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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Les fortes pluies des jours derniers confirment le constat effectué il y a un mois par les journalistes, lors d'un évévement météo comparable. Nous avions titré lre 27 avril : «  Oran : la pluie révèle l’incurie des pouvoirs publics ». Les journaux sont unanimes, ce matin pour mettre à nu l’état flagrant d’impréparation face aux caprices de la nature. EXTRAITS

 

 

 

 

« Le pire a été évité de justesse, semble-t-il, écrit M.A.O. dans El Watan. Les pluies qui se sont abattues sur plusieurs villes du pays, la capitale plus particulièrement, dans la soirée de mardi, rappellent à plus d’un de très mauvais souvenirs. Ceux d’el hamla de Bab El Oued, en 2001, qui avait fait près de 1000 morts. Des inondations de plus faible ampleur, mais qui mènent à la même question lancinante : à qui la faute ? Entre colère et incompréhension, les Algérois n’ont pas peur des mots. «Au lieu de dilapider l’argent du pétrole, ils feraient mieux d’entretenir nos routes et nos avaloirs et de restaurer le vieux bâti !», accuse une habitante de Beni Messous, commune très fortement touchée, où une personne a trouvé la mort suite à l’effondrement d’un mur de l’hôpital ».

 

 

N. Krim, l’éditorialiste de  L’Expression, confirme ces propos : « En fait, la nature n'est pour rien dans les drames qui ont marqué le pays, ces dernières années dès que les orages sont peu ou prou violents. Il faut chercher ailleurs, plutôt du côté des communes, lesquelles durant la saison des chaleurs, ne font pas le travail qui consiste à cureter les avaloirs, éternellement obstrués, empêchant l'évacuation normale des eaux.

La vision désolante de Bab El Oued nous incite à nous demander: que faisait donc le maire? Quel enseignement a-t-il tiré du cataclysme de 2001? Il n'est pas nécessaire qu'il ait été aux affaires à cette époque. Le paradoxe réside dans le fait qu'il y a un précédent et le fait que cette commune d'Alger soit vulnérable - par sa configuration même - aux intempéries pour peu quelles soient violentes comme celles de la journée de mardi dernier. C'est cela le boulot d'un maire: savoir, prévoir, protéger les biens et les personnes. Les eaux qui restent maîtresses des rues de la capitale à chaque orage un peu appuyé montrent clairement que rien n'est fait dans ce sens. La preuve par Bab El Oued est indiscutable!"

 

 

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