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Publié par Saoudi Abdelaziz

C‘est en février 1961 que Jacques Tourtaux, comme des dizaines de milliers de jeunes Français avant lui, avec les mêmes réticences à participer à cette guerre « imbécile et sans issue », arrive en Algérie.

 

Mais, entre lui et la majorité de ces bidasses mobilisés à qui pourtant il ressemble, une différence qui a son importance : il est communiste et il sait parfaitement pourquoi il refuse cette guerre et où sont la vérité et le droit. Non pas, comme le prétend la propagande officielle, du côté des gros colons exploiteurs, des gouvernants et de l’armée coloniale qui les servent et continuent de prétendre que l’ « Algérie c’est la France » mais du côté des Algériens qui luttent pour l’indépendance de leur pays et des Français qui les soutiennent.

Pas un moment donc, Jacques Tourtaux ne cédera, malgré tous les tentatives de « bourrage de crâne », malgré les pressions et chantages de toutes sortes, malgré les mises à l’écart, les brimades ouvertes ou camouflées des gradés, souvent « anciens d’Indochine », avides de prendre leur revanche sur un adversaire – pour eux, le même qu’au Vietnam - qui les avait victorieusement affrontés «  là-bas ». Bien plus, dans ces dures conditions où il est noté comme une « forte tête » et en dépit du danger, il s’efforcera avec les pauvres moyens à sa disposition (parfois à l’aide de «  papillons » fabriqués artisanalement) de faire entendre la voix des partisans de la paix, de la liberté, de l’entente fraternelle avec le peuple algérien.

 

Mais il y a aussi d’autres souffrances durement ressenties, celles particulièrement odieuses qu’impose la guerre coloniale aux hommes et aux femmes révoltées contre l’exploitation, l’injustice et le mépris dont Jacques Tourtaux est le témoin et qu’il ne pourra jamais oublier. Les ratissages sanglants de douars, les gourbis incendiés, les exécutions sommaires de combattants et de civils, les tortures et les viols. Tout cela est encore présent dans sa mémoire et toujours aussi durement ressenti. Il le dit avec force et émotion :

 

« Depuis mon retour d’Algérie, j’ai toujours souffert, sans savoir que je souffrais de là-bas. Plus de 40 ans après, je me réveille régulièrement en sursaut. Difficile de remonter la pente : sautes d’humeur, phobies, rendent souvent la vie difficilement supportable à mon entourage ; Depuis de nombreuses années, mon sommeil est agité, troublé par des insomnies, cauchemars et anxiétés. Les troubles graves endurés encore aujourd’hui sont la conséquence directe des mauvais traitements subis et qui m’ont été infligés volontairement du fait de l’institution militaire lors de la guerre d’Algérie. Les vives et graves souffrances que j’ai subies à l’époque ont laissé des traces indélébiles et des blessures qui m’ont affecté toute ma vie et, encore aujourd’hui, je subis un très important sentiment de culpabilité du fait d’avoir vu des horreurs que je réprouvais…. ».

 

Avec beaucoup de modestie, Jacques Tourtaux présente son livre comme un témoignage. Mais, c’est beaucoup plus que cela. Dans sa volontaire simplicité et sa totale vérité, c’est aussi un vibrant hommage à ces soldats anticolonialistes qui, après avoir milité clandestinement dans leur unité contre la guerre et pour faire prendre conscience à ceux qui les entouraient de son contenu pervers et criminel, n’ont pas hésité, le moment venu, à se dresser, souvent au péril de leur vie, pour barrer la route aux généraux factieux prêts à donner l’assaut à la République. Avec juste raison, il pose cette question que les dirigeants en place ont le plus souvent volontairement oubliée : Que serait-il advenu si, en avril 1961, le contingent mobilisé en Algérie, avait suivi les officiers félons et leurs chefs ?

 

Une question qui mérite toujours réflexion, ne serait-ce que pour aider les générations d’aujourd’hui à tirer les leçons de l’histoire et à rester vigilantes car les forces mauvaises du passé n’ont pas renoncé. 

Henri ALLEG. Préface au livre de Jacques Tourteaux : Souvenir d’un appelé anticolonialiste


« Forte tête »

 

Opposant à la guerre coloniale menée en Algérie, catalogué "forte tête", je suis envoyé en Afrique du Nord.  Je dénonce l'existence de sections disciplinaires et de bagnes militaires tels que Oued-Smar où les gus incarcérés étaient quotidiennement passés à tabac et subissaient des sévices graves, entraînant parfois l'hospitalisation.

 

Ce livre témoignage rend hommage à la poignée de soldats anticolonialistes qui se sont battus clandestinement contre cette guerre, en vue d'aider à la prise de conscience des autres soldats moins politisés. 

Que serait-il advenu si en avril 1961, les généraux félons n'avaient pas été mis en échec?

Sincère et incontestable, ce livre "explosif" dérangera sans doute, plus de quarante ans après la fin de cette guerre "iimbécile et sans issue".

Soldats anticolonialistes de la guerre d'Algérie, si vous vous reconnaissez dans ce modeste écrit, sortez de votre silence, de votre anonymat.

Dénoncez les violences, les sévices, que vous avez subis, infligés par des gradés de l'armée française.

Je m'insurge contre le refus des autorités civiles et militaires quant à la reconnaissance des traumatismes subis. Je villipende le vote scandaleux de la loi scélérate du 23/02/2005 qui réhabilite les assassins de l'OAS et encourage les nostalgiques des guerres coloniales.

Jacques Tourtaux 

 

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Tourtaux 27/02/2012 17:07

Merci de tout coeur mon cher camarade. Pardonne-moi de n'avoir pas vu mais, depuis deux jours, beaucoup de difficultés donc de stress avec over-blog.
Tu es dans la communauté anti capitaliste à laquelle je suis inscrit comme dans trois autres communautés mais, je suis censuré par over-blog qui ne publie plus mes articles dans ces communautés,
pénalisant ainsi un blog très militant.
Concernant mon livre contre la guerre coloniale, menée à mon époque par De Gaulle, en Algérie, si des amis et camarades veulent se le procurer, il faut leur dire de me contacter. Je suis à compte
d'auteur et propriétaire de mes oeuvres, dont seul à les vendre.
Je n'ai que de modestes ressources, vendre un livre me permet d'arrondir de difficiles fins de mois.
Par ailleurs, il est clair que mon militantisme PUR, dérange des "camarades" qui devraient s'en réjouir.
Ces apparatchiks qui "travaillent" comme des taupes? m'écartent hypocritement de tous salons du livre anticolonial et ont même été jusqu'à retirer ma signature de la pétition contre le dépôt des
cendres du sinistre Bigeard au Panthéon.
Lorsque j'ai vu cette pétition sur le site de notre camarade Sadek Hadjerès, je lui ai demandé en commentaire de me rajouter sur la liste que l'on peut voir sur son site, je figure donc en 55 ou
56ème position.
Cette liste officielle circule partout mais on m'a retiré de cette liste.
Je te pris de croire mon camarade que cette épreuve est pour moi très douloureuse.
Voici mon mail, veux-tu me répondre en m'indiquant ton téléphone fixe, je voudrais te contacter de vive voix. J'ai récemment également vu que le camarade Sadek Hadjerès recommandait mon blog à ses
lecteurs.
Mon cher camarade, je t'adresse mon plus Fraternel salut Anticolonialiste.
Jacques Tourtaux

Mail : jacques.tourtaux@orange.fr

Téléphone : 03.26.40.62.15.