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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La BDIC de Nanterre organise le mercredi 23 mai, de 9h30 à 18h, une journée d’étude autour de l’itinéraire militant de Sadek Hadjerès, entre 1940 et 1963.

Il ne s’agit pas d’une prestation médiatique ou partisane mais d’une journée de travail et d’échanges en présence et avec les interventions d’historiens de France, d’Algérie, de Grande Bretagne.

La rencontre est ouverte à tous ceux qu’intéresse la recherche sur cette période historique qui a préparé et réalisé la sortie de l’Algérie du statut colonial et lui a ouvert un nouveau destin.

 

 

 

Organisateur : BDIC

Lieu : Université de Paris Ouest Nanterre-La Défense, mercredi 23 mai de 9h30 à 18h

Salle des conférences, bâtiment B

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Inscriptions  : audiovisuel@bdic.fr

 

 

Programme :

(En présence de Sadek Hadjerès)

 

9h30 : Introduction.

Brève présentation de la production d’archives audiovisuelles à la BDIC et de l’enregistrement du témoignage du militant de l’indépendance algérienne à l’origine de cette journée.

  • Rosa Olmos

Quatre montages d’environ quinze minutes réalisés à partir des entretiens seront projetés (deux par demi-journée), précédés chaque fois d’une courte présentation par les historiens Ali Guenoun et Gilles Manceron qui les ont conduits et suivis de l’intervention de discutants puis d’un débat avec les participants.

9h45 : De 1939 à 1942.

11h : De 1943 à 1951.

  • Discutants : Daho Djerbal, Omar Carlier et Malika Rahal (sous réserves).

12h30 : Déjeuner

14h : De 1952 à 1956.

15h30 : De 1956 à 1963.

  • Discutants : René Gallissot, Alain Ruscio et Sylvie Thénault.

17h : Conclusion

Marie-Claire Lavabre

 

Intervenants :

 

Omar Carlier
Historien, Professeur à l’université de Paris 7 Denis Diderot, auteur de nombreux travaux sur le nationalisme algérien, il a publié notamment Entre nation et djihad (Presses de Sciences Po, Paris, 1994).

 

Daho Djerbal
Historien, maître de conférences à l’Université d’Alger-Bouzaréah, il a été aussi professeur invité de l’Institut d’Études Politiques de Paris et de l’Université de Princeton aux États-Unis. Depuis 1993, il est le directeur de la “revue NAQD” d’études et de critique sociale, créée en 1991.

 

René Gallissot
Historien, spécialiste du Maghreb colonial, professeur émérite à l’université de Paris VIII. Il a dirigé l’ouvrage “Mouvement ouvrier, communisme et nationalismes dans le monde arabe” (Éditions de l’Atelier, 1978), “Le Maghreb de traverse” (Bouchène, 2000) “La République française et les indigènes. Algérie colonisée, Algérie algérienne, 1870-1962” (L’Atelier, 2007),“ Algérie : Engagements sociaux et question nationale”(L’Atelier, 2007) et est aujourd’hui le directeur de la série Maghreb du“Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier” (Le« Maitron »).

 

Ali Guenoun
Historien, doctorant à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, termine actuellement une thèse sur la construction historique de l’identité berbère entre 1945 et 1980. Il a publié “Chronologie du mouvement berbère”(Éditions Casbah, Alger, 1999).

 

Marie-Claire Lavabre
docteure d’Etat en science politique (IEP de Paris, 1992), est directrice de recherche au CNRS. Depuis “Le fil rouge, sociologie de la mémoire communiste”, paru en 1994 aux Presses de Sciences Po, ses recherches portent sur la sociologie ou l’histoire du communisme, le phénomène mémoriel, les usages politiques de l’histoire et les approches de la mémoire en sciences sociales.

 

Gilles Manceron
Historien, délégué Histoire, mémoires, archives de la Ligue des droits de l’homme, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont “D’une rive à l’autre”. “La guerre d’Algérie de la mémoire à l’histoire” (avec Hassan Remaoun, Syros, 1993) et “Marianne et les colonies.Une introduction à l’histoire coloniale de la France” (La Découverte, 2003).

