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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

 

 

 

Photo prise, dans les années 1960, près de Reggane, dans le Sud algérien, d'essais nucléaires français. C'est à Reggane que fut expérimentée la première bombe atomique française.

 DR-Années 1960, près de Reggane, dans le Sud algérien où fut expérimentée la première bombe atomique française

 

 

 

 

 

Par Ambre Mingaz, 22 novembre 2013

 

Le tribunal administratif de Toulon a rendu sa décision en faveur des victimes des essais nucléaires. Selon ses magistrats, les quatre cas varois présentés le 4 octobre dernier devant sa juridiction, ceux des veuves d’irradiés, Simone Prima, Halima Lorillere et Thérèse Henry ainsi que celui de l’ancien militaire de l’armée de terre, Claude Creugny répondent bien aux obligations légales et aux conditions médicales conformes à la loi Morin du 5 janvier 2010. Laquelle visait justement à reconnaître les souffrances des victimes et à indemniser ces personnes qui se battent depuis des années.

 

 

Les Varois parmi les 400 cas reconnus

 

Pour leur avocate, Cécile Labrunie : « C’est une décision très satisfaisante dans la mesure où le tribunal administratif rappelle au ministère de la Défense les obligations de cette loi dont il est à l’origine, en vue de procéder à l’indemnisation des préjudices subis par les victimes ».

 

Le ministère de la Défense a toutefois trois mois pour faire appel de cette décision. Sachant que parmi les quelque 700 dossiers défendus par l’AVEN [2] présentés en France pour indemnisation, seuls 400 environ rempliraient les conditions de cette loi dont ces quatre dossiers varois. « Une victoire » pour Halima Lorillere de Draguignan qui se bat depuis des années pour faire reconnaître les maladies et souffrances vécues non seulement par son mari décédé mais aussi par ses enfants. « C’est l’arlésienne cette loi Morin mais j’irai jusqu’au bout pour mes enfants. A l’âge de 7 ans, les médecins me disaient déjà que mon fils pouvait mourir d’un jour à l’autre. Depuis, il a multiplié les gros problèmes de santé. Je suis en colère après le gouvernement qui promettait d’indemniser les victimes. »

Une colère partagée par Thérèse Henry de Toulon dont le mari est décédé à 53 ans de maladies « radio induites ». Pour elle, cette décision est surtout « une reconnaissance par le tribunal administratif de Toulon. C’est positif mais il ne faut pas crier victoire car très peu de dossiers ont été indemnisés. Il y a toujours quelque chose qui cloche. » Enfin, Claude Creugny de l’Est Var, a été envoyé à l’âge de 20 ans, à proximité des tirs nucléaires à Reggane en Algérie. « On nous a roulés dans la farine. Morin nous a pris en considération en faisant cette loi mais désormais, on ne nous indemnise pas. Que l’on nous reconnaisse au moins ! », espère-t-il.

 

Source: Var-Matin

 

Lien: ldh-toulon.net

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