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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

L’été 2008 a été en Algérie, une période qui mérite de ne pas être perdue de vue. Nous allons nous efforcer de retracer en plusieurs parties, une chronologie des faits marquants de cet été meurtrier. Le contexte international de l’été 2008 présente des similitudes avec la situation actuelle : crise financière internationale aux Etats unis et dans les autres pays occidentaux. La différence avec la situation présente résidait alors dans le contrepoint politique de la crise financière : la promesse d’un renouveau politique aux USA, l’offensive pacifique méditerranéenne d’un Sarkozy, ami de Kadhafi et de Assad et au fait de sa splendeur néocoloniale.

L’histoire semble évoluer en boucle. Mais si la crise financière évolue en spirale ascendante, le spectacle politique du système suit la pente inverse, avec une sorte d’abaissement bouffon de ses stars : Sarkozy fait la guerre à la Méditerranée après l’avoir aimée dans l’UPM; Obama bazarde les promesses sociales faite à ses électeurs en échange du vote des conservateurs antisociaux.

 

 

Saoudi Abdelaziz, articles publiés les 6, 8 et 12 août 2011 sur le blog

 

 

 

La crise financière américaine et l’Algérie

 

 

A l’été 2008, la crise du système financier international amorcée aux Etats-Unis par la crise des subprimes est au cœur de la campagne des présidentielles américaines. Dans le journal Le Monde du 11 juillet 2008, Jeffrey Madrick, le directeur du centre d’analyse des politique économique de l’université New School de New York explique : « Que le cataclysme ait commencé par la finance n'est pas surprenant, tant l'économie financière a pris le pas sur tout, ici. Lorsque celle-ci a subi des pertes énormes, parce que la bulle spéculative du crédit immobilier a explosé, sa capacité à prêter de l'argent à toute l'économie s'est restreinte (…). Pour les Etats-Unis, la question-clé est celle du dollar »

 

Bonne consommatrice des productions et services multinationaux, l’Algérie contribue habituellement à amortir les effets de la crise dans les pays des G7 et 8. La courbe des importations, calculée en dollars, a connu, entre 2006 et 2008, une augmentation de près de 50 pour cent par an. De 20 milliards de dollars en 2006, on est passé à 27 milliards en 2007, pour culminer autour de 40 milliards en 2008. En période de crise des liquidités, cette exportation de nos pétrodollars ne suffit plus. La spéculation financière internationale a besoin de grains à moudre.

 

Il n’est pas étonnant qu’un des enjeux lié à la crise financière était, en Algérie comme dans les autres pays arabes pétroliers, la captation des importantes réserves en devises. Nos réserves sont sagement placées en bons du trésor américains et sont sans doute utilisées par le gouvernement américain pour renflouer les banques privées. Mais ces dernières sont par nature d’un appétit inextinguible. Aussi leur objectif reste de pousser les Algériens à d’injecter plus de pétrodollars, sous d’autres formes plus fluides que les bons du trésor, dans les circuits financiers mondialisés.

 

Au début de l’été, une nouvelle impulsion avait été donnée en Algérie par la publication, début juin, d’un rapport d’experts commandé par Christine Lagarde, ministre des finances de France et actuellement présidente du FMI. Ce document retenait comme plausible l’hypothèse de la création prochaine d’un Fonds souverain sous bannière algérienne (Le Quotidien du 3 juin 2008). On savait que dans le gouvernement M. Khelil, le ministre algérien de l’Energie, proche du président défendait publiquement cette option (qu’il abandonnera fin juillet) contre l’avis du ministre des finances, M. Djoudi et du gouverneur de la Banque centrale, M. Laksaci.

 

L’opportunité d’un Fonds souverain semblait diviser les experts, comme on l’a noté au cours de la table ronde sur ce thème organisée par le centre de presse du quotidien El Moudjahid, au moment où Abdelaziz Bouteflika, assistait à Tokyo au G8 où la question des fonds souverains était, dit-on, au menu.

