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Publié par Saoudi Abdelaziz

« Plus la crise économique va en s’aggravant en Occident, et plus la recherche d’une relance, par la guerre, apparait comme un objectif « raisonnable » de ses dirigeants. Les pressions qui s’accroissent de manière considérable, actuellement, sur l’Iran, montrent que la guerre n’est plus une simple hypothèse de travail des bellicistes de l’Empire, elle est aujourd’hui une perspective affichée. Et quand, sous des dehors d’expert, un ancien ministre algérien s’en mêle et apporte son obole à la propagande de l’empire, cela fait scandale », écrit Ahmed Selmane dans la Nation de cette semaine. Extraits

 

 Le retour sans gloire de Chakib Khelil

 

Que fait un ancien ministre de l’énergie de la République Algérienne démocratique et populaire, qui a quitté son poste en catimini, sans rendre de compte, malgré une gestion des plus discutables ? Son éviction avait suivi un énorme scandale de détournements et de vols au sein de l’entreprise-mère Sonatrach. Un ancien ministre qui avait échoué – in-extrémis et parait-il à la suite d’une intervention d’Hugo Chavez – à remettre, l’ensemble du domaine pétro-gazier, sous la coupe des multinationales ?

Que fait donc ce personnage ? Il se fait discret, – on le serait à moins –, et observe le silence pendant quelques mois. Et puis le voilà qui ré-émerge en tant que consultant-médias. Pour apporter sa contribution à l’effort de guerre.

Sur Bloomberg TV, Chakib Khelil, pour ne pas le nommer, a expliqué que les pays membres de l’Opep pourraient compenser l’arrêt des exportations de pétrole iranien, en cas d’embargo décidé par l'Union Européenne. Bien entendu, nul besoin de poser la question, à l’expert chevronné, pour savoir que l’Arabie saoudite est en mesure de compenser la production iranienne.

Ce qui compte pour Bloomberg et la propagande générale de l’Empire, est qu’un ex-ministre algérien, ex-président de l’Opep de surcroit, vienne le confirmer. Chakib Khelil n’apporte aucune valeur ajoutée à l’information quand il annonce qu’il est possible de suppléer la production iranienne : il participe à l’effort de guerre. Et c’est sa qualité d’ex-ministre algérien qui est sollicitée et non pas sa prétendue expertise (pour celle-là, il faudrait demander leur avis aux Argentins chez qui l’« expert » a laissé des souvenirs cuisants).

 

Que fait l’Etat algérien ?

 

En 2007, avait été promulguée une ordonnance présidentielle (n° 07-01 1er mars 2007) qui ligote littéralement les cadres algériens démissionnaires ou limogés. Une ordonnance liberticide qui prive ces cadres de leur liberté au nom de l’impératif d’empêcher des délits d’initiés par l’utilisation d’informations et de connexions à des fins lucratives illicites. Ce texte stipule qu’à la fin de sa mission, que ce soit par démission ou limogeage, le cadre ne peut pas exercer d'activité professionnelle, durant une période de deux ans, dans son domaine de compétence. Et à l’issue de ces deux ans de chômage obligé, le cadre doit déclarer ses activités durant trois années supplémentaires. Ce sont là des dispositions certainement excessives, mais cette ordonnance est effective, c’est la règle officielle, et censée avoir force de loi… On se demande donc pourquoi l’Etat algérien ne l’applique pas au sieur Khelil… qui, derrière une pseudo-expertise, se sert de ses fonctions passées, pour servir des intérêts objectivement contraires à ceux de l’Algérie.

 

Ahmed Selmane, 17 janvier 2012. Extraits. Texte intégral : La Nation.info

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