prudence de Rebrab, l'autre vitrine économique international du système algérien.

  

 

 

 

   

Le 3 septembre 2002, c'est l'apogée : Rafik Khalifa organise à Cannes -où son groupe venait d'acquérir des résidences luxueuses- une somptueuse soirée pour le lancement de sa première chaîne de télévision, en présence de nombreuses personnalités internationales du show-business.

 

le 27 novembre 2002, c'est le début de la fin : la Banque d'Algérie bloque les transferts vers l'étranger de Khalifa Bank.

 

Entre les deux évenements, le 30 octobre 2002, Sous le titre "La face cachée de l'«empire» Khalifa" le quotidien français Libération publiait, une vaste et spectaculaire enquête menée par quatre journalistes d'unvestigation renommés (Renaud Lecadre, Florence Aubenas, José Garçon et Cédric Mathiot). Cette enquête sonnera le glas de Rafik Khalifa. Les services secrets français semblent être la source essentielle. Libération ne s'en cache pas en notant d'emblée:

 

 

"Selon une note confidentielle du gouvernement français, rédigée depuis que le groupe cherche à s'implanter dans l'Hexagone, ce serait surtout le montant des pertes de l'«empire» Khalifa qui serait exceptionnel : 500 millions d'euros par an. Chiffre toutefois «invérifiable», précise le texte. A la DGSE, les services de renseignements extérieurs, même étonnement. «Les financements et passe-droits dont profite Khalifa pour asseoir sa stratégie de croissance, alors même que les avis répétés d'experts du transport aérien lui prédisent une faillite prochaine, laissent perplexes. (...). Le maintien en vie et même la bonne santé apparente du groupe ne peuvent donc s'expliquer que par un soutien financier extérieur et/ou par des activités autres que celles officiellement mentionnées. (...). Le groupe ne compte que sept actionnaires, tous issus de la famille Khalifa. Ces derniers ne disposent cependant pas de la réalité du pouvoir et ne servent que de prête-noms», détaille un document interne. «Nous sommes arrivés au moment où sonne le douzième coup de minuit, estime un policier des renseignements généraux (RG). Juste avant de savoir si le carrosse va se transformer en citrouille.»

Source: Libération.fr

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