 

Le débat a été assez intense en Algérie durant l’été, jusqu’au début de septembre. Il sera provisoirement clos, par l’annonce publique du rejet de l’option fonds souverains. Le chef de l’Etat précisera : « Certains nous suggèrent de nous lancer dans l’aventure d’un fonds souverain pour rentabiliser davantage nos réserves de change à l’étranger. J’estime que le pays continue d’avoir un énorme besoin de capitaux pour le développement de l’économie nationale, qui ne plaide pas actuellement pour ce choix ». (C’est nous qui soulignons).

Au terme du débat, nous avions noté deux positions significatives formulées par les analystes de deux importants quotidiens nationaux. Extraits :

 

 

N. Ryad. Liberté, 9 septembre 2008 :

« Après le refus de la création d’un fonds souverain, l’Algérie perdra des milliards de dollars

 

L’intérêt des fonds souverains est de fructifier une partie des réserves en devises, faisant gagner plus d’argent à l’État par des placements au rendement élevé, au profit des générations futures. Cet instrument pourrait servir également de levier au transfert technologique.

Fonds souverain. Ce sujet, parce qu’il touche à l’avenir des enfants des Algériens, invite à un débat sérieux avant de tirer les conclusions sur la nécessité de créer cet instrument au profit des générations futures ou non.

L’État veut faire l’économie de ce débat. Il n’est pas question de créer ce fonds, a affirmé le président de la République lors de l’audition du ministre des Finances. L’Algérie a besoin d’investir, a-t-il ajouté. Pourtant, ce point sensible soulève la question de la gestion des réserves de devises du pays. Autrement dit, comment préserver dans le temps le pouvoir d’achat des réserves de change ».



 

Kharroubi Habib, Le Quotidien d’Oran, 17 septembre 2008 :

« Le système financier international dans l’œil du cyclone

 

 

A court terme, notre pays est à l'abri de cette tempête qui fait vaciller le système financier international. Et cela pour la simple raison que les autorités politique et financière se sont gardées de placer le principal des avoirs de l'Algérie dans le circuit bancaire privé international en optant pour son placement auprès du Trésor public américain.

Pour rappel, cette prudence avait été fortement critiquée au motif qu'elle privait l'Algérie de l'opportunité de faire fructifier à taux plus élevé les économies financières nationales. Il faut rendre justice à ces autorités que la tournure que prend la situation dans le système bancaire international justifie pleinement «l'obligation de précaution» qu'elles ont observée.

Pour autant, l'Algérie ne vit pas dans une bulle. Et si la crise financière internationale, ce qui est prévisible, en vient à déborder sur l'économie productive, elle en subira fatalement les répercussions. Cela parce que la récession internationale qui en résultera entraînera inévitablement le plongeon des prix des matières énergétiques, l'or noir principalement. Et comme notre pays est tributaire exclusivement des rentrées financières que lui procure l'exportation de ces matières, il ne pourra d'aucune façon se prémunir contre cette catastrophe que les spécialistes annoncent comme une perspective inéluctable ».

 

La bataille des clans

 

A la veille de l’été, les clans se livrent bataille. Les luttes de clans dont le dénominateur commun reste l’endiguement des forces de contestation indépendantes du pouvoir, ont rebondi dès le mois de mai, avec le lancement de la campagne officieuse en faveur d’un troisième mandat présidentiel pour Bouteflika.

 

Cette annonce coïncide avec un accroissement considérable des recettes des hydrocarbures et donc du gâteau à partager. Les clans n’agissent pas sur l’opinion par le biais des partis politiques, mais essentiellement à travers leurs réseaux occultes en compétition, traversant obliquement les institutions, les services et les médias. Les Algériens le savent. Autrefois, on ne conspirait jamais que contre un ordre établi. Aujourd’hui conspirer en sa faveur est un nouveau métier en grand développement.

