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Publié par Saoudi Abdelaziz

La chronique du Condjador (34)

 

 

 

Le gouvernement a décidé de confiner la garde communale de Jijel dans les casernes, avec interdiction de prendre part à la défense des biens et de la sécurité des habitants ruraux.

 

Jusqu’ici, cet organisme sécuritaire a maintenu, par sa présence, l’équilibre et la stabilité des mechtas. Cela a encouragé les habitants à faire revivre leurs terres. Ces localités sont aujourd’hui livrées à la délinquance, aux atteintes contre les personnes et les biens.

 

Les milliards déversés dans l’habitat rural, les aides, tous ces « programmes » vont-ils s’avérer inutiles. Ce sera un énorme gâchis du trésor public.

 

Les citoyens qui ont eu confiance dans l’Etat pour travailler leurs terres ont été arnaqués par ce changement de donne de dernière minute. Tous les efforts  et les sacrifices des citoyens algériens  qui veulent se stabiliser dans les zones rurales seront-ils vains ? Seront-ils poussés à abandonner leurs  rêves et leurs projets et à grossir les rangs des chercheurs d’emploi dans les villes.

 

Vont-ils abandonner ce qu’ils ont commencé à faire -avec des sacrifices humains et financiers- aux mains des groupe de truands organisés et équipés pour le vol et l’agression en milieu rural.

 

Car, c’est le nouveau  filon exploitable pour ces truands. Boughdir est concerné mais cela s’élargit aux autres mechtas. C’est une des conséquences de l’ouverture de la nouvelle route qui traverse les localités rurales au sud de Jijel, d’ouest en est. C’est le nouveau magot pour ces bandes, qui volent bétail et matériaux de construction, pillent les vergers.  Des agressions ont lieu le soir et même pendant la journée. Sont aussi visés les automobilistes qui veulent admirer le paysage de notre belle campagne, en utilisant la nouvelle route.

 

Nos mechtas rurales qui étaient isolées des « tracas de la civilisation » partagent maintenant le même sort que les habitants de la ville. Les anciennes petits routes et pistes qui traversent la zone rurale, même s’ils elles ne facilitaient pas la circulation, étaient quand même des remparts contre l’intrusion criminelle, et même des pièges. Mais c’est fini maintenant, nous ne sommes plus au temps du petit con qui volait les poules du voisin. Les nouvelles bandes possèdent des véhicules neufs, fourgons et camions. 

 

Pourquoi n’utilise-t-on pas les gardes communaux dans la police rurale de proximité. La garde communale a acquis beaucoup d’expérience sur le terrain. Autre avantage : beaucoup de gardes appartiennent aux familles des mechtas, la communication se fait mieux.

 

Actuellement, nous n’avons plus qu’une police en papier : pour signaler  un délit en zone rurale, il faut passer par les étapes suivantes :

 

-Faire un constat avec présence d’un huissier de justice.

 

-Attendre les jours de réception du procureur de la république, se munir d’un makal (déclaration faite par l’écrivain public)

 

-Recevoir les ordres du procureur, dans une enveloppe fermée.

 

-Porter soi-même l’enveloppe au groupement de gendarmerie pour qu’ils effectuent l’enquête.

 

-Aller voir la police nationale plusieurs jours plus tard, car c’est elle qui prend le relai de l’enquête.

 

Et finalement, elle vous demande alors d’apporter les preuves à l’appui de votre plainte, faute de quoi toutes ces démarches déboucheront sur une « plainte contre x ».

 

Pourquoi n’utilise-t-on pas les gardes communaux dans la police rurale de proximité. La garde communale a acquis beaucoup d’expérience du milieu rural. Un autre avantage : beaucoup de gardes appartiennent aux familles des mechtas, la communication se faisait mieux.

 

Le retrait de la garde communale est un acte dirigé contre les intérêts des citoyens ruraux de ce pays.

 

Y a Monsieur le ministre,  vous les chassez de leurs places, vous les enfermez entre quatre murs où ils restent sans rien faire, alors vous serez complice de cette criminalité. Vos directives ministérielles arrangent les délinquants, pas les honnêtes citoyens qui vivent du produit de leur travail, et ne se nourrissent pas des paroles de l’Occident et des avis qu’il peut donner.

 

Ce n’est pas en mettant les citoyens algériens dans cet état de danger que cet Occident de tous bords va classer le gouvernement algérien comme gouvernement démocrate, soucieux des « droits de l’homme ». A ce propos, est-ce que monsieur le ministre connait l’histoire de Djeha, son petit fils et l’âne : quoique vous fassiez, les commentateurs occidentaux trouveront toujours des commentaires qui les arrangent, pour montrer que les autres sont imparfaits et eux des anges. Nous sommes des Algériens, et nous devons trouver notre manière d’améliorer les choses.

 

 

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