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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

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La chronique du Condjador (73)

 

 

Les bénéficiaires de magasins au souk journalier de Village Moussa attendent les clés. Les travaux ont été terminés il y a plus d’une année. 76 locaux sont bloqués parce qu’il y aurait un trop grand nombre de démandeurs. Le nouveau président de l’Apc de Jijel, lui même originaire de Lakabi, n’a pas pu trouver de solution. La difficulté réside dans la manière d’avoir les clés. L’APC loue aux enchères, mais les commerçants habituels veulent qu’on tienne  compte de l’ancienneté : ça fait des années qu’ils travaillent sous le soleil et la pluie, et ils attendent d’être régularisés pour faire leur commerce proprement dans le souk, sans avoir à trimbaler leur marchandise à chaque fin de journée. La peur de ces habitués vient des « nouveaux », de ceux qui ont de l’argent pour rafler la mise. Ces petits commerçants n’ont pas les moyens de surenchérir.

 

Bien sûr ceux qui qui vendent quotidiennement leurs légumes dans les quartiers causent quelques désagréments au rivérains, mais ce sont les occasionnels qui sont les moins respectueux du voisinage. Ceux qui viennent chaque jour ont un bon contact avec le voisinage. Mais la police ne fait pas de différence. Plusieurs descentes ont eu lieu ces derniers jours, un vrai biâ wa herab (vends et sauves toi. La première fois, la police donne des avertissements, puis des contraventions et cette chasse se termine par la confiscation de la balance, lorsque les policiers sont rapides. La plupart du temps, les habitués sont cachés par les habitants en signe de solidarité avec les marchands « respectueux ».

 

Les nouveaux venus, non seulement mettent leurs caisses sur les trottoirs, mais ils coupent le passage aux passants même avec des caisses vides. Ils ne font pas du commerce mais viennent faire de la provocation, un état d’amertume au fond d’eux-mêmes ou en réponse à des remarques des riverains.

 

S’il faut faire le tri, c’est une opération à laquelle doivent participer les habitants.

 

Faire le marché tout près, c’est au bénéfice des riverains. Même lorsqu’on envoie les enfants on n’a pas peur des accidents de la route.  Le seul désagrément dans ces petits commerces de proximité vient des non civilisés  qui étalent toutes les marchandises sur le trottoir et même les caisses vides, alors que leurs camionnettes sont suffisamment grandes pour l’exposition de tous leurs légumes. Tout le monde sera alors content, car les temps sont durs.

 

Le Condjador, Jijel, 31 janvier 2013

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