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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La chronique du Condjador (32)

 

 

 

L’Etat de droit n’existe que sur le papier et dans leurs émissions de télé. C’est un droit qui ne fonctionne que dans un sens.

 

C’est une vérité qui a autant de preuves que le nombre des  victimes de nos  bureaucrates, c’est à dire tous les algériens de case inférieure.

 

Prenons le cas de ce citoyen à qui on refuse le raccordement au réseau électrique, à la campagne proche de Jijel. A cause de quelques mètres qui le séparent d’un poteau électrique, la Sonelgaz lui demande de payer les travaux. Pourtant cette Sonelgaz avait utilisé son terrain dans le passé pour y faire passer une ligne de haute tension, sans lui demander son avis, comme un conquérant qui n’a de compte à rendre à personne. Le même scénario se répète ces jours-ci dans la localité de Boughdir où la gendarmerie s’est déplacée en vitesse. On en reparlera plus loin.

 

Même chose pour l’eau potable. Ce même citoyen fellah, après avoir construit une étable dans les normes, se voit refuser l’accès à l’eau. Pour expliquer son refus, l’Apc se cache derrière le prétexte de la distance, oubliant qu’elle avait utilisé son terrain pour faire passer son réseau d’eau. Il s’avère que le réseau d’eau construit à grand frais n’a jamais servi, sauf un jour pour faire l’essai et payer l’entreprise qui a fait les travaux. Le réseau est resté abandonné sous terre. Avec quelle logique ces responsables fonctionnent ? Ces agissements touchent la dignité de l’homme. On construit un réseau d’eau potable sur  ses terres et on l’oblige à acheter-en 2012 !-  de l’eau non potable des citernes, à 500 dinars.

 

Et notre citoyen jijélien vit à un jet de pierre du grand barrage de Kissir dont il devrait être le premier bénéficiaire. Plus lésés que lui : ces autres habitants installés très près du plan d’eau du barrage et qui sont eux aussi obligés d’acheter de l’eau potable et non potable !

 

On prétexte les 50 mètres de distance. Le gazoduc qui va jusqu’en Italie, on lui fait traverser le désert les montagnes et les grandes steppes, puis la Méditerrané, mais le village de Boughdir ne compte pas.

 

Mais il y a une logique secrète dans vos comportements, messieurs les bureaucrates. La mafia secrète qui vous manipule fait tout pour que les habitants ne s’installent pas et ne travaillent pas sur les terres de Boughdir. Elle les convoite car ces terrains sont « biens situés ».

 

C’est prendre le citoyen pour un abruti. Logiquement dans un Etat de droit, vous devriez quitter vos postes.

 

La propagande locale nous soûle avec l’habitat rural, les subventions et les facilitées pour un meilleur retour à nos mechtas abandonnées. Mais il suffit de se trouver dans le périmètre de leurs convoitises, sur les hauteurs de Jijel, à Boughdir, pour être exclu de tous les droits constitutionnels.

 

Un sale manège  se joue par cette mafia qui a ses points d’appui dans le cadastre, la conservation foncière, l’Apc, les Domaines et les Travaux publics, etc.

 

Que dire de ce président d’Apc qui pratique le double jeu, donnant raison à l’habitant face au désastre sur le terrain et laissant faire les auteurs de ce désastre.

 

La Sonelgaz et ces sociétés annexes « d’électrification rurale » envoient leurs agents, bien rôdés dans le mensonge. « On vient prélever des données topographiques pour installer l’éclairage public » disent-ils aux habitants joyeux. Ensuite ils placent une troisième ligne de haute tension.  

 

Ce même scénario s’est déroulé à Tassoust où des terrains privés convoités par la mafia du foncier ont été expropriés pour faire passer des lignes à haute tension, puis dans une deuxième étape, on décide de dévier ces lignes et on récupére les terrains. Ni vu ni connu.

 

C’est râpé vos manigances.

 

Pour que le droit ne passe pas, il faut que l’Etat soit le plus vacant possible. Comme tous les Jijéliens le savent, un wali a été nommé à la tête de leur wilaya pour terminer tranquillement, dans un cadre agréable, le temps qui lui reste avant la retraite.  

 

Bazaf !

 

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