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Publié par Saoudi Abdelaziz

Cadres et salariés contestent les choix de Sonatrach à Skikda. Sous le titre "Fermeture du complexe pétrochimique de Skikda et crainte d'impact écologique", l'article de M'hamed Rebah dans Reporters-dz semble confirmer les craintes sur l'avenir de la zone naturelle protégée de Guerbès Sanhadja. Il affirme : "D’anciens cadres de Sonatrach, qui se sont confiés à Reporters, sous couvert de l’anonymat, sont revenus sur l’information concernant la décision de fermeture du complexe pétrochimique de Skikda, en contestant son bien-fondé économique et surtout – c’est ce qui nous intéresse – en affirmant que le mégaprojet envisagé pour le remplacer aura un impact négatif plus grand sur l’environnement que celui du complexe qui sera détruit". De leur côté les syndicalistes rejettent l'argument de non rentabilité à propos de ce complexe CP1K que Sonatrach veut "liquider", ils rappellent dans Liberté l'importance des investissements consentis récemment pour la rénovation des équipements ( depuis 2003 la somme de 100 millions d’euros).

 

 

Dans une lettre au Premier ministre, Smaïn Kouadria, député du PT de Guelma dresse un bilan saisissant de l'échec de la politique industrielle de l'Etat dans sa région. Il écrit notamment: « Jusqu’à quand durera le deux poids, deux mesures ? Et pour combien de temps continueront les gens influents à contrôler les avantages liés à l’investissement sans la réalisation des projets, au moment où nous observons les exclusions des gens expérimentés et qui ont la capacité de réaliser leurs projets ? (...) Des gens ont bénéficié de lots de terrain (cédés à des prix symboliques) et de crédits bancaires dans le cadre de l’investissement, depuis plus de dix ans, et n’ont pas réalisé leurs projets jusqu’à aujourd’hui (...) L’un de ces investisseurs ayant bénéficié des aides de l’Etat dans le cadre de la promotion de l’agriculture à Guelma a fini par transférer l’argent à l’étranger.  Des entrepreneurs ont même bénéficié de nouveaux projets sans avoir réalisé les précédents, explique M. Kouadria, qui dénonce une « violation de la loi du moment que cette dernière ne permet pas l’octroi d’avantages à l’entrepreneur, qui en a déjà bénéficié auparavant sans avoir réalisé le premier projet ». D’autres bénéficient « d’expansion » sans avoir réalisé définitivement le projet. "Les organismes de contrôle portent toute la responsabilité du fait des restrictions administratives et ne pas obliger les entrepreneurs à respecter les cahiers des charges(...) Le Comité d’assistance à la localisation et à la promotion des investissements et de la régulation du foncier (Calpiref), (présidé par le wali de Guelma en personne) est une chasse gardée des autorités. Il y a le passe-droit, les parents, la famille, les cousins et la tribu (...) Les vrais porteurs de projets, qui ont un savoir-faire, sont exclus par le Calpiref, parce qu’ils n’ont pas de connaissances ». « Sur le terrain, ils ont créé à peine 700 postes d’emploi (sur les 20 000 promis) et c’est le groupe Benamor à lui seul qui a créé la majorité de ces postes ".

 

 

 

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