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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Le procès qui se déroule actuellement aux Assises de Paris à propos de l’“affaire Mahé” illustre l’évolution des principes d’obéissance et de responsabilité au sein de l’institution militaire.

Des militaires français de l’opération Licorne, en Côte d’Ivoire, comparaissent depuis quelques jours pour le meurtre, le 13 mai 2005, de Firmin Mahé, un “coupeur de routes” dont la bande criminelle terrorisait les populations locales. L’adjudant-chef Guy Raugel, aujourd’hui à la retraite, assume l’élimination de ce bandit de grand chemin après avoir reçu l’ordre implicite de l’éliminer. Son supérieur, le colonel Eric Burgaud a reconnu devant la cour avoir transmis l’ordre illégal de ne pas ramener Mahé vivant, précisant que cette consigne provenait du commandant de l’opération Licorne, le général Poncet. Ce dernier qui a déjà bénéficié d’un non-lieu, sera entendu comme témoin dans quelques jours.

Ce crime a sans doute contribué à l’introduction en juillet 2005 dans le statut général des militaires du devoir de désobéissance à un ordre présumé illégal. L’armée se voit progressivement contrainte d’abandonner le concept d’“obéissance absolue”, qui entraînait une déresponsabilisation de l’exécuteur d’ordre, au profit d’un usage croissant de l’esprit critique. Nous reprenons ci-dessous un large extrait d’un article publié en 2010 qui expose cette évolution.

 

 

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