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Publié par Saoudi Abdelaziz

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"La France est-elle à la hauteur concernant la lutte contre la corruption?" s'interroge Agnès Rousseau dans un article de Bastamag  qui note "le faible nombre d’enquêtes ouvertes pour corruption d’agents publics étrangers". "Depuis 2000, 33 procédures seulement ont été engagées, et cinq condamnations ont été prononcées (dont une seule contre une entreprise), pour des faits de corruption. Les sanctions – cinq ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende – s’avèrent trop peu dissuasives, estime l’OCDE, qui se dit préoccupée « par la faible réactivité des autorités dans des affaires impliquant des entreprises françaises pour des faits avérés ou présumés de corruption à l’étranger. »

 

 

 Georges Corn : « Le Tribunal spécial n’accroît pas la crédibilité de la justice internationale »    

 

 

Georges Corm voit loin. "Le mouvement de 2011 était extraordinaire : de Oman jusqu’à la Mauritanie, la conscience collective arabe s’est réveillée. Mais les raisons d’espoir sont à long terme. Les cycles révolutionnaires du monde arabe sont longs, surtout avec le taux d’interférences externes. Pour casser ce mouvement, on a créé des points de fixation en Libye et en Syrie. Ces deux interventions ont conduit à la catastrophe. Quand on arme des manifestants pacifiques, on provoque la guerre civile. L’indignation sur tel ou tel dictateur est sélective selon les intérêts géopolitiques occidentaux et ceux de leurs alliés locaux. Supprimer un système de dictature et de prédation ? Mais pour le remplacer par quoi ? Tout le Moyen-Orient est en situation de prédation par ses couches dirigeantes et leurs alliés dans le monde des firmes multinationales. Ce sont des économies “rentières” totalement improductives qui entraînent chômage et forte concentration de richesses. C’est aux peuples seuls de régler les problèmes avec leurs régimes politiques et économiques et de construire du neuf." (Interview intégrale dans Tel Quel)

 

 

 

 

 

 

 

 

Israël s’y est repris 9 fois pour tuer Hassan Hawlo al-Lakiss. Un F16 a même tiré, en juillet 2006, sur son domicile à Beyrouth. Ce haut-dirigeant du Hezbollah libanais, membre de cette organisation depuis sa création a été assassiné mardi 2 décembre dernier, vers 11h du soir, devant chez lui, par deux tueurs du Kidon (service action du Mossad) munis de pistolets 9mm silencieux, qui ont pris la fuite.

 

 

 Hassan Nasrallah

 

 

Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a accusé Israël de l’attentat et a déclaré que l’ennemi israélien assumera « les conséquences de ce meurtre ignoble ». Comme d’habitude, le ministère israélien a démenti  « toute implication » dans l’opération, mais un officier des services de renseignements a réagi à la nouvelle, sourire aux lèvres, en disant au Times of Israël qu’il allait y avoir « une conférence au sommet au ciel »! (Source: le blog de Gilles Munier)

 

 

 

 

 

 

Depuis une dizaine d'années, 800 000 hectares ont été accaparés au Mali par des "investisseurs". Massa Koné, un responsable de l’Union, organisation luttant au Mali pour la défense des droits des nombreux paysans expulsés de leurs terres, témoigne:

 

DR. Massa Koné

 

Une zone immense de terres fertiles et irrigables existe dans le delta du Niger. Datant de la colonisation, le barrage de Markala permet d’irriguer deux millions d’hectares. A l’indépendance, ces terres ont été nationalisées et l’Office du Niger a été créé, véritable « grenier à riz » du pays.

Or, dans les années 2000, sous l’incitation de la Banque Mondiale, le Mali a sauté sur cette l’occasion pour mettre les terres de l’Office du Niger sur le marché international. En signant des baux emphytéotiques auprès du gouvernement malien, des gouvernements ou multinationales déguisés en opérateurs économiques investissent les terres maliennes pour mettre en place des cultures d’exportations : agro-carburant, blé, pomme de terre... Du jour au lendemain, les terres sont bornées et on vient dire aux paysans qu’ils n’ont plus accès à leurs champs. Des engins débarquent et commencent à aménager la zone, détruisant les maisons et villages qui gênent... Et à part quelques rares cas, il n’y a ni relogement, ni dédommagement, ni rétribution de terres.

Les paysans n’ont pas renoncé. Pour eux, la terre, c’est leur identité, leur vie et la survie de leurs enfants. Mais faire face aux investisseurs, c’est aussi faire face aux forces de l’ordre. On a vécu des moments extrêmes. Des hommes ont été battus à mort, des femmes ont avorté sous les coups des gendarmes, et des centaines de paysans ont été emprisonnés. Ces événements n’étant pas médiatisés, nous avions l’impression d’être isolés dans notre détresse.

(Lire le texte intégral sur reporterre)

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