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Publié par Saoudi Abdelaziz

Elections législatives 2012

Elections législatives 2012

Au lendemain des élections, le ministre de l'intérieur malguiste Ould Kablia affirmait sans ciller, comme à son habitude : « En votant FLN, les électeurs ont plébiscité le président de la République, incarnation de la légitimité historique, garant de la sécurité actuelle et source des futures réformes et du changement ». Un commentateur affirme au contraire : "C’est l’histoire du hold-up réalisé par le FLN lors des élections législatives du 10 mai 2012. Ce qui explique qu’au moment où vent de changement souffle sur le monde arabe, et même l’Europe, l’Algérie choisit « démocratiquement » de consolider ses impasses et ses échecs. Un miracle".

Nous publions cette interview triomphaliste, accordée au quotidien Liberté, et quelques réactions de chroniqueurs et éditorialistes.

(Mis en ligne le 16 mai 2012)

Daho Ould Kablia en exclusivité à Liberté


Les électeurs ont plébiscité Bouteflika”

Par Salim Tamani et Mounir B. Liberté, 15 mai 2012

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, revient dans cet entretien accordé en exclusivité à Liberté sur les résultats des dernières législatives.

Liberté : Monsieur le ministre, nous vous retrouvons une semaine après une conférence de presse éprouvante. Est-ce que cet exercice vous a paru difficile ?
Daho Ould Kablia : Ce n’est pas la conférence de presse qui a été éprouvante pour moi. Bien au contraire, depuis ma nomination, j’ai fortement ressenti l’intérêt qu’il y a à communiquer et je l’ai toujours fait de manière directe, avec sincérité et spontanéité dans l’intérêt de ma mission et par respect pour la famille de l’information.
Ce qui a été éprouvant, par contre, c’est la charge énorme du travail lié d’abord à la préparation de cinq textes de loi que j’ai défendus âprement devant le Parlement, puis la mise en œuvre des dispositions de ces lois, notamment celle relative aux partis politiques et celle relative au régime électoral, enfin l’organisation matérielle de la consultation et le suivi de la campagne électorale et du scrutin.

Depuis votre proclamation des résultats des élections législatives, certains partis ont paru s’en satisfaire alors que d’autres crient à la fraude ou à la manipulation des chiffres. Qu’en pensez-vous ?
Il était attendu que les partis politiques et les parties prenantes dans cette consultation allaient réagir de manière différente selon le résultat obtenu.
Ceux qui manifestent le plus fort aujourd’hui sont d’abord les nouveaux partis qui précisément partaient dès le départ avec le moins d’atouts, en raison de handicaps lourds et pénalisants tel le manque de ressources et de moyens, auxquels s’ajoute la faiblesse du discours ou, à l’inverse son excès. Les autres partis critiques, quoique anciens, mieux structurés et relativement ancrés dans la société, ont péché par excès d’optimisme répétant à l’envi des slogans triomphalistes qui relèvent plus de la méthode Coué que de la démarche objective et convaincante.
Mettre leur échec sur le compte de la fraude ou les manipulations est tout à fait normal, mais il faut qu’ils en apportent les preuves et surtout qu’ils les adressent là où la loi les invite à le faire. Pour nous, la réaction des électeurs, des contrôleurs et des observateurs est un signe qu’au-delà des incidents périphériques reconnus et traités, l’élection s’est déroulée globalement de manière honnête et transparente, tout en étant un soulagement largement manifesté par le peuple à l’annonce des résultats.

