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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

En Algérie comme on le sait, pendant la décennie noire les quotidiens ont pris l’habitudre de boucler à la tombée de la nuit. Ils continuent à ne pas trop de casser la tête pour coller à l’actualité. Ce matin, leurs lecteurs ne trouvent donc pas de trace de l’intervention française, au Mali, sauf dans El Watan, qui alimente pour le net une rubrique d’information continue.

 

En France, l’annonce, ce matin, du lamentable échec de l’opération des forces spéciales de la DGSE en Somalie, avec la mort de l'otage Denis Allex et de 2 soldats français, risque de jeter le trouble dans l’opinion, au moment où les médias mettent à l’honneur, depuis hier, ces mêmes forces spéciales envoyées au Mali.

 

Après le déclenchement de l’intervention, « La classe politique française derrière Hollande », titrent les journaux. Le PS et UMP se mobilisent au coude à coude. Mais aussi Marine Lepen, qui affirme le soutien du Front national : « L'intervention française au Mali décidée ce jour (vendredi) par le président de la République doit être soutenue (…) Elle est légitime".

 

 

Dès hier soir, on assistait donc à une sorte d’union sacrée, analogue à celle qui a prévalu lors de l’intervention en Libye : l’UMP au pouvoir et PS alors dans l’opposition étaient au diapason. Dans la forme d’ailleurs, on assiste à la répétion du scénario libyen : les Français ouvrent la voie et l’Otan suit. La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, s’inscrit dès hier dans ce type de processus, lorsqu’elle affirme dans un communiqué la nécessité d’une « accélération de l’engagement international ».  

 

 

Du côté du Pcf, no comment, pour l’instant, le journal l’Humanité se contentant de donner l’information en bref avec une tournure asez bienveillante : « François Hollande a officialisé ce vendredi en fin d'après-midi le soutien militaire de la France à l'armée malienne pour contrer l'avancée vers le Sud des rebelles islamistes ». Le PCF va-t-il soutenir ou va-t-il s’abstenir ? Que va faire ce parti, toujours soucieux, pour contrer le FN, de coller aux secteurs retardataires de l’opinion publique,

 

 

Jean-Luc Melenchon ne s’associe pas  à cette « union sacrée ». Il le dit nettement dans un communiqué. "L'intérêt d'une intervention militaire extérieure pour régler le problème posé au nord du Mali est discutable. En décider alors que les intérêts fondamentaux de la France ne sont pas en cause, selon le chef de l'État lui-même et alors que les troupes africaines sont engagées, est discutable", écrit Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué. "En décider seul, sans en saisir préalablement ni le gouvernement ni le Parlement, est condamnable", a-t-il ajouté. Position que partage, le député écologiste Noël Mamère qui a dit "s'étonner que le président de la République reproduise les mêmes méthodes que son prédécesseur en ne saisissant le Parlement qu'une fois les opérations lancées".

 

 

 

Pour rendre crédible la justification anti-terroriste de sa décision d’intervenir au Mali, François Hollande a cru opportun de jeter un  voile pudique sur la convergence sur le terrain en Syrie entre la stratégie française et l’intégrisme armé, condamné sous d’autres cieux. Il utilise pour cela un langage diplomatique, en souhaitant qu’en Syrie "Le terrorisme ne puisse pas trouver sa place et soit écarté de tout processus".

 

 

 

Synthèse blog, 12 janvier 2013, 12h20

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