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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La chronique du Condjador (18)

 

 

Du nouveau au port Djendjen. Lors de la discussion de la missa, mon ami docker, informe qu'au port de Djendjen, le conseil de discipline de chôme pas après la démission ou un renvoi forcé du fameux Athmane, ce personnage  connu de tous les Jijéliens. Surtout de ceux qui n’ont pas eu droit à des postes de travail dans le port. Ce directeur général est tenu pour responsable du non recrutement, beaucoup de gens, comme moi, ont été déçus dans leurs espérances. 

 

Depuis son départ, les salariés respirent, ce n’est plus le climat de crainte, confie le docker, mais je ne sais pas s’il parle de son état d'alcoolémie ou du climat au port de Djendjen. A cet  instant le vin fait déjà son effet. Selon mon ami, pour asseoir son autorité, le nouveau directeur a recours à une stratégie : expulser les personnes connues comme indics ou qui ont des relations étroites avec la police, les hommes de l’ombre. La moindre erreur et c’est le conseil de discipline. Sept personnes y sont déjà passées pour refus de travail ou absence injustifiées (Ils ne sont pas tous des indics). Mon ami docker affirme : "Au port, les chefs ne sont plus écoutés comme avant, c’est comme les révolutions de Tunisie et de Libye, depuis le départ de Athmane, les haut responsables en place n’ont plus leurs pouvoir et ne font plus peur".

 

 

Encore les incendies. Un invité de la dernière minute prend place. La missa ouvre son deuxième carton de vin en brique et il se met à divaguer de plus belle. Selon ses informateurs, "les feux de Béni-Caïd auraient été allumés par des militaires et des gardes communaux circulant dans une express". Même lorsque j’ai apporté mon témoignage (voir ma dernière chronique) il n’a rien voulu savoir. Les gens font des fixations, surtout quand ils ont perdu beaucoup d’arbres fruitiers. On accuse l’Etat pour avoir des compensations, alors que s’il s’avère que la responsabilité vient des voisins, ils n’auront rien, sinon peut-être une peine de prison. En général ils font les muets et pardonnent aux voisins parce qu’eux aussi allumeront des feux dans les années à venir. Une discrétion pour une autre. 

 

Un autre membre de la missa le corrige. « Non messieurs, à Chekfa ce sont les militaires qui ont éteint le feu ». A Chehna, les gens se sont portés volontaires, sans y être invités.il sont montés au feu sur leurs propres camions

 

Le matin du 4 septembre, je suis allé à Béni-Caïd. Les voisins qui n’ont pas eu le privilège d’avoir le feu sur leurs  terrains, continuent à allumer sur les terres communales limitrophes. La pluie abondante de samedi a mis fin à leur espoir de gagner de nouvelles terres, le feu ne dépassera pas quelques mètres maintenant …

 

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