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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Le 23 juin 2008, Ahmed Ouyahia était nommé à la tête du gouvernement, en remplacement de Abdelaziz  Belkhadem. C’était la troisième nomination à ce poste de cet ancien de l’ENA dont on comprend ses aspirations à poursuivre, enfin, sa carrière au palier supérieur.  Les réactions à cette décision furent variées.

 

Le Front des forces socialistes (FFS), par la voix de son premier secrétaire national, Karim Tabbou, avait déploré que « les affaires du pays continuent à être gérées dans l’opacité, loin de toute norme de gouvernance ». « Cette remise en selle de Ouyahia constitue un mépris grave pour la population algérienne qui vit des difficultés sociales, économiques et politiques », regrette M. Tabbou

Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprises, avait salué la nomination d’Ahmed Ouyahia : « A priori, le retour est très favorable, d’autant que nous avons senti ces derniers temps un relâchement de l’action gouvernementale sur le plan économique ». Avec Ouyahia, c’est une opportunité pour « relancer les réformes et prendre les décisions qu’il faut ». Plus directement élogieux, le  président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), Mohand-Saïd N’Ait Abdelaziz, vantait « la capacité d’écoute et d’analyse » du nouveau et ancien premier ministre : « C’est un retour d’un homme qui connaît la situation économique du pays et d’un fervent défenseur du dialogue social. C’est un homme qui a toujours assumé ses engagements et ses responsabilités »

Au lendemain de l’évènement, dans sa chronique à El Watan, intitulée « Yahia Ouyahia », Chawki Amari était dubitatif : « Changement ? Non. Pendant la passation de consignes, on embarquait des syndicalistes dans des fourgons de police, comme des trafiquants d’organes et l’assemblée nationale refusait une enquête sur les facteurs déclenchants des émeutes de Chlef. Yahia Ouyahia quand même. Un quadragénaire usé, qui a absolument tenu à garder l’anonymat, concluait ainsi, après un café très fort et une vingtaine de sucres : « Finalement, on ne nous laisse le choix qu’entre le DRS et l’AIS. » En n’oubliant pas qu’ils ont un jour signé un accord. Attention quand même à la diffamation ».

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