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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

« Une fois de plus, la Hongrie pourrait pourrait le laboratoire d'un nouveau modèle » peut-on lire dans un récent article du  Monde au titre complaisant : « La posture gaullienne de Viktor Orban ».

 

Nous avez dit laboratoire d'un npouveau modèle ? Le 19 novembre dernier, le parlement hongrois dominé par la Droite a adopté une curieuse loi, assez unique dans l’UE à laquelle ce pays appartient.  Elle interdit le recours public à des noms liés aux « régimes autoritaires du 20e siècle ».

 

Aucun parti politique, média, aucune association, rue, place ne peut inclure le « nom de personnes qui ont joué un rôle important dans la fondation, le développement ou la consolidation de régimes politiques autoritaires du 20e siècle, ou de mots et d'expressions ou de noms d'organisations directement liés aux régimes politiques autoritaires du 20e siècle».

Par « autoritaires », qu’est-ce qui est visé ? Gyula Thürmer, le président du Parti communiste ouvrier explique : « Dans les faits, c’est tout ce qui évoque le communisme qu’on veut extirper. Cette nouvelle loi absout la féroce dictature tout ce qui a de plus autoritaire de Miklos Horthy qui a pourtant duré de 1919 à 1944 ».  

 

 

Parc à son nom, statue en bois, plaque de marbre : Miklos Horthy, le régent hongrois entre 1920 et 1944, fait au contraire l’objet d’un nouveau culte en Hongrie, rapporte Lucile Alard dans l’Humanité. Ce renouveau est banalisé par le Fidesz, parti de droite du premier ministre Viktor Orban. Le Fidesz a perdu près de la moitié de ses sympathisants depuis les élections victorieuses de 2010.  La baisse de popularité inciterait Orban à cette fuite en avant. Un sondage Ipsos relayé par le site d’actualité hongrois Hulala révèle que 75 % des interrogés pensent que le pays « va dans la mauvaise direction ».

 



Toute la direction du parti risque deux ans de prison. Hongrie : Procès contre le Parti communiste des travailleurs de Hongrie 

 

Pendant ce temps, Lénine, Karl Marx ou "La Libération" sont proscrits pour l’appellation des rues. Et même Endre Savgari est mis aux oubliettes : c’est le plus célèbre résistant antifasciste, tué en 1944 par la police fasciste. Dans la foulée, on fait du zèle géographique : la célèbre place de Moscou, à Budapest a été débaptisée.

 

DR-Gyla Thürmer

 

 

 

 

Pour éviter d’être mis dans l’illégalité, le Parti communiste ouvrier a du mettre de côté le terme « communiste », au cours de son 27e congrès extraordinaire, Le 11 mai dernier. Il s’appellera dorénavant Parti ouvrier hongrois.

 

 

Synthèse blog

 

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