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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Des mesures concrètes ont été annoncées hier dans le sens du soutien au développement de la production industrielle nationale ayant un impact sur l’emploi. Toutes les nouvelles allant dans cette direction sont bienvenues. Le développement des capacités nationales de production est une préoccupation que les salariés ont en commun avec ceux des patrons qui sont engagés dans l’activité productive, et avec lesquels, ils entretiennent des rapports contradictoires de classes qui sont dans la nature des choses. Contrairement à ce que déclarait le président du Forum des chefs d’entreprises, qui vitupérait récemment les grèves et la lutte des classes.

 

 

« Les  PME vont rebondir grâce à l’atténuation des contraintes financières. »

 

« Les PME vont pouvoir rebondir grâce à l’atténuation des contraintes financières ».    C’est ce qu’a déclaré M. Abderrahmane Benkhalfa, président de l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF), le 13 octobre, à la chaine 3.

170 à 180 dossiers sont en cours de traitement et certaines entreprises ont déjà signé la convention de rééchelonnement. Cette opération va concerner des milliers de PME privées qui vont pouvoir rebondir grâce à l’atténuation des contraintes financières.

Abordant l’impact de ces mesures sur les PME, M. Benkhalfa a expliqué que la levée des contraintes financières permettra aux entreprises de se consacrer au management et au développement de la productivité. «Durant deux ou trois ans, grâce à ce dispositif, elles ne vont rien payer. Le Trésor public va le faire à leur place. En diminuant les coûts de 15 à 20 %, ces entreprises en difficulté vont avoir de nouvelles marges et elles vont s’occuper de l’amélioration du management, du développement des performances et de la diminution de coûts», estime le président de l’ABEF.

 

Le Maghreb Emergent, 13 octobre 2011

 

Réhabilitation des entreprises publiques

 

La réhabilitation de 356 entreprises publiques a déjà mobilisé une enveloppe de 1.232 milliards de DA auxquels s'ajouteront les 270 milliards de DA décidés par la dernière Tripartite pour soutenir les entreprises publiques et privées en difficulté. Les industries du textile et de la chaussure sont visées par ces décisions

Il fut un temps où le secteur public employait  200 000 salariés dans les industries de l’habillement et du bois. Très peu d’entreprises du secteur ont survécu aux injonctions du FMI après 1990 et aux pressions du lobby de l’import qui s’est récemment illustré en inspirant le vote scélérat de l’APN sur la friperie. Aujourd’hui, la Société de gestion des participations Industries manufacturières (SGP-IM), qui coiffe le textile, les cuirs et le bois, n’emploie plus que  17 500 personnes.

Cette société a reçu pour mission de doubler l’activité. 140 milliards de dinars seront affectés à cette relance, qui prévoit le recrutement et la formation de 6 000 travailleurs, notamment dans le textile. Le plan prévoit la réouverture ou la création de nouvelles entreprises. Selon le Pdg de La SGP-IME, il s’agit d’Elatex, le complexe de filature de laine d’Oum El-Bouaghi, une structure qui dispose de deux unités autonomes, celles d’Aïn Beïda et de Meskiana. Les deux entreprises seront rouvertes au même titre que Batitex de Chéraga, à Alger.

Source : APS et Le Soir d’Algérie, 13 octobre.

 

L’Armée s’implique dans l’industrie mécanique

 

 Le Journal officiel annonce la création d’un Groupement de promotion de l'industrie mécanique. Placé sous l'autorité du ministère de la Défense nationale, le GPIM intervient dans la conception, le développement et la fabrication de véhicules et moteurs destinés notamment aux besoins du ministère de la Défense nationale.

Le GPIM est également appelé à gérer des sociétés et filiales qu'il contrôle ou dans lesquelles il est actionnaire avec d'autres partenaires. La création de ce groupement survient après  l'annonce par le ministère de la Défense, le 4 octobre dernier, de la création de deux entreprises mixtes algéro-émiraties-allemandes, tournées vers la production de véhicules utilitaires et de moteurs. Avec Daimler, Deutz et MTU, on produira à Tiaret  des VLTT (4X4) et des véhicules utilitaires. L'Algérie a déjà signé un contrat avec l'Allemagne pour l'acquisition de matériel militaire. La seconde société est dédiée à la production de moteurs sur le site de Oued Hamimime (Constantine).

Un autre accord algéro-émirati-allemand concerne la fabrication de véhicules industriels de marque Mercedes-Benz, sur le site de la SNVI à Rouïba.

Par ailleurs, le 5 octobre, le ministère de la Défense annonçait la signature d'un accord entre l'Établissement de constructions mécaniques de Khenchela (ECMK) et l'émirati Caracal.

Le Ministère de défense est déjà présent dans le domaine du textile, où il  détient 60% des actions de  l'entreprise publique économique par actions destinée à produire les tenues pour l’armée et d’autres institutions.

Source : le Quotidien d’Oran, 13 octobre 2011

 

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