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Publié par Saoudi Abdelaziz

Quel progressiste algérien n’a pas ricané à la veulerie de Nicolas Sarkozy lorsque Kadhafi plantait sa tente dans la capitale française.

Comment peut on croire une seconde à sa sincérité trois ans plus tard ?

Les choses sont d’une simplicité aveuglante. En Libye un contrefeux a été intelligemment allumé pour détourner la vague du changement qui s’est levé en Tunisie puis en Egypte et avançait au Yémen et au Golfe, autour de l’Arabie saoudite, devenue après la chute de Moubarak, la clé du contrôle géostratégique du Monde arabe.

L’un des chefs de l’opposition socialiste en France, Martine Aubry a salué la conduite de cette opération par le président français, qui excluait le compromis élaboré par l’Union africaine défendu par l’Algérie.

 La conquête de Tripoli n’est pas une victoire du peuple libyen. C’est la victoire des plans de puissances avant tout soucieuses d’imposer leur hégémonie. L’histoire retiendra, comme le révèle le New-York Time, qu’elle a été rendue possible par l’intervention massive de l’aviation américaine et l’utilisation des forces spéciales anglaises et française.

La Libye passera –t-elle de la tutelle asphyxiante de Kadhafi à celle du néocolonialisme, déjà bien présent du temps du dictateur et responsable du silence médiatique sur sa dérive criminelle dans les années 2000 et jusqu’au début 2011.

Le peuple libyen n’a pas la mémoire courte. Il saura trouver les voies pour défendre ses intérêts nationaux dans le cadre de cette nouvelle situation, l’hypothèque kadhafiste étant désormais levée.

S. A.

 

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