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Publié par Saoudi Abdelaziz

La chronique du Condjador (50)

 

 

Jijel, 4 juin 2012

 

 

Lundi matin, à 5h30, du matin les rues du Camp Chevalier sont jonchées d'ordures ménagères, de papier et de quelques accessoires appartenant à l’agence postale, ravagée au cours de la nuit.

 

 

Vers 13h, l'émeute a recommencé timidement, quelques pneus brûlent sur les routes qui se rejoignent au tunnel. Les adultes, présents au cours des évènements de la veille, sont aujourd’hui absents. Les jeunes, qui dressent des obstacles dans la grande route, ne dépassent pas les 20 ans, en majorité des ados.

 

 

A  20h19. L es force d’intervention de la police avec leurs boucliers, occupent la grande place. J’ai voulu traverser par le milieu, mais les émeutiers m’ont demandé de changer de route à cause, disent-ils, des fils de haute tension qui sont tombées suite à la destruction du pylône, la veille, par les gens du quartier. C'est ce « poteau » qui les tue les uns après les autres et que les autorités ne veulent pas déplacer.

 

 

A l’APC de Tassoust, on avait procédé d’une manière plus efficace pour déplacer une ligne.  Des élus avaient acheté des terrains situés sous une ligne à haute tension, à des particuliers ,pour un prix dérisoire : 2500 dinars le mètre carré. Après çà, grâce à leurs contacts, ils ont changé, rapidement le parcours de cette ligne . Ils ont ensuite revendu les terrains à 18.000 dinars le mètre carré.

 

 

 Ils peuvent tout faire lorsqu’ils encaissent des bénéfices. Sinon, les autres peuvent mourir, ça ne les concerne pas.  

 

 

 

 

 

Le port de Boudis figure-t-il sur les cartes ?

 

 

Avant-hier, un vieux couple de navigateurs français a pénétré sur un voilier, au port de Boudis. Dans une première étape, lorsqu’ils  sont arrivés à Jijel, Ils n’avaient pas trouvé où accoster. Après avoir été refoulés du port de Djendjen, ces pauvres étrangers se sont dirigés, vers l’ancien port de Jijel, indiqué sur leurs cartes, mais ils ont vite découvert sa nature (C’est devenu un port militaire).

 

Boudis ne figure donc pas sur les cartes, ou alors ce couple de navigateurs  possède d’anciennes cartes, on ne sait pas. Le clou du spectacle à Boudis ce jour-là, c’est que ce vieux navigateur pour prouver que le quai d'accostage où on l’a orienté n’est pas adapté à sa situation, a enlevé son pantalon et montré sur les nombreuses opérations qu’il a subi ! Il l’a fait devant tout le personnel du port et a répété la manœuvre à chaque fois qu’on l’oriente vers un supérieur.

 

Jusqu’ici, tous les navigateurs étrangers qui ont accosté à Boudis, disent que le port de pêche de Jijel ne figure pas sur leurs cartes…

 

Village-Moussa, Jijel, 4 juin 2012

 

 

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