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Publié par Saoudi Abdelaziz

Devenu tentaculaire, ce trafic a fini par faire réagir tout le monde, particulièrement les commerçants qui travaillent dans la légalitéDR

 

Tout le monde sait qu’une opération coup de poing est forcément limitée dans le temps, avant que les « effectifs » de police mobilisés rejoignent leurs tâches habituelles. Le spectacle sera alors terminé. Les revendeurs, pour faire vivre leurs familles, retrouveront, par la force des choses, les moyens d’écouler, au noir et sur la voie publique leur marchandise. Cette marchandise est importée et dispatchée par des réseaux de marché noir impulsés par les gens haut placés. Il faudra bien que les services de l’Etat se mobilisent  enfin, sur injonction des forces favorables au redressement national, pour entreprendre d’assainir durablement les rouages essentiels du commerce extérieur et intérieur. Mais alors les cibles seront autrement plus coriaces que ces jeunes accroupis sur des trottoirs. S. A.

 

 

 

 

 

On laisse pourrir

 

 

Par El-Guellil


Branle-bas de combat, l'arrondissement est mobilisé, le génie et ses bulldozers aussi. Les écriveurs dans les journaux sont conviés, les caméras aussi, la camorra se frotte les mains. Ça sera un terrain de plus à morceler en lots à distribuer, des lots à bâtir des fortunes. C'est un bidonville qu'on rase. Un bidonville qui existe depuis des années. Un bidonville qui a commencé par la baraque du gardien du chantier d'une cité en construction. La cité a été réalisée. Les logements sont occupés, vendus et revendus. Entre-temps, le gardien et sa baraque sont restés sur place. Mais voilà que le gardien a marié son aîné qui a construit une autre baraque à côté. La belle famille, profitant de cette nouvelle alliance, s'est installée dans une autre baraque... Tôle sur tôle, belmtol, c'est devenu un village. Des enfants y sont nés, scolarisés, boursiers à l'université ou boursiers (vendeurs de bourses) au marché. C'est donc des années après que les autorités se décident de raser. Où étaient-elles pendant tout ce temps ? Rabi b'khabrou...

 

Une station, toutes les stations de taxis sont désertées par les véhicules jaunes. Ils préfèrent faire du ramassage. L'espace déserté par ces autorités à garer n'importe où, est occupé par la première, deuxième, dixième voiture taxi-clandestin. La clientèle s'y habitue. Les clandos pensent que c'est un acquis et... des années après, on se mobilise pour remettre tout cela dans l'ordre... Où étaient les zotorités pendant toutes ces années. Rabi b'khabrou.

 

«Karrou» sous une bâtima. Un deuxième «karrou» sous la même bâtima, un troisième «karrou», une quatrième année que des dizaines de «karrou» forment un marché de légumes sous la bâtima. La commune a renforcé les moyens de ramassage d'ordures à cet endroit, une vie s'y est organisée et la sécurité y est renforcée et... sanaouette après... c'est pas légal... Tout le monde doit déguerpir... Ouine kanou les zautorités pendant tout ce temps?

 

 

Le Quotidien d’Oran, 1er  septembre 2012

 

 

 

 

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