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Publié par Saoudi Abdelaziz

DR

 

 

L’interview de l’ancien PDG de Sonatrach et ministre, Abdelmadjid Attar, consacrée au gaz de schiste, paru aujourd’hui dans le Quotidien d’Oran, est très intéressante. Elle semble à première vue s’inscrire dans une approche positive à l’égard de l’option défendue par sa maison-mère et le pouvoir, mais ,en clair, l’ancien PDG de Sonatrach déconseille de passer à l’exploitation à court terme : « C'est un choix stratégique à long terme à faire ».

 

Ses conseils visent en particulier à optimiser dans les années à venir l’exploitation du gaz naturel, « quatre à cinq fois » moins chère que celle du gaz de schiste.

 

Dans le même temps, il se démarque, comme en passant, des mises en garde écologiques jugée "très exagérées"

 

 

 

EXTRAITS

 

 

 

 

Insistance sur l’absence d’urgence à cours terme

 

« C'est un choix à long terme. L'Algérie doit assurer son indépendance énergétique dans 20 ou 30 ans. Si jamais ces gaz de schiste existent réellement, c'est un choix stratégique à long terme à faire. Pour l'instant, on est au stade de l'évaluation. ( …)

 

 

« L'avenir énergétique de l'Algérie au-delà de 20 à 30 ans est dans le renouvelable et le gaz de schiste, s'il existe vraiment. Pour le moment, on n'a pas encore vu sa production ».

 

 « Il y a encore du pétrole et du gaz conventionnel à trouver. Il y a le gaz de schiste qui n'est « conventionnel »que par ses méthodes d'exploitation et de production. Sinon, c'est le même gaz que celui de Hassi R'mel. La différence est dans les techniques utilisées. L'exploitation du gaz de schiste consomme effectivement un peu plus d'eau, elle est plus chère, quatre à cinq fois plus que pour le gaz conventionnel. Un puits en gaz non conventionnel produit sur une période de quatre à cinq ans, ensuite il faut faire un deuxième puits alors que ce n'est pas le cas dans le conventionnel. »

 

 

 

Problème d’environnement exagéré

 

 

« Beaucoup de gens évoquent un problème d'environnement, je pense que c'est vraiment exagéré. Il n'y a pas plus de problème que dans le reste de l'activité. L'exploitation des hydrocarbures conventionnels induit exactement les mêmes risques environnementaux que pour les hydrocarbures non conventionnels. »


Quotidien d’Oran, 2 octobre 2012

 

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