Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

A la demande des pays du nord de la Méditerranée, le pouvoir algérien a suivi, en 2008, les pas de Kadhafi, qui a avait, dès 2004, jeté sa marine dans la chasse aux harraga. Avec de bons résultats, dont il a récolté les lauriers en 2011. En Algérie le pouvoir a initié en 2008,  l'adoption d'une loi criminalisant la Harga, en  contradiction totale avec la Déclaration universelle des Droits de l'Homme.

 

Avec l'instabilité  qui perdure en Libye et en Tunisie, le pouvoir algérien a été sans doute promu, par l'autre rive, nouveau champion de la lutte contre l'émigration méditerranéenne.

 

Les graves évènements survenu au large de Annaba semblent être le résultat directe de consignes d'extrême fermeté données à nos gardes-côtes . Le 7 juillet dernier, un jeune harrag a été abattu au large de Annaba, par les gardes-côtes de la Marine. Selon des "sources" cités sans commentaire par les quotidiens algérois, le coup de feu mortel a été déclenché alors que la "petite barque " des haraga fonçait... sur la vedette de la Marine! Dès le lendemain, nous relevions ce curieux scénario mais aussi la crédulité des journalistes, habitués pendant la Décennie noire à gober tout ce qui venait des sources sécuritaires.

 

 

Dans un article intitulé ce matin "Mort de harraga : ce que la Marine nationale ne veut pas dire" Adlène Meddi

a voulu en savoir plus pour El Watan Week-end."D'autres cas ont été enregistrés au large de Annaba, sans que la lumière soit faite annonce-t-il d'émblée en posant la question :  Accident ou nouvelle méthode pour terroriser les migrants clandestins ?". Il met en rapport l'évènement du 7 juin 2013 avec celui survenu en août 2009 causant la mort d'Ikram Hamza un autre Harrag décédé après une intervention musclée. Ce décès a eu des conséquences, décrite par une sources italien de Cagliari en Sardaigne (destination habituelle des Annabis) "Depuis le 8 août 2009 et l’affaire de ce jeune homme tué suite à une intervention des garde-côtes, les flux de harraga se sont brusquement interrompus».

 

Adlène Meddi conclut: "De là à dire que la méthode libyenne (foncer sans ménagement sur les harraga) a été adoptée chez nous, il n’y a qu’un pas à faire".

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article