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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Licenciements abusifs et charge de travail insupportable, diminution des primes à Mascara chez Lafarge, conditions de travail dangereuses et rémunérations insuffisantes à l’Emic de Beni Saf : les ouvriers refusent le statu-quo social. 

 

 

                          DR

 

 

 

 

Mascara- Les travailleurs de la cimenterie du groupe Lafarge en grève à Oggaz

 

 

 

 

La cimenterie du groupe Lafarge Algérie, à Oggaz (dans la wilaya de Mascara), est traversée depuis hier par un mouvement de protestation entamé par les travailleurs pour protester contre la déliquescence de leur situation socioprofessionnelle. Ils étaient quelque 800 travailleurs à avoir répondu au mot d'ordre de la grève, en bloquant l'accès à l'entreprise. Un service minimum a tout de même été assuré par quelque 100 travailleurs.

 

A l'origine de ce débrayage, la réduction du bonus annuel, une prime que les travailleurs perçoivent chaque année pour objectif atteint. «Cette prime est en train de se réduire chaque année comme une peau de chagrin alors que l'entreprise atteint chaque année ses objectifs. Donc, il n'y a pas de raison pour nous réduire ce bonus !», tiennent à préciser des travailleurs. En outre, les travailleurs dénoncent par le biais de ce mouvement, «les licenciements abusifs et la pression exercée sur les ouvriers avec une charge d'horaire dépassant tout entendement». Une délégation a été reçue par la direction de l'entreprise en vue de trouver une issue à cette crise qui touche, selon les travailleurs de l'unité d'Oggaz, d'autres unités des cimenteries du groupe Lafage-Algérie. Enfin, les travailleurs menacent de poursuivre leur mouvement au cas où les pourparlers n'aboutiront pas.

 

Bouhassoune Lahouari, 26 février 1913. Le Quotidien d’Oran

 

 

 

 

Aïn Témouchent-Débrayage à la cimenterie de Béni-Saf

 

 

 

Près de 130 employés d'une société privée dénommée «Emic», partenaire sous-traitant de la cimenterie de Béni-Saf (Scibs), ont lancé un mouvement de grève, et en étaient, en ce dimanche, selon notre source, à leur 4e jour.

Ces protestataires réclament une meilleure couverture sociale et l'amélioration de leurs conditions de travail. Embauchés notamment pour le nettoyage des ateliers dans le cadre de la maintenance des équipements et ateliers, ces travailleurs estiment qu'ils sont exposés à des risques de maladies professionnelles, plus particulièrement respiratoires ou allergiques.

Les contestataires sollicitent aussi une meilleure prise en charge sociale conformément à leur relation ou contrat de travail avec leur employeur (salaires, primes exceptionnelles ou de performance, restauration
). Plus encore, des employés ont déclaré que le fait que l'employeur soit domicilié à l'est du pays et, bien évidement affilié à la même caisse régionale de sécurité sociale, beaucoup d'entre eux renoncent souvent d'aller jusqu'à la wilaya de Sétif pour régler leur situation sociale, tels les remboursements des frais médicaux ou autres. Certains ont déclaré être dans cette entreprise depuis 06 années.

 

 

Mohamed Bensafi, 25 février 2013. Le Quotidien d’Oran

 

 

 

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