Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

industrie-cuir

DR

 

On annonce la réouverture prochaine de l'usine de chaussures de Chéraga (ex- Bata, ex Sonipec) dont la fermeture est la conséquence de la politique de désindustrialisation- importation à outrance, contre laquelle se sont mobilisés les syndicats et de larges secteurs de la société algérienne.

 

 

L’annonce de relance ne doit pas occulter le dramatique saccage organisé par l'Etat pendant des décennies. Abdelkrim Saci rappelle dans l’article qui suit comment les choses se passait avant la désertification industrielle : « Pendant un certain nombre d'année les entreprises du secteur du cuir ont fait des efforts considérables pour développer l'activité et améliorer sans cesse le niveau de la qualité, afin de satisfaire les besoins sans cesse croissant du consommateur et se mettre en adéquation avec le marché national et international ».

 

 Les travaux de rénovation et de modernisation ont déjà commencé annonce Abdelhak Saidani responsable du secteur industriel public des cuirs et peaux, cité par Le Quotidien d’Oran. Avec la participation de la société espagnole Celma  qui prend une participation de 25% du capital dans une première étape. L'usine entrera en production dès octobre 2013. Selon M. Saidani, l’usine produire, sous une nouvelle marque, 55.000 paires de chaussures par an, à l'horizon 2014, pour atteindre un million d'unités à partir de 2015 et deux millions à moyen terme, avec un chiffre d'affaires de près de deux milliards de dinars. 460 nouveaux postes d'emploi seront créés. L’accord avec la partenaire espagnol prévoit aussi  la création, à Chéraga, d'un centre technique d'appui aux entreprises du cuir. On évoque également  « l'idée » de s'associer avec les Espagnols pour la réouverture de l'usine de cuir de Frenda à Tiaret. Seulement l’idée…

 

Synthèse blog, 12 janvier 2013

 

 

 

 

 

Sonipec- grandeurs décadence et espoir de renaissance

 

 

 

Par Abdelkrim Fassi, 9 novembre 2011

 

 

 

En effet et bien avant la période de déclin il existait une certaine culture d’entreprise et une synergie des compétences et du savoir faire bien spécifique à ces entreprises. Elles étaient plus ou moins bien organisées et bien structurées avec une composante humaine détenant des compétences et un savoir faire cumulé entre les formations et la capitalisation d’une expérience avérée.

 

Durant cette période l’ensemble de ces entreprises a connu un développement assez important à l’image de l’EMAC chargée de gérer et développer les manufactures de chaussures et de maroquineries. En effet le nombre d’usines passe de 12 à 21 unités. Les usines construites clés en mains durant cette période étaient ultras modernes, dotées d’équipements de dernière génération à l’image des usines telles que celle de Frenda, Elbayadh et Boussaada. Il y a aussi la délocalisation de l’usine fabricant les vêtements et la maroquinerie en cuirs de la rue des fusillés (très vétuste) à Chéraga à proximité de l’ex usine dite Bata. D’autres usines ont connues des extensions telles que celles de Sig et de Sétif

 

Pour l’Entreprise Districh chargée de la gestion et du développement du réseau de distribution, le nombre de magasins de vente aux détails passe de 120 à plus de 300 magasins répartis à travers le territoire national et-ce, malgré toutes les difficultés rencontrées durant cette époque pour trouver des locaux à usage de commerce.

Il en est de même du nombre des dépôts destinés à la vente en gros qui connaîtra lui aussi un développement assez important et passe de 11 à 17 dépôts.

 

Les capacités de production connaîtront aussi un développement, passent de 15 millions à plus de 21 millions de paires couvrant ainsi plus de 38% des besoins du marché national. Il y a eu par ailleurs l’introduction et le développement d’articles chaussant de sport avec la firme internationale Adidas pour faire face aux besoins important de la jeunesse.

 

L’objectif majeur de l’Entreprise Districh consistait à développer un réseau de distribution pour être présent avec ses magasins dans toutes les communes d’Algérie pour se rapprocher du consommateur d’une part et être présente dans toutes les wilayas à travers ses dépôts et la création de plate forme.

 

Il y’a lieu de signaler que l’entreprise Districh en plus de la distribution des produits manufacturés par l’entreprise Emac issue du secteur public a eu à travailler énormément avec le secteur privés pour diversifier et compléter les gammes de produits existantes.

 

Cette collaboration avec les entreprises privées a eu pour effet de tiret vers le haut ces dernières dans le sens de l’amélioration de la qualité et de la mise en adéquation de leurs outils de production avec les normes nationales et internationales dans le domaine de la fabrication.

 

La seule entreprise n’ayant pas connue un développement est bien celle de l’Enipec qui s’est contentée de gérer son potentiel existant. La difficulté rencontrée par cette entreprise se situait au niveau de la collecte des peaux brutes en raison du manque d’organisation au niveau des abattoirs, de l’abatage clandestin, du manque de sensibilisation des différents intervenants et du défaut de réglementation stricte.

 

 

Organisation inter-entreprise

 

Chaque Entreprise a essayé autant que faire ce peut de développer son métier de base avec une collaboration et coordination entre elles comme l’organisation des collections qui étaient au nombre de deux (02) par an, soit la collection Printemps / Eté et la collection Automne / Hivers. L’organisation de ses collections étaient une sacrée tradition au sein du groupe et avaient pour objectifs de présenter les nouveaux développements ainsi que les nouvelles tendances susceptibles d’êtres fabriqués par l’ensemble des usines

 

Un maximum de personnes représentatives assistait à ces collections afin de définir et d’arrêter les modèles qui allaient être fabriqués et mis en ventes sur le marché. Au cours de ces réunions, toutes les dispositions étaient prises en considération ainsi que toutes les précautions, à savoir les capacités techniques de chaque usine, le processus de fabrications de chaque modèle, les matières à dessus (Cuirs qui seront utilisés) ainsi que les couleurs, le type de semelle et sa qualité, les quantités éventuelles qui seront fabriquées et définitions des fourchettes de prix.

 

La finalité de ces collections était d’élaborer une planification de la production et de définir les budgets y afférents pour chaque usine et entreprise du groupe. Ce qui dénote la présence d’une planification rigoureuse à tout point de vue et la participation commune des entreprises du groupe aux différentes expositions, manifestations économiques dans les pays du moyen orient et d’Afrique et salons internationaux organisés à Paris, Milan et Düsseldorf qui étaient les plus connus mondialement.

 

La participation à ces différents salons permettait au différentes Entreprises du groupe de prendre connaissance de ce qui se faisait à travers le monde et par les grandes marques connues mondialement dans les différents domaines : technologique (Machines et équipements), les processus de fabrication, les nouveaux développements, les tendances de la mode, le développement de nouvelles matières, la création de nouvelles relations avec les fabricants et la signature de contrat de ventes et / ou d’achat.

 

 

Les exportations

 

 

Les exportations durant cette période se sont développées. Il s’agissait de produits finis vers certains pays d’Europe, du moyen orient et d’Afrique, de cuirs en semi fini en direction de certains pays d’Europe tels que la France, l’Italie, le Portugal et l’Espagne et le travail de processing avec les italiens.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article