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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

"Sous l'emprise des ONG et des théoricien de la "société civile", le Forum social mondial réduit à l'insignifiance". Extraits de l'article de Emir Sader.

(...) Le FSM était né dans le contexte d’une réaction idéologique et politique ambiguë à la fin de la guerre froide dans laquelle la position face à l’Etat était déterminante. Il faut rappeler en effet que l’idée centrale de Reagan était que l’Etat n’était pas la solution mais le problème. Cette affirmation fait partie de la nouvelle hégémonie libérale. Elle a son volet économique - l’« Etat minimal » et donc la centralité du marché – et son volet politique : la promotion d’une « société civile » aux contours imprécis et particulièrement perméables aux interprétations ambigües. Au sein même du FSM, les ONG et d’autres réflexions théoriques prêchaient contre l’Etat. Et, dans ce champ ambigu, se mêlaient les ONG, les visions théoriques et le champ néolibéral lui-même.

Ce n’est donc pas par hasard que les ONG ont toujours refusé que les partis politiques soient présents au FSM. Ce qui a entraîné des situations absurdes : des présidents latino-américains comme Hugo Chavez, Evo Morales, Rafael Correa ou Lula ont été obligés d’intervenir dans des rencontres organisées en parallèle au FSM et n’apparaissant pas dans son programme officiel.

Au moment où l’Amérique Latine, victime privilégiée du néolibéralisme, élisait et consolidait des gouvernements anti-néolibéraux, le FSM, en se déconnectant de l’histoire réelle, se vidait de sa substance (...). Les ONG et les théoriciens de la “société civile” ont vu leur paradigme libéral et anti-Etat faire dépasser par la réalité (...). Les erreurs théoriques se paient cher dans la vie réelle. Elles ont relégué le FSM à l’insignifiance et les visions confuses qui s’articulent avec lui à de funestes errements politiques, eurocentriques et libéraux.

 

 

 

"5 mois de négociations sans succès avec la Troïka, L'acharnement envers la Grèce se poursuit"titre ce matin la chronique de François Leclerc qui conclut :

" La soutenabilité de la dette est un sujet tabou et à ce titre escamoté : à l’origine privées, les créances sont devenues aux environs de 80 % publiques. Le chômage dépasse 27 % en Grèce, le pouvoir d’achat a diminué de 40 % et le PIB a reculé de 25 %… C’est le prix de l’amorce de désendettement qui est annoncé, quel sera le coût de la suite ? "

 

 

L’exploitation des ouvriers et des ouvrières continue dans les usines chinoises qui fabriquent des poupées Barbie ou des jouets Fisher Price pour le groupe états-unien Mattel, , Pas moins de 152 poupées Barbie sont vendues chaque minute dans le monde. Les ouvriers qui les produisent ne touchent qu’une proportion ridicule des revenus amassés par Mattel. Les salaires qui leur sont versés représentent en moyenne seulement 0,8% du prix d’achat d’une poupée, soit 0,12 euro pour une blonde platine en plastique vendue à 15 euros.

 

DR

  "Les grandes multinationales espionnent les mouvements écologistes", c'est ce que révèle une enquête de Nafeez Ahmed (The Guardian) et Elisabeth Schneiter (Reporterre). Certaines des plus grandes sociétés du monde ont établi un partenariat avec des entreprises privées de renseignement et avec les agences de renseignement du gouvernement américain, dans le but d’espionner des activistes et des associations à but non lucratif, principalement celles qui défendent l’environnement.

 

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