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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

On lit dans Maghreb Emergent d’aujourd’hui : « Pour le PDG de Cevital, Issad Rebrab, la grève déclenchée samedi dernier à Bejaïa et paralysant les chaînes de production des unités de raffinage de sucre, d’huile et de margarine de cette entreprise a été initié par une trentaine d’employés sur 5.000 ».

Comment une trentaine de grévistes ont-ils pu paralyser toute une entreprise ? On pense à l’explication qu’affectionnait Réda Hamiani, le président du FCE, lorsqu’il condamnait au moment des grèves de l’automne « les minorités qui poussent à la lutte des classes ».

 

Les grévistes, qui ont bénéficié de l’appui du Syndicat autonome SNAPAP, ont avancé, en plus des revendications salariales, le droit de constituer le syndicat d’entreprise de leur choix. Le patron du consortium semble lâcher du lest, lui qui a toujours opposé une fin de non recevoir à cette revendication.

 

Mais attention, il ne veut pas n’importe quel syndicat. « A la question de savoir s’il conteste l’installation d’une section syndicale au sein de son entreprise, l’homme d’affaires algérien a répondu au journaliste : « J’ai dit : on veut avoir des délégués de participation à la gestion du complexe. J’ai dit que la seule chose que je demande, ce sont gens intelligents qui défendent leurs collaborateurs, leur gagne-pain et aussi leur entreprise.»

 

En d’autres termes un syndicat maison.

 

 

Texte intégral de l’entretien avec le patron du consortium Cevital : Maghreb Emergent.

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