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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

DR-Grève des conducteurs de bus au Caire (octobre 2012)

 

 

  

  

  

Par Saoudi Abdelaziz

 

 

 

Avec 32% de  taux de participation au scrutin, le vote sur le projet de constitution indique que le peuple egyptien s’est tenu à l’écart de la polarisation de la vie politique entre « islamistes » et « laïcs ». 

 

L’abstention massive désavoue les Frères musulmans mais aussi l’opposition qui a activement appelé à voter non. Il semble même que des électeurs de la « mouvance révolutionnaire », aient opté pour le vote oui dans l’espoir de faire reculer le climat de division et d’affrontements idéologiques stériles.

 

 

Ce sont d’abord les urgences de survie, liées à la nécessité de relancer l’économie qui pèsent au quotidien, alors que se profile la menace d’un « plan de rigueur », sous la pression du FMI et des Occidentaux. De nombreux observateurs, qui se situent à l’écart du battage médiatique, contestent  l’actualité et la profondeur d’un prétendu clivage « laïc-islamiste » dans la société égyptienne.

 

 

«Les nouvelles d'Egypte m'inquiètent beaucoup», commente le ministre allemand des Affaires étrangères! L’activation artificielle de ce clivage sert à affaiblir l’Egypte face aux Occidentaux. Elle vise à empêcher la recherche du minimum de cohésion nationale pour renforcer les capacités nationales autonomes de décision des égyptiens, et le rapport des forces en faveur du pays.

 

 

Les prochaines élections législatives permettront-elles d’affirmer le poids des forces et des alliances politiques qui inscrivent la relance économique dans une politique de progrès social ?

 

 

 

« Les forces d'opposition ne parlent pas encore d'une seule voix sur les lendemains du référendum », écrit Selim Ferdi dans son intéressante analyse parue dans le Quotidien d’Oran. A suivre…

 

 

 

Saoudi Abdelaziz, 24 décembre 2012

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