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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

« La surpuissance du général Toufik est un mythe »,affirmait il y a moins d’un mois Hicham Aboud dans El Watan.

Le livre « La mafia des généraux » avait rendu célèbre cet ancien maître espion, chef de cabinet du chef du DRS (sous Chadli). Dans ce livre publié au début de 2002, il s’en prend plus particulièrement  au général Larbi Belkheir inoffensif alors, car déjà mis à la retraite d’office par le système.  Ce livre est, selon un ami qui s’y connait, un modèle d’opération spéciale de communication, pour clôturer les comptes de la décennie noire. Avec des révélations qui ne mangent pas de pain, l’objectif est de mettre sous le boisseau la réalité de la permanence du pouvoir du SM-DRS après la mort du président Boumediene.

Hichem récidivera en 2008. Il jouera un rôle décisif pour dédouaner la hiérarchie des services secrets de l’assassinat de Hocine Mécili, un ancien du Malg puis de la SM ayant rejoint le FFS, où il jouait un rôle essentiel auprès de Aït Ahmed. Il témoignera aussi devant un juge français de la responsabilité de Chadli et de Belkheir comme donneurs d’ordre de cet assassinat. Lire plus bas L'article du Matin .

 

En entretenant actuellement le désordre médiatique en ces temps "d'incertitude", quel but poursuit l’ancien maître espion devenu après le déclenchement du Printemps arabe un puissant patron de presse en quelques mois ? Comment savoir : les requins pêchent en eaux trouble. On saura plus tard à quelle autre manœuvre autrement plus décisive a servi cette opération tactique…

 

Saoudi Abdelaziz, 20 mai 2013

 

 

Affaire Mécili : Le pouvoir algérien joue la carte Hichem Aboud

 

 

Le Matin-dz, 20/12/2008

 

 

Le pouvoir algérien est content de la déposition ...d'un de ses plus acharnés opposants. Ou supposé tel.

"La balle est maintenant dans le camp de la justice française qui, pour sa crédibilité, doit prendre en considération la déposition de Hichem Aboud et mettre en examen Mohamed Samraoui"

Celui qui parle ainsi au «Jour d’Algérie» est une personnalité influente du système algérien : Me Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de protection et promotion des droits de l’homme (CNCDPPH).

Le 17 décembre 2008, Hichem Aboud, ancien officier de la Sécurité militaire algérienne "en exil", chef de cabinet du général Betchine durant les évènements de 1988, a été entendu par le juge Baudouin Thouvenot dans l'affaire du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni.

Il a donné trois motifs au régime algérien de pavoiser.

Primo : il a innocenté le diplomate Mohamed-Ziane Hasseni, mis en examen en France.

Deuxio : il a "mouillé" l'ex-président Chadli auquel le pouvoir algérien tient à faire payer ses propos tenus à Tarf, le mois dernier. "Mohamed-Ziane Hasseni est innocent et n'a rien à voir avec l'assassinat de Mecili. Les commanditaires de l'assassinat sont connus: ce sont le président Chadli et le général Larbi Belkheir", affirme Hichem Aboud, qui a mis en ligne un "résumé" de sa déposition devant le juge d'instruction.

Tertio : il a accusé le colonel dissident Mohamed Samraoui, qui soutient la thèse de la culpabilité du diplomate Mohamed-Ziane Hasseni, d'avoir assassiné Mecili.

 

"C’est devant deux juges d’instruction en charge du dossier et sur PV d’audition que j’ai signé de ma main que j’ai accusé Samraoui de ce qu’il y a de plus ignoble. L’assassinat d’un homme politique. Samraoui me connaît depuis 1978. (...) La cause de la rupture entre Samraoui et moi est simple. Quand j’ai appris son sinistre passé et plus particulièrement quand il a affirmé avoir été le bras droit du général Smaïn Lamari, j’ai dit stop. Je ne peux serrer la main d’un bras ensanglanté jusqu’au coude. Je ne peux regarder Samraoui dans les yeux sans voir les images de ces hommes qui ont rendu l’âme sous la torture qu’il leur a fait endurer. Il ne m’était plus possible d’adresser la parole à un homme dont les oreilles bourdonnent encore des cris de douleurs de ses victimes torturés entre janvier et septembre 1992. (Hichem Aboud a été le bras droit du général Betchine durant les tortures d'octobre 1988. NDLR).


Samraoui est un assassin. S’il échappera à des poursuites judiciaires dans l’affaire Mecili, il n’échappera pas dans les prochaines affaires qui l’attendent.

C'est sur ces accusations que rebondit Me Ksentini.

"Le magistrat français va-t-il mettre en examen Mohamed Samraoui, à la faveur de ce rebondissement ?" demande le journaliste.

«A mon avis, il va le faire», répond Me Farouk Ksentini. «Le juge doit se comporter en conséquence, comme il l’a fait avec le diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni», explique-t-il.

Question : Et dans le cas où la justice française évitait de prendre en considération cet important témoignage de Hichem Aboud ?

Ksentini : Cela serait préjudiciable à la crédibilité de la justice française qui, pour prouver son impartialité, doit accorder la même importance, du moins au témoignage de Hichem Aboud, comme elle l’a fait pour le témoignage de Mohamed Samraoui.

Me Farouk Ksentini annonce «un mandat d’amener pourrait être lancé par la justice française contre Mohamed Samraoui» qui, comme il était attendu, n’a pas répondu à la convocation qui lui avait été adressée par la justice pour se présenter mercredi dernier à la confrontation avec Hichem Aboud.

 

L.M. Lien : le Matindz.net

 

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