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Publié par Saoudi Abdelaziz

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 DR-Parc Yasuni
  
  
  
 
 
C’était sans doute l’une des initiatives écologiques les plus surprenantes de ces dernières années : laisser le pétrole des gisements du parc Yasuni (Equateur) dans le sol. Soit environ 900 millions de barils représentant 20 % des réserves du pays et 10 jours de consommation mondiale de pétrole.
 
Cette proposition, initialement portée par les mouvements sociaux, écologistes et indigènes équatoriens, a été reprise et relayée par le gouvernement équatorien. En contrepartie de la non-exploitation du pétrole national, le président Rafael Correa a demandé à la communauté internationale une compensation économique : 3,6 milliards de dollars pour ne pas extraire son or noir ni contribuer à dérégler le climat.
 
Or, seuls 13 millions de dollars ont effectivement été récoltés et 116 millions de dollars promis. Le 3 octobre dernier, le Parlement équatorien a levé le blocage constitutionnel en décrétant « d’intérêt national » l’extraction des ressources non renouvelables dans la zone protégée, au cœur de la forêt amazonienne. Le président équatorien considère qu’il devait choisir entre « un parc Yasuni 100 % préservé et ne pas avoir d’argent pour lutter contre la pauvreté, ou 99 % du parc intact et disposer de 18 milliards de dollars [tirés de l’exploitation pétrolière] ». Rafael Correa a opté pour la deuxième option, tout en promettant des techniques qui minimisent l’impact écologique sur la zone concernée.
 
 Manifestation en face du palais présidentiel à Quito, le 15 août 2013, contre l'exploitation du pétrole dans le parc national Yasuni -  AFP/JUAN CEVALLOS         
DR-Manifestation en face du palais présidentiel à Quito, le 15 août 2013,
contre l'exploitation du pétrole dans le parc national Yasuni
 

  

 
 
  
Objectif : 600 000 signatures
 
Selon les organisations opposées à cette extraction, il est impossible de préserver 99% du parc naturel des conséquences de l’exploitation pétrolière. Plus de 30 % de la surface du parc font déjà l’objet de prospections et d’exploitations en hydrocarbures, rappelle l’association Alter-Echos. Plusieurs actions juridiques et légales sont en cours, alors même que certains sondages indiquent que 70% des Équatoriens seraient opposés à l’extraction. Les plateformes YASunidos et Frente de Defensa de la Amazonia ont notamment initié une procédure visant à convoquer un référendum d’initiative populaire.
Objectif, collecter près de 600 000 signatures, soit 5 % de l’électorat, pour exiger un référendum sur la question suivante : « Êtes-vous d’accord pour que le gouvernement équatorien maintienne indéfiniment sous terre le (pétrole) brut du bloc Ishpingo, Tambococha et Tiputini (ITT), connu comme le bloc 43 ? » Cette initiative est notamment appuyée en France par l’association altermondialiste Attacqui voit en Yasuni « un exemple emblématique des initiatives à promouvoir (...) dans une perspective de préservation des communs de l’humanité et de survie des populations indigènes. » Il est possible de soutenir financièrement cette initiative jusqu’au 8 décembre prochain.
 
Sophie Chapelle, 19 novembre 2013
 
Source: bastamag
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