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Publié par Saoudi Abdelaziz

Mohamed Yacine (Blue Corp) : « Il faut orienter l’innovation vers les énergies renouvelables »

 

 L’université doit jouer un rôle de catalyseur des futures entreprises innovantes et des liens avec le monde entrepreneurial doivent être tissés afin de « canaliser les besoins de notre économie » estime Mohamed Yacine, General Manager à Blue Corp. Pour lui, il faut orienter l’innovation vers les énergies renouvelables où des opportunités existent.

 

Il est important de «mettre en relations nos entreprises et nos universités » a-t-il déclaré en marge d’une journée d’information organisée jeudi à Alger sur le thème « L’entrepreneuriat et la création d’entreprise » par la chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK). Mohamed Yacine qui est également formateur de managers insiste sur le besoin «d’adapter la formation des universitaires de sorte à ce qu’elle corresponde aux besoins des entreprises ». Il a cité à cet effet une initiative « louable » du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et l'Ecole des Hautes Études Commerciales d'Alger, intitulée : «Formation-Innovation-Entreprendre » qui met en relation plusieurs universités, instituts techniques et écoles de business avec les entreprises. Il constate néanmoins que les entreprises éprouvent « énormément » de difficultés à recruter une ressource humaine qualifiée notamment dans la catégorie des managers. En Algérie, la ressource humaine existe mais, « malheureusement, elle n’est pas suffisamment mise en relation avec le monde du travail. « Il faut créer des plates-formes, même virtuelles (sur le web) entre les deux environnements », a-t-il encore recommandé. Mohamed Yacine est également revenu sur la problématique du manque de formation en interne pour les managers.


Aller vers des formations ciblées


Selon lui, il y a peu d’offres de formations pour les managers. A cela s’ajoute le problème de gouvernance au sein des entreprises : « le manager algérien « traditionnel » consacre moins de budget pour la formation », a-t-il constaté. Il soulève également le problème du manque de formations « spécifiques » à toutes entreprises. La plupart des formateurs dispensent des formations soit en français soit en Anglais. Or, constate-t-il, beaucoup d’entreprises algériennes ne sont pas forcément francophones notamment à l’Est du pays. « Il faut donc aller vers des formations ciblées », recommande encore une fois notre interlocuteur. Sur un autre registre, Mohamed Yacine, voit dans les énergies renouvelables une grande opportunité. Il relève sous une appréciation positive que beaucoup de jeunes entrepreneurs fraichement diplômés veulent se lancer dans le domaine des énergies renouvelables. « C’est un secteur où l’on peut innover », soutient Mohamed Yacine. « Nous ne sommes pas très en retard dans ce domaine, car les occidentaux ne sont pas très avancé sur nous. Donc, on peut les concurrencer, contrairement aux autres secteurs notamment l’industrie lourde ». Des projets comme Desertec peuvent constituer des opportunités car des « sous-traitants vont forcément se greffer au projet, il faut donc orienter l’innovation dans ce sens ».

Farhat Yazid, 17 décembre 2011. Maghreb Emergent

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