 

La violence de rue se déchaîne à Oran. Les forces de police ont laissé faire les jeunes pendant deux jours. Ces émeutes qui cesseront le 29 mai, ont pour détonateur la relégation du club local de foot, le MCO. Les rumeurs les plus contradictoires se développent, en partie suscitées par la curieuse absence des forces de police. Le 28 mai, le Quotidien d’Oran «révèle» : « De forts échos de la présidence de la République laissent entendre que le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales aurait émis, récemment, de grandes réserves quand à la mise en branle de la machine administrative et électorale en faveur d'un troisième mandat présidentiel pour Bouteflika ».

 

Le Monde reprend cette analyse : « Selon Le Quotidien d'Oran, "l'intensité dramatique des émeutes" va imposer un "changement radical" dans les prévisions du pouvoir. A en croire ce journal, le ministre de l'intérieur, Yazid Zerhouni, "aurait émis des réserves" à l'idée d'un troisième mandat de M. Bouteflika ».

 

Qu’en est-il vraiment ? On sait que l’utilisation de la rumeur à partir de sources sûres est devenue en Algérie, un des leviers de la compétition entre les clans.

 

«Nous sommes loin de la rue, nous ne savons pas ce qui se passe»,confie à la presse, Daho Ould Kablia, ministre délégué aux collectivités territoriales, en marge de la séance plénière du Conseil de la nation. Il affirme que les autorités s’attèlent «à éteindre le feu».

De son côté la ministre de l’Intérieur Zerhouni, qui sera ensuite remplacé à son poste par son subalterne, précédemment cité, fait sa pirouette : « Devant cet état de fait, il faut le dire malheureusement, le mouvement associatif et la société civile n’ont absolument rien fait et n’ont déployé aucun effort afin de rendre à la raison les jeunes émeutiers affolés dans leurs actes néfastes ». (Liberté 29 mai). Quelques jours plus tard, le ministre, qui semble avoir été «doublé» dans cette affaire, affirmera que les émeutes sont des actes de hooligans “une situation normale générée par un match de football, comme il en arrive souvent de par le monde”

 

Le 31 mai, dans sa chronique au Soir d’Algérie Mohamed Bouhamidi conteste cette version : « Beaucoup de signes indiquaient l’imminence et la violence extrême d’une explosion sociale (…). A aucun moment, le pouvoir n’y a prêté attention, occupé qu’il était à renforcer son emprise sur le pays et ses ressources, au point de donner l’impression qu’il souhaitait ces explosions et qu’il préfère gérer le pays par séismes successifs plutôt que de partager la moindre parcelle de son autorité. »

 

Au 3ème jour des émeutes, Amel B. la correspondante du Soir d’Algérie (29 mai) note : « Alors que tout semblait calme et rentrer dans l’ordre, même si rares sont les commerces qui avaient ouvert, les Oranais vaquaient à leurs occupations tout en évoquant les évènements de la veille, quand soudainement, vers 10h30, un mouvement de panique s’est de nouveau emparé de la ville. Des voitures venant à une folle allure conseillant aux passants de rentrer chez eux, ces derniers pris de panique couraient dans tous les sens. De suite, les quelques magasins ouverts ont vite baissé rideau, mais nul ne savait ni ne comprenait d’où venait la menace ».

 

Cette technique de provocation est on le sait bien rôdée depuis les émeutes d’octobre 1988, où ces voitures spéciales ne se contentaient pas de rouler à vive allure mais tiraient aussi sur les gens.

 

Le 31 mai, on peut aussi lire dans le quotidien arabophone Echourouk : « Certaines parties indiquent que des groupes d'intérêts sont derrière les incidents, ainsi que des parties de la sphère politique. Un communiqué anonyme, dont Echourouk a obtenu une copie, affirme que les personnes qui ont affiché leur colère le premier jour des incidents lors de la défaite du Mouloudia d'Oran ont été mobilisées et exploitées ensuite par des inconnus qui les ont incitées au saccage. »

 

Le mois de mai est à peine terminé que la presse annonce, le 2 juin, une nouvelle semblant venir d’une autre époque : « Un militaire a été tué et un autre blessé, dans la nuit de samedi à dimanche, dans une embuscade tendue par un groupe terroriste à Sidi Mansour, dans la commune de Tamalous, au sud-ouest de Skikda. »

 

 

 

 

... L’été meurtrier vient de commencer

 

 

Je me proposais, ayant réalisé durant l’été 2008 une revue de presse permanente sur cette période, qui me paraissait un moment dangereux pour le pays, de tenter dans le blog une analyse de l’offensive terroriste amorcée le 1er juin par une attaque contre des militaires.

