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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Par Saoudi Abdelaziz

 

Les journaux attirent de plus en plus, à juste raison, l’attention sur la situation des malades. Ces derniers souffrent, parfois dramatiquement, de la prolongation du conflit aggravée par les défaillances du service minimum dans les hôpitaux. Le ministère Ziari, qui a adopté une « ligne dure », ne semble pas se préoccuper de la pleine coopération entre médecins et administrations des hôpitaux condition absolue de tout service minimum efficace. On fait porter le chapeau aux syndicats.

 

Dans toutes les grèves qui ont touché de manière prolongée un service public -on se rappelle celle de la Poste- les médias algériens prennent à un moment donné la défense des « citoyens lésés ».

 

Pour la presse algérienne, un conflit social dans le service public met en jeu trois acteurs: le ministère de tutelle, les grévistes, les malades (ou les retraités privés de leurs mandats) représentés par les journalistes, qui entrent en scène au troisième acte, lorsque le conflit s’enlise.

 

C’est le rôle dévolu à la « presse indépendante » lancée au début des années 90 en Algérie. Comme à leur habitude, les journaux nous cachent la tare principale du mode de gouvernement en Algérie : les acteurs politiques sont exclus du contrôle de la gestion du service public. C’est une affaire qui ne concerne que les partenaires sociaux.

 

Cela ne leur vient sans doute même pas à l’esprit, car ce postulat médiatique est un des éléments du fonctionnement du système algérien.

 

Leur exclusion du contrôle de la gestion du secteur public est d’ailleurs sereinement acceptée par les concernés. Dans les journaux, nous ne saurons pas ce que pensent les partis politiques de la situation dramatique des hôpitaux publics. Nous ne le saurons pas car c’est effectivement- jusqu’à ce matin du moins- le silence intégral du côté des partis et de la représentation nationale ( !). C’est le silence, du FFS au FLN en passant par le PT, le RCD, mais aussi par l’obscur groupuscule porte-parole-de-la-classe-ouvrière.

 

C’est aussi le silence intégral du côté des députés.

 

La situation du citoyen-usager-électeur et celle des salariés qui font marcher le service public, ne concernent pas tout ce beau monde.

 

En Algérie, les partis politiques n’ont pas à se préoccuper de la gestion du service public. Ce rôle ne leur a pas encore été attribué par les Réformes. Ils resteront donc partis-croupions, jusqu’à nouvel ordre.

 

Saoudi Abdelaziz, 18 mai 2013

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