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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

L’histoire vous a déjà jugé!

 

 Hamadi Aouina

Par Hamadi Ouina, 18 décembre 2013

 

 

 

(...) Celui qui décidément ne craint pas le ridicule, c’est notre Hamma Hammami.
Pris dans le tourbillon des interviews, il pérore, se contredit, réclame du peuple qu’il soit juge des manigances des dirigeants nahdhaouis qui l’aurait roulé dans la farine, oublie jusqu’aux noms des nominés, déclare toute honte bue avoir choisi, l’ex-ministre de Bourguiba, Mohamed Ennaceur préféré à un autre destourien Mestiri.
Sa dernière sortie, qui indique que le ridicule ne tue plus, concerne le fameux ballet diplomatique.

 

Hammami retrouvant sa verve patriotique s’emporte pour affirmer que “la Tunisie n’était pas à vendre“, que “les affaires internes ne devaient en aucun cas être soumises à des évaluations et des influences étrangères”.

 

A qui le dit-il et comment prendre au sérieux ses toutes récentes déclarations, lui qui pris un malin plaisir à se faire photographier, ces derniers temps en compagnie des ambassadeurs des grands de ce monde.

 

Allihom mosh allina” (ce qui concerne la bas peuple ne devrait point nous concerner)
L’adage populaire s’applique à merveille à un dirigeant qui a fini par perdre, à la suite de sa catastrophique alliance avec “Forza Tounes” et sa devise toute mécaniste: “contre la contradiction principale, petit bout de chemin avec la contradiction secondaire”.
Ne relisant plus son Lénine depuis belle lurette, il oublia même de se munir, en se joignant aux agapes des premiers cercles du pouvoir “d’une grande cuillère” pour s’attabler avec ces diablotins théologiques et laïcs.

 

Voilà où mène une stratégie de courte vue où ceux que les partisans de Hamma ont élevé au rang de science: la “tacticologie”, a fini par leur faire fournir à “nos” ennemis des verges pour se faire fouetter.

 

 

Assassiner une deuxième fois nos dirigeants

 

Après le deuxième assassinat de notre valeureux dirigeant, Mohamed Brahmi, clôturant lui-même les six mois de la liquidation de notre autre éminent dirigeant Chokri Belaïd, une petite majorité des survivants parmi le collectif dirigeant le Front Populaire n’ont rien trouvé de mieux pour combattre leurs assassins que d’engager la pire des stratégies d’alliances, celle d’une quasi fusion avec l’auberge espagnole de Béji Caïd Essebsi qui rassemblait le ban et l’arrière ban des revanchards de la “Destourie”.

 

Nous avions, dès le début, combattu, ce cours catastrophique pour la poursuite du processus de la révolution. Nous avons objecté que cette alliance contre-nature allait semer la confusion parmi les adhérents d’une jeune formation politique et semer le trouble dans leur tête à propos de qui étaient “les amis de la révolution” et qui en étaient “les ennemis”.
Notre Hamma Hammami et sa cour se sont précipités dans la gueule du loup destourien, ne jurant plus que de la nouvelle formation, celle du Front de Salut National”, de son programme débile d’”Union Patriotique”.

 

Pour eux, le Front Populaire ne servait plus leur nouvelle stratégie et ils firent tout leur possible pour mettre son drapeau en berne privilégiant celui du FSN.
Et dès le départ, ils auraient du se rendre compte que les frontistes révolutionnaires ne les suivez pas dans ce suicide politique annoncé.

 

 

Le coup de pied de l’âne au Front Populaire

 

 

Certains nous ont quitté, dégoutés par le comportement opportuniste de dirigeants, qui dans la fièvre des apparitions médiatiques n’ont même pas pris la peine d’en référer à leur base pour tenir compte de leurs avis.

 

D’autres, ont tenu à refuser le cours ruineux de collaboration de classes, en se rassemblant aux seins de certaines sections régionales du Front Populaire, en défense de la plate-forme qui assoit clairement notre positionnement “contre Ennahdha et contre Nidaa pour la poursuite et la réalisation des objectifs de notre révolution.”

 

Contre vents et marées nous avons maintenu notre indépendance et l’autonomie de nos actions et aujourd’hui, nous pouvions être fier de n’avoir pas rendus les armes.
Certes, les Hamma, les Zied et consorts peuvent admirer le champs de ruines laissé par leur positionnement catastrophique.

 

Les voilà qui reviennent, sans aucune auto-critique, et sans aucun bilan, réanimer un cadavre dont ils ont été les premiers à lui donner le coup de pied de l’âne.

 

Honte à vous et aux militants qui vous ont suivis comme des moutons dans cette galère.
Vous avez par votre pusillanimité assassiner une seconde fois nos valeureux dirigeants dont les meurtriers courent toujours par votre complicité et votre duplicité.
L’histoire vous a déjà jugé!

 

Texte intégral: nawaat.org

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Commenter cet article

Ziani 18/12/2013 21:19

Hamma Hammami, est-ce le pseudo d'el Hachemi Cherif ?