 

Cette offensive continuera d’alterner, chaque semaine durant l’été, quatre types d’action : 1/des embuscades professionnelles, sans laisser de traces, contre des officiers et des soldats de l’armée ou de la gendarmerie, 2/ des assassinats de membres ou d’anciens membres des GDL (dit Patriotes), 3/ des attentats kamikaze aux abords des établissements de la gendarmerie et de la police, 4/ des attentats kamikaze aux cibles indistinctes.

 

A la réflexion, cette analyse récapitulative risque d’être hasardeuse. Se référant aux seuls articles de presse et prises de positions publiques, elle implique une bonne dose d’intuitions et d’hypothèses que ne légitimerait pas suffisamment un savoir acquis empiriquement durant des décennies de suivi de la vie politique.

 

Je déclare donc forfait, et vous propose quand même un curieux article publié par Antar Amine sur le site Jijel-info, au lendemain d’une des premières opérations spéciales contre une unité de l’armée. Sur la route nationale 43 longeant la corniche jijélienne, des gendarmes avaient été assassinés à la fin juin 2011, aux Aftis. Les agresseurs se sont ensuite évaporés sans laisser de trace.

 

 

 

« La horde déferle aux Aftis »

 

 

Par Antar Lamine, 30 juin 2008

 

 

 

Une fois de plus, voila encore dans notre région, se manifester aveuglément l’expression du terrorisme ou de ce qu’il lui est assimilé. S’exerçant de manière violente et quasi meurtrière… Cette fois sauvagement, au vu de la horde composée d’une trentaine d’individus, déferlant ce jeudi à 11 h 30 aux Aftis. Agissant tranquillement et froidement en connaisseurs, semant la mort et la désolation. Proprement hallucinant !


D’après les témoignages livrés par les personnes les ayant vu sur place opérer, le décor habituel y était. Tenues afghanes, barbes fournies de la longueur souhaitée, postiches ou pas postiches, nul n’en sait rien, regards farouches à souhait, déterminés et non moins convaincus à impressionner. Opérant tranquillement en professionnels, sans nullement s’inquiéter de quoi que ce soit ni ne craignant personne. Attaque bien menée car assurément longtemps préparée à l’avance.

 

Il y a lieu maintenant de s’interroger sur les motifs réels de cette courte mais non moins virulente invasion par ce groupe d’individus... Précisément au moment du début de la saison estivale. Il est de fait que, quelque part, on s’évertue de saborder la saison estivale à Jijel. Aussi bien ailleurs. Ces gens n’en sont pas à leur première tentative du genre ; des scenarii identiques ayant eu lieu au cours des années précédente à divers endroits des côtes de notre wilaya. Toujours à la même période sinon avant. Il s’agit donc là du énième coup tordu perpétré en cette région.

Le plus inattendu, en définitive, ayant été le lendemain la saine réaction manifestée par les estivants. Les premiers moments de surprise passés, ne s’étant nullement montrés impressionnés après coup, donnant ainsi un véritable camouflet en réponse aux commanditaires de cette attaque voulue un coup de théâtre. Les gens n’en poursuivant pas moins tranquillement le cours de leurs vacances.

Il est assurément, quelque part, des personnes ou groupe de personne n’ayant pas hésité une seule seconde à recourir au crime organisé pour on ne sait quel effet désiré. Frappant un grand coup, tuant et tétanisant sur le coup les esprits. Le tout, en première réaction, n’ayant pas été sans avoir inquiété les populations. Celles-ci ayant soupesé sur le coup, les conséquences éventuelles à subir par cette région et ses habitants. Cette région si riche donnant un aspect de vulnérabilité en raison des plans malsains sans cesse ourdis dans l’évidente intention de nourrir des intérêts occultes.

