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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

La ligne rouge du syndicat Cnapest

 

 

Le conseil national extraordinaire du syndicat enseignant Cnapest, réuni jeudi dernier à Blida a décidé que la grève entamée le 7 octobre “se poursuivra jusqu’à ce que le département de Baba Ahmed réponde à toutes les revendications”. Un sit-in  national à Alger est aussi annoncé pour le 23 octobre prochain.

Raison de la décision: “La médiocrité des résultats de la rencontre du 12 octobre dernier où la mauvaise foi du ministre a été dévoilée par ses déclarations accusant les enseignants d’avoir eu plus qu’ils ne méritaient et le recours aux menaces”.

Parmi les motifs invoqués par le conseil national: les ponctions sur les salaires des grévistes et le refus du ministre de l’Éducation nationale de réintégrer le syndicaliste licencié à Bouira. A propos de cette dernière revendication, le ministre Baba Ahmed tente de discréditer le Cnapest en affirmant devant la presse, au lendemain de sa rencontre avec le syndicat : “Les élèves ont été privés de cours en raison d’un cas particulier et non pour des revendications sociales”.

Le Cnapest, cité par Malika Ben dans Liberté réplique: “L’atteinte au syndicat ou à ses membres est une ligne rouge qu’il ne faudrait point dépasser”.

 

 

Grève d'alerte des ouvriers du textile public

 

 

A la veille de l'Aïd El-Adha, les 300 travailleurs de l'usine textile de Chaab Erssas de Constantine lorsque les travailleurs ont entamé une grève ouverte pour «protester contre les salaires très bas qu'ils perçoivent et pour dénoncer, dans la foulée, le comportement des responsables». Issue de la restructuration de l'Enaditex, l'Algérienne des textiles traverse présentement une situation des plus alarmantes comme le note un rapport du syndicat d'entreprise dont Le Quotidien d'Oran publie ce matin des extraits: «Malgré l'aide des pouvoirs publics pour l'assainissement financier, le plan d'investissement, la formation, le fonds de roulement, il se trouve que l'entreprise a du mal à démarrer et l'activité régresse de mois en mois. Les salaires ne sont pas payés à terme échu, donnant ainsi l'impression que l'entreprise sombre dans une régression inquiétante, et la faillite sera inévitable si la situation reste ainsi». Et d'ajouter que les problèmes sociaux sont nombreux : salaires et primes, régularisation des contractuels, harmonisation des avantages à la retraite, etc. Sur ce dernier point, les travailleurs nous ont signalé que leurs collègues concernés par la retraite refusent de postuler à ce droit tant les primes qu'ils auront à percevoir sont insignifiantes. Et les syndicalistes de conclure, en dénonçant «la non-concrétisation des objectifs arrêtés par les pouvoirs publics».

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