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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

C’est une grève déclenchée dans 23 wilayas par plusieurs syndicats reconnus, ayant pignon sur rue, avec des revendications précises. Une grève de trois jours avec préavis. A fin du premier jour, constatant l’impact du mouvement, son caractère unitaire, le ministre de l’Education reçoit-il les syndicats pour examiner point par point les revendications, comme cela devrait se passer dans un pays où règne l’Etat de droit ?

 

Grand prince, le ministère, après avoir nié pendant de longues années ces revendications, assure que le Premier ministre a donné des instructions à la Fonction publique pour «prendre en compte les demandes ». Pourquoi ne pas répondre tout simplement et mettre noir sur blanc les choses,  réunir les syndicats pour finaliser l’accord ? La conception officielle du « dialogue » ne premet pas encore que l’Etat s’abaisse à parler avec des représentants de grévistes.

 

 

 

Mais les choses changent en Algérie. On peut lire dans un communiqué syndical «Les enseignants demandent à voir la directive transmise dans ce sens et une réponse officielle à remettre aux syndicats concernés et non pas des annonces exprimées à travers la presse» (…) «La démarche du ministre qui n'a pas jugé bon de faire part de cette nouvelle à tous les syndicats présents, ce qui a annihilé toute possibilité de débattre de la question».

 

En même temps que son ministre faisait état de « sa promesse »,  Abdelmalek Sellal reconnaissait à Oran : « Il y a un déficit de confiance entre l'Etat et les citoyens ». Alors pourquoi demander aux enseignants de le croire sur parole ? Son ministre demande un blanc seing aux enseignants-citoyens : « Faites nous confiance, arrêtez la grève on va faire le nécessaire ». C’est fini tout ça…

 

 

 

Synthèse blog, 13 avril 2013

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