Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

La chronique du Condjador (69)

 

 

 

Le blogueur a parfois des envies d’arrêté de publier. Il se dit  qu’il ne fait que leur donner à chaque chronique l’occasion de connaître un de leurs points faibles et qu’il les aide à corriger une brèche, à la colmater.

 

Le blogueur, pour les tyrans, joue-t-il le rôle de thermomètre gratuit de la société ? Comment expliquer, sinon, les incursions répétées des porte-parole de certaines administration de Jijel, sur la chaine de radio locale,  et qui suivent les chroniques du blogueur sur algerie-infos ou jijeldirecte,  sur les problèmes de  CNAC ou du port de Djendjen.

 

Par cette technique du mot contre mot, la radio locale détourne l'attention. Pourquoi animer ces débats séparément et exclure le face a face entre le citoyen et les responsables. La population peut intervenir par téléphone, c’est vrai, mais  le bouton arrêt vient au secours des tyrans. Toutes les fois que le citoyen se met en colère, « l’invité » de la radio locale, spécialiste dans la communication du baratin, se faufile avec des mots creux et la ligne téléphonique se coupe !

 

CLL - Décodez tous les BLA-BLA - campagne radio rentrée 2011

DR

 

 

A l’extérieur, ces journalistes avouent officieusement que cette méthode est fausse, mais ils la pratiquent quand même. Ainsi se dévoile cette fonction de la presse. Cette chaîne n’est pas celle des Jijéliens ! C’est une laverie automatique, pour ceux qui ne veulent pas que les citoyen fassent le changement. Ils le mettent dans la case des mendiants qui demandent…  un tuyau d’eau ou des fils électriques. Ils disent : « C’est le moment vous enregistrer pour le couffin de ramadan ».

 

C’est le même moule adopté par  les médias, locaux et nationaux : on nous bourre le crâne avec les noms des ministres et les commémorations qui ne concernent pas la population. En réalité, ce sont des mises à jour du citoyen pour que le virus de leur programme d’exploitation fonctionne.

 

 

Un blogueur se lit dans les conflits des autres. Un blogueur c’est la version moderne du Gouel qui transmettait les remarques du peuple face au hakem et qui n’avait de compte à rendre à personne, sauf à Dieu.

 

 

Le blogueur que je suis essaie de créer le déclic, pour provoquer l’éveil de ceux qui oppriment et  marginalisent  avec mépris, au quotidien.  Ces ignorants qui croient que de cette façon, ils vont durer plus et vivre mieux. Ces imbéciles ne font qu’ajouter des pierres pour les barricades qui vont les séparer du peuple et les faire confiner dans une prison construite par leurs efforts incessant à réduire l’autre à un primitif non évolué et classé comme dangereux pour lui-même et la société. C’est la conclusion que le présent impose.

 

 

Etre blogueur c’est participer à la vie politique, économique, sociale, et autres horizons. Enrichir l’autre. Tous les blogueurs sont du terrain, ils interpellent sur leurs blogs furtifs et sonnent l’alarme.

 

 

Sans allumer les pneus de voiture au milieu de la route, cette mode que le système nous impose et nous encourage : elle lui ajoute de l’élan dans ses projets de mépris éliminant de cette façon tous les bons esprits qui ont les bonnes solutions à dire, et  réduire la société à des revendications de tuyaux de gaz et de fils électrique.

 

Le blogueur a deviné depuis long temps cette mascarade. Avoir son blog, c’est jeter ses mots face à l’exclusion et s’imposer pacifiquement et tranquillement contre ce système, la matrice.

 

 

Le blogueur pousse vers le haut les consciences. Une qualité chez tous les blogueurs : ils sont plus à jour que ceux qui font leurs mises à jour fabriquées,  montées et ficelées dans des papiers cadeaux bien décorés (espoir et la patience du mouton le matin de l’Aïd , mais a achoua il ne seras pas raté). La matrice erronée, dépassée, réformée, rejetée, rampant dans sa descente, le blogueur la dévoile dans son entêtement à gâcher les potentialités d’une population.

 

 

Commenter l’article d’un blogueur, c’est d’abord le lire et lui donner de son temps. C’est  l’écouter un acte d’empathie, la divergence des avis ne compte pas, on apprend beaucoup de quelques mots, mais pas des muets invisibles. Lire des commentaires sur son blog, c’est comme ces vague qui ce succèdent et qui se tapent en même temps, ça racle les fonds, ça ne profite pas aux vagues, elles finissent aplaties sur le rivage et les rocher.

 

 

Le mépris incessant de la matrice face au avis des blogueurs ne fera qu’instaurer la colère, le blogueur dans sa course se radicalise, il s’approprie la désobéissance civile, puisque cette méthode est la plus adaptée à cette matrice tentaculaire dont les ventouses vont se décrocher.

 

 

C’est l’arme du désarmé, ce qui rend fort un blogueur c’est l’étendu du réseau informatique (internet), tout seul il ne fera rien, à part hurler dans le désert.

 

 

 

Les textes des blogueurs non pas de place dans les journaux, aussi libre que parait la presse, elle est toujours muselée par le juridiquement correcte.

 

Un blogueur n’a pas de chef de rédaction, un correcteur d’orthographe et de grammaire lui suffit. Le mentor de ma race s’appelle MAKABLINCH.

 

Lorsque la matrice donne le choix à la population, c’est celui de choisir les bourreaux qui vont l’exécuter pendant un mandat déterminé … en attendant la prochaine progéniture.

 

 

 

Jijel, 29 novembre 2012

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article