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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

L’offensive du système médiatique mondial pointée sur la cible Syrie est généralisée et incessante. Une succession d’opérations, avec des temps forts : « Le régime torture les enfants », « Il fait assassiner le journaliste Jacquier », « Il a tué les deux cents opposants à Hama ». Le système médiatique manipule des faits incontestables : une ONG humanitaire a bien relevé deux cas de maltraitance de très jeunes opposant syriens ; un journaliste a bien été tué, mais par un obus des « rebelles » ; il y bien eu 200 morts à Hama mais dans les affrontements entre les services de sécurité et l’Armée syrienne libre.

 

C’est une succession de produits médiatiques fabriqués pour la consommation des citoyens-spectateurs et dont l’effet recherché serait celui du faux charnier de Tsimisoara, monté par le KGB en 1989, et qui avait fait basculer l’opinion contre Ceausescu. C’était une belle séquence télévisuelle qui fait école. Le savoir des « services » s’est enrichi depuis.

 

Cette opération médiatique est combinée sur le terrain avec une forte recrudescence des affrontements armés où l’Armée syrienne libre financée par les saoudiens d’un côté, les services de renseignement syriens de l’autre sont mis à contribution pour mettre un terme au vaste mouvement  démocratique des villes syriennes. Tout est fait pour empêcher l’issue pacifique. Et on peut penser que des fractions des services secrets du régime syrien-comme en Roumanie en 1989-travaillent à creuser l’impasse, en connaissance de cause

 

Défendre le peuple syrien n’est pas le but poursuivi par la l’offensive diplomatique menée à l’ONU pour faire prévaloir un plan de route conforme aux intérêts coalisés des Américains, des Britanniques, des Français, de la dynastie saoudienne et … d’Israël

 

C’est pour cette raison que de nombreux  Algériens se sont félicités du véto russo-chinois au Conseil de sécurité. Dans le même temps, les progressistes et démocrates exigent que Bachar Assad ne s’oppose plus à une transition démocratique rapide et que les stratèges de la tension dans le régime soient neutralisés. Le président Moncef Marzouki s’est fait l’écho, semble-t-il, de cette revendication. Cela ne peut plus durer.

 

Saoudi Abdelaziz. 6 janvier 2012

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