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Publié par Saoudi Abdelaziz

L’initiative nationale pour la dignité du journaliste (INDJ) a organisé lundi 28 novembre à 10h, un sit-in devant l’Assemblée Populaire National (APN). Cernés par un cordon d'une soixantaine de policiers, plus d'une dizaine de journalistes se sont regroupés devant l'APN pour protester contre les articles du nouveau code de l’information qui sera présenté, ce lundi au parlement.

 

« 60 % des journaux asservissent et exploitent les journalistes. Ils ne sont pas assurés et ne leur donnent pas leurs droits »   s’est exclamé le porte parole de l’Initiative nationale pour la dignité des journalistes (INDJ), avant de s’interroger: « comment voulez-vous que les journalistes soient nombreux  au sit-in ? » « Certains responsables des journaux ont même interdit à leurs journalistes d’assister au sit-in  et ils les ont menacé de licenciement » argumente notre interlocuteur. (El Watan, 28/11/2011)

 

Mais que devient le  Syndicat national des journalistes (SNJ), omniprésent dans les colonnes des journaux à défaut de l’être sur le terrain des luttes.

 

Sur les 17 points de revendications présentés par ce « Syndicat », à la veille de la session de l’APN consacrée à l’Information, les douze premiers sans doute par parti pris de « privilégier l’exigence démocratique » convergent avec les  intérêts des patrons de presse en place : rendre plus difficile l’agrément de nouvelles publications concurrentes en alourdissant  les conditions d’accès au poste de directeur de publication, « poste si sensible » ; protection des sources ; autorité de régulation réservée aux professionnels ; accès à l’information ; violation de la vie privée ; droit de réponse et droit de rectification.

 

Concernant l’économie de la presse, le syndicat préconise la fin du monopole public sur la publicité exercé par l’ANPE, la possibilité pour les journalistes d’accéder au statut d’actionnaires, etc.

 

Les revendicatioins plus strictement syndicales, c'est-à-dire liée au pouvoir d’achat et aux conditions sociales, sont réléguées en fin de plateforme, et notamment l’exigence d’une grille des salaires commune au public et au privé. (Le Soir d’Algérie, 28/11/2011)

 

Prenant leurs revendications par un autre bout les journalistes de l’Initiative pour la dignité des journalistes mettent d’emblée l’accent dès le début du printemps, sur  « une grille salariale nationale digne de la profession et la création d’un fond des œuvres sociales avec la mise en place de son cadre juridique ».

 

 

Mais ce partenaire a du être jugé trop remuant par les « instances ». En effet, après avoir été invités à prendre part à la Commission de la grille des salaires regroupant les syndicats de journalistes, les représentants des médias publics et privés, le ministère de la tutelle ainsi que le ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale ; grande fut leur surprise quand ils découvrent qu’on leur a accordé le statut d’observateurs. (DNA, 9/6/2011).

 

Réunis jeudi dernier à la Maison de la Presse à Alger, les membres de l’Initiative sont revenus à la charge dans un communiqué critiquant «des tergiversations » du ministère de la communication. « Nous avons constaté beaucoup de flou de la part du ministère de la communication concernant la grille de salaire négociée avec l’UGTA et qui exclue le secteur privé » est-il écrit dans le communiqué. « Le ministère de la communication doit assumer ses responsabilités pour trouver des mécanismes légaux à même de permettre à tous les journalistes de bénéficier la nouvelle grille de salaire » est-il encore ajouté dans le communiqué. (Maghreb Emergent, 27/11/2011)

 

S. A.

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