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Publié par Saoudi Abdelaziz

Des centaines d'ouvriers de l'industrie sont en lutte cette semaine. A l'heure où le "discours industrialiste" semble mettre de côté le potentiel industriel existant, les salariés dénoncent le désinvestissement dans leurs usines et la détérioration de la condition salariale qu'il entraîne. Cela se passe dans le secteur public comme dans le secteur privé. Dans une usine bradée dans le cadre des privatisations des années 2000, mais aussi dans deux usines du secteur public, où les patrons des groupes publics sont étrangement absents. Nouveaux bradages en vue?

 

   

A l'ouest, c'est à Ghazaouet, dans le secteur public, que le syndicat d’Al zinc de Ghazaouet dénonce le mutisme de la direction du groupe Metanof et met en garde l'employeur dans un communiqué public : «La direction de l’entreprise n’a satisfait aucune revendication de la plateforme que nous lui avons soumise, notamment l’augmentation des salaires». Al Zinc produit et commercialise du zinc (alliage de zinc, poudre de zinc) et cuivre électrolytique et acide sulfurique. On se rappelle qu'une autre usine du groupe Metanof, Algal de M'sila, spécialisé dans l'aluminium avait été bradée en 2006. Cinq ans plus tard, en 2011, il était établi que les nouveaux propriétaire n'ont respecté aucun des engagements souscrits dans la convention de privatisation.

 

   

A l'est, c'est aussi dans le secteur public que les 218 salariés de l'usine textile Texalg, (ancienne Enaditex), de Chaâbersas, près de Constantine, ont déclenché une grève hier matin. Ici, le retard dans le paiement des salaires, le sentiment de précarité de l'emploi est lié à la régression de la production: manque de coton et absence d'investissement. Les grévistes réclament le paiement des salaires du mois de décembre 2013, le droit à la retraite proportionnelle pour ceux qui ont atteint 50 ans et enfin la confirmation des travailleurs contractuels. Comme pour Al Zinc, la direction générale du groupe est silencieuse, la fédération UGTA des textiles aussi...

 

 

   

Au centre du pays, les syndicalistes de la zone industrielle de Reghaïa réunis en sit in devant la brasserie où les ouvriers sont en lutte et demandent des comptes sur la privatisation  de 2006. Messaoudi, le secrétaire de l’union locale UGTA de Rouiba les soutient. Il explique: “Nous avons averti les responsables de l’époque des conséquences de cette privatisation anarchique, mais personne ne nous a entendus”. L'évaluation syndicale porte aussi bien sur l'aggravation de la condition des salariés que sur l'absence des investissements, miroités à l'époque par les décideurs pour justifier le bradage de la brasserie de Réghaïa. Comme à Msila, Reghaïa  ou Biskra avec l'Enicab...

 

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