Il demeure manifestement que la région de Jijel, au même titre que d’autres peut-être, moins favorisées par la nature cependant, attise bien des convoitises. Stimulant les appétits aiguisés d’individus louvoyant sans cesse sur les possibilités offertes de construire encore des fortunes en cette région. Sa situation géographique et ses sites enchanteurs laissant envisager autant de promesses, ne laissant personne indifférent. Des calculs sont faits et des bénéfices conséquents sont estimés en supputation, donnant l’eau à la bouche de cette horde de caïmans escortés de piranha affamés. De grosses mises sont prêtes à y être engagées.

Il reste cependant établis ce constat que ces vautours ne sont pas au fait de l’histoire, ni même capables de savoir finalement appréhender les choses pour ensuite avoir à juger ce peuple. Son arme ayant toujours été une parfaite indifférence opposée aux sombres intentions de ces fantômes agissant dans l’ombre. Ces oiseaux de mauvais augure pensant toujours le peuple immature et attardé, l’accusant d’infantilisme et d’immobilisme. Pensant pouvoir encore longtemps utiliser ses qualités les considérant des faiblesses. Ignorant que l’histoire, telle une caméra numérique, n’arrête pas d’enregistrer leurs forfaits pour les conserver en autant de pièces à conviction.

Cette population habituée à supporter stoïquement et calmement toutes les avanies lui pleuvant dessus sans cesse depuis le lointain passé de son histoire. Ces commanditaires agissant dans l’ombre, de plus en plus isolés, demeurant seuls à effectuer de sombres et imparfaits calculs. Imaginant dans leur esprit retords les pires situations à imposer aux populations. Leur ignorance crasse les empêchant de savoir cette moralité de la fable «Le fleuve et la Rivière » par Jean de La Fontaine : «Méfiez vous de l’eau qui dors… »

 

Maintenant s’agissant de ce terrorisme, devenu le dada du président Bush à titre d’exemple. Ce dernier ayant de quoi et de qui s’inspirer, en faisant presque un hobby frisant le ridicule. Pour avoir également à son tour développé «la théorie du terrorisme international», à la suite de l’autodestruction du WTC. Cette théorie si bien relayée par ce valet Anglais à sa solde, curieusement trouvé par surprise sur un site, figurant de manière surprenante au nombre de ces maîtres du monde. Qui s’en serait douté n’est-ce pas ? Ce brillant président des states également soutenu dorénavant dans son entreprise théorique par le caniche siégeant en qualité de chancelière au Bundestag Allemand. Disons les choses comme ça.

Le terrorisme ayant bon dos chez nous est sur le point de faire long feu. Devenu entretemps un idéal inespéré et un parfait alibi mis à profit à l’exécution à tout moment et partout, de toutes sortes de basses œuvres aussi scabreuses les unes que les autres. Ainsi que permettre aussi, bien des règlements de comptes, se soldant immanquablement par des cadavres.

Prédire, ou tout simplement dire, à quant sera la fin de ces avanies, pour une issue propre au bénéfice de tous, enfin débarrassés de ces ténébreuses histoires, ce serait demeurer sans cesse à tirer des plans sur la lune. Parce que tous ayant affaires à des personnages insaisissables, à l’esprit emprunt d’illogismes. L’issue en tout n’étant sûrement pas située à la pointe d’horizons proches, mais volontiers se perdant dans de sombres contrées sous formes de nébuleuses, foisonnant de barbus sans barbe.

Ceci, autant que le paysage demeurera encore infesté de ces sombres personnages à l’appétit férocement ouvert, insatiable, semblable à celui de ces requins aux dents longues. Toujours animés de la volonté manifeste de tout s’accaparer sans retenue aucune. Au mépris de toute règle de moralité et de simple décence à appliquer déjà à soi même.

 

«Tâche donc de savoir ce que tu veux. Tu verras que c'est un non-sens.» Robert Von Musil - (L’homme sans qualités)

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