 

Malika Rahal
Historienne, chercheuse à l’IHTP, a soutenu une thèse de doctorat à l’Inalco en 2007 sur l’“histoire de l’UDMA de Ferhat Abbas” et a notamment publié en 2010 “Ali Boumendjel. Une affaire française, une histoire algérienne”,biographie (Les Belles Lettres, 2010).

 

Alain Ruscio
Historien, docteur ès Lettres, chercheur indépendant, a consacré l’essentiel de son travail de recherche, dans un premier temps, à l’Indochine coloniale et à la phase finale de cette histoire, la guerre française d’Indochine (1945-1954). Il a soutenu sa thèse en Sorbonne (Université Paris I), en 1984. Il a particulièrement travaillé sur le PCF et la question coloniale.

 

Sylvie Thénault
Historienne, chargée de recherche au CNRS, au Centre d’histoire sociale du XXe siècle. Elle est notamment l’auteur d’“Une drôle de Justice. Les magistrats dans la guerre d’Algérie” (La Découverte, 2004) et de “Histoire de la guerre d’indépendance algérienne” (Flammarion, 2005).

Voir en ligne : http://www.bdic.fr/pdf/Journal_BDIC...



 

Sadek Hadjerès, un itinéraire militant dans le mouvement d’indépendance algérienne,1939-1963

 

Né le 13 septembre 1928 en Algérie (Kabylie) à Larbaâ Nath Irathen (Fort-National), Sadek Hadjerès a fait des études secondaires à Médéa, Blida et Alger-Ben Aknoun, puis des études de médecine à Alger.

 

Encore lycéen et responsable local du mouvement SMA (Scouts Musulmans Algériens), il a adhéré en 1944 au parti indépendantiste PPA (qui deviendra le MTLD en novembre 1946). Puis il l’a quitté fin 1949 avec les militants accusés faussement par ses dirigeants de « berbérisme », alors qu’ils demandaient en réalité la prise en compte par le mouvement d’une conception pluraliste de la nation et la définition d’un contenu démocratique et révolutionnaire du nationalisme.

De 1947 à 1951, il fut l’un des principaux animateurs de l’Association des étudiants musulmans d’Afrique du Nord (AEMAN) et son président en 1949-1950.
En janvier 1951, il adhéra au parti communiste algérien (PCA), où il fut élu au comité central en février 1952, puis au bureau politique au printemps 1955.
Dans ses acivités légales, il sera notamment directeur de la revue« Progrès » et élu conseiller général d’El Harrach (ex maison Carrée).

 

L’interdiction du parti communiste au début de la guerre en 1955 l’a contraint à cesser ses activités de médecin et chercheur en médecine pour entrer en clandestinité.
En mai-juin 1956, il organise l’intégration de communistes du PCA, les Combattants de la Libération (CDL), au sein du FLN-ALN, avec Bachir Hadj-Ali, avec qui il assure, à partir de 1957, la direction clandestine du PCA à Alger jusqu’à l’indépendance.

 

Devenu après juillet 1962 l’un des trois secrétaires du PCA, il a repris une activité médicale et de recherche, puis, après l’interdiction de ce parti par Ben Bella en novembre 1962, a été l’un des responsables de son appareil redevenu clandestin.
Après le coup d’Etat de Boumediene du 19 juin 1965 qui a provoqué une forte répression à son encontre, le PCA est devenu en 1966 le Parti de l’avant garde socialiste (PAGS), dont Hadjerès est en 1967 confirmé premier secrétaire, responsabilité qu’il exercera durant une nouvelle clandestinité de vingt-quatre ans, jusqu’au lendemain du mouvement populaire d’octobre 1988 qui met fin au Parti unique en Algérie.

 

Revenu à la vie légale au printemps 1989, il cesse toute affiliation partisane au début de 1992 et dénonce, notamment dans une déclaration publiée fin novembre 1992 dans les journaux El Watan et Alger Républicain, les responsabilités du système politique algérien dans la tragédie qui frappe alors le pays ainsi que son rôle dans le sabordage du PAGS.
Depuis cette date, il vit en exil. Chercheur associé au CRAG (centre de recherches et analyses géopolitiques) de Paris VIII en 1994-95 puis se consacre à des travaux historiques et des articles dans la presse algérienne et internationale

(Il anime un site internet sur le mouvement social algérien (www.socialgerie.net).

 

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