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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La chronique du Condjador (23)

 

« L’état sécuritaire » imposé par les gardes côtes ou les garde pêches est identique puisque c’est la même tenue vestimentaire. Ce corps militaire vient d’ajouter son moins à gagner aux pêcheurs. Dans ces mois d’automne et d’hiver les lieux de pêche sont loin, alors les bateaux ont une chance de faire une tahlika (un jeté de filets), près des bateaux de commerce, là ou le poisson est très  attiré par les lumières puissantes des projecteurs.

Les pêcheurs ont reçu des avertissements.  

Le monde qui vit de la pêche à la sardine n’a jamais été à contre les règlements parachutés d’Alger ou fabriquées localement. Mais on demande aussi au marin de mettre en  pratique des règlements qui viennent des accords de notre gouvernement avec les autres pays du bassin méditerranéen. Les marins algériens dont on ne demande même pas l’avis se voient impliquer dans des programmes de gestion des ressources de la pêche qui favorisent les étrangers plus que les locaux.

Notre côte devient un vivier pour fournir  les armateurs de la rive nord, mais où sont les avantages pour les marins ? Rien, puisque son statut en Algérie est incompréhensible. J’ai fait le tour de la question de la Cnas  à l’inspection du travail. Tfouuuuh ! Chez l’inspecteur du travail de bureau en bureau, que de la parlotte rien de concret.

Avec un statut flou, même pas celui d’un esclave qui lui au moins était nourri et logé, le marin est laissé à l’abandon. Les lois, les subventions, les aides et « les arrangements » du ministère s’arrêtent chez les armateurs. Par contre dès qu’il s’agit d’interdictions le premier touché c’est le marin.

 

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