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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

DR

 

La chronique du Condjador (82)

 

 

 

L’Algérienne des eaux (ADE) s’est mise ces quelques dernières années dans une course sans pitié contre les non payeurs. Mais, la question qui se pose c’est lorsque le client réclame lma rectification des erreurs flagrantes : consommation zéro pour l’un, montant identique que le trimestre passé pour l’autre…

 

J’ai relevé trois cas où le tarif du mètre cube est celui de la tranche réservée aux activités commerciales (station de lavage ou usine)

 

Ces jours-ci, ils font payer leurs clients pour des consommations facturées d’avance, avant la fin du deuxième trimestre (au mois d’avril). C’est de la prédation, cette entreprise à caractère public se comporte comme une multinationale. Elle trouve le prétexte du manque d’employés pour relever les compteurs. Elle exclut le recrutement, même de vacataires, au moins quelques jours dans un trimestre.

 

Des abonnés ont été condamnés à des peines de prison : 1 ans et 70 000 da, pour les forcer à régler les factures accumulées, après que le retrait du conteur n’a pas suffi. Attention, en cas de non paiement de plusieurs locataires du même immeuble, celui qui donnera son nom à l’ADE, portera le chapeau.  Cela se retrouve chez les familles nombreuses qui restent connectées au réseau avec l’ancien compteur des parents.

 

Les abonnés qui ont un montant élevé, avec plusieurs trimestres de retards, sont convoqués au commissariat de leur quartier et questionné par des inspecteurs de police, comme des voleurs d’eau. Et ça fait très mal. Ces cas très nombreux en justice sont condamnés à 1 année de prison ferme et une amende de 40 à 80 mille dinars. la majorité paye pour éviter la prison.

 

Les citoyens ne sont pas dupes, ils pensent que les erreurs de facturation c’est pour arnaquer le maximum d’abonnés, pour faire de grandes rentrées d’argent. Et cacher en même temps les milliers de mètres cubes d’eaux perdus dans les rues. Ces crédits des anciens chuakra sont exonérés, le problèmes qui ce pose actuellement au port de Boudis par exemple, c’est une facture de 240 million de centime que l’ADE veut la faire payer à tous les armateurs ce que qu’un certain dieu  du port a consommé seul. C’est la condition mise par l’ADE pour que toutes les baraket du port de pêche bénéficient d’une connection au réseau d’eau potable.

 

Cette société, nationale dans le temps passé, est maintenant aux mains des voleurs Informatiques. Ça c’est sûr, sinon tous les Algériens peuvent avoir des actions dans les sociétés qui étaient nationales. Comme le disait le regretté Abdelhak Benhamouda, dans une interview à la télé : « En quoi le citoyen algérien bénéficie-t-il de la privatisation de hôtel Aurassi ? »

 

Jijel, 18 mai 2013

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