Avec le recul, comment analysez-vous les nouveaux rapports de force dans la nouvelle APN alors que vous disiez qu’aucun parti n’aura la majorité ? Et comment quantifiez-vous l’apport du président Bouteflika dans le succès de ces élections ?
J’avais effectivement dit que la future Assemblée serait composée d’un nombre important de partis avec des scores en rapport avec le poids de chaque parti.
Je ne me suis pas trompé sur le nombre puisque 26 partis et listes indépendantes y sont représentés mais sur le score, j’avoue que, comme la plupart des observateurs, je ne m’attendais pas à de tels écarts.
Comment l’expliquer ? Avec le recul, on peut avancer quelques pistes. Après le discours du président de la République, les électeurs ont compris qu’il y avait un seul choix politique essentiel à faire soit un projet politique clair, construit sur la paix, la démocratie et la stabilité, soit un projet moins lisible parce que porteur de ruptures préjudiciables à la stabilité et à la continuité.
Cela n’explique pas, pour autant, la victoire écrasante du FLN. Celle-ci est due, à mon avis, à plusieurs raisons. D’abord en votant FLN, les électeurs ont plébiscité le président de la République, incarnation de la légitimité historique, garant de la sécurité actuelle et source des futures réformes et du changement. Ensuite dans les bureaux de vote, il a été bien observé l’embarras sinon l’inquiétude de la plupart des électeurs qui n’avaient plus la capacité d’opter devant un aussi grand nombre de listes, préférant le vote refuge vers des valeurs sûres dont le FLN qui leur semblait en être le meilleur porteur.
Enfin, l’élimination d’un grand nombre de listes (plus d’une cinquantaine avec les indépendants) en raison du pourcentage éliminatoire de 5% a produit un report de voix restantes au plus fort, ce qui a également favorisé le FLN.

Comment voyez-vous l’avenir des formations politiques nouvellement agréées ?
Ce n’était pas une obligation pour ces formations de présenter des candidats au premier scrutin qui a suivi leur création. Ils se sont constitués rapidement sans base militante, sans programme défini et sans moyens. Ils doivent tirer la leçon de leur échec et étudier la possibilité de se développer et se préparer pour les prochaines échéances.
Tout en continuant à donner des agréments si les conditions sont remplies, je pense qu’il n’y a pas de place dans notre pays pour une multitude de micro-partis. Une des solutions pour leur survie serait qu’ils se regroupent en entités viables par des fusions selon leurs affinités.

Quels messages véhiculent, selon vous, le taux d’abstention de 58% ?
En parlant de 58% de taux d’abstention, ce qui est vrai, il faut en relativiser la signification. Dans ce taux, il y a l’abstention volontaire qui est le boycott et l’abstention pour raisons de force majeure qui, elle, est involontaire et peut être liée à des circonstances données : absence d’inscription, personnes en déplacement et d’autres incapables de se déplacer, d’autres pour des raisons sociales (cas de la femme en milieu rural), etc. Nous allons analyser tous ces cas et en tirer les conclusions pour une démarche plus ciblée à l’avenir.
Comment jugez-vous les réactions de la communauté internationale ?
ll La communauté internationale a réagi en affichant presque sa déception de voir que l’Algérie ne bascule pas dans le “printemps” souhaité.
Les dirigeants étrangers ont pris acte, cependant, de la réalité algérienne malgré les trompettes traditionnellement malveillantes de leurs médias, et les uns et les autres n’ont même pas eu l’élégance de souligner le succès de la femme algérienne au Parlement avec un taux de plus de 30% qui est bien supérieur au taux moyen des pays de l’Union européenne.

Liberté a titré récemment “Et maintenant ?” Nous vous renvoyons à ce titre : quel avenir pour le champ politique algérien et quels seront les grands axes des réformes ?
L’avenir pour le champ politique ne peut être que prometteur. Le train des réformes et du changement a été mis sur les rails par le président de la République, les objectifs et les contours ont été précisés lors de son discours de Sétif. “Le peuple et les jeunes en particulier doivent prendre leur destin en main et dessiner leur avenir en conformité avec les valeurs du 1er Novembre 1954 qui prônent l’unification des rangs, la réconciliation et le rejet de l’intolérance et de l’extrémisme.”
Comment ce destin sera-t-il pris en charge ? À mon avis, par la conjugaison des efforts, la concertation, le débat le plus large sur les problèmes vitaux du pays.
L’Assemblée en premier lieu a un rôle à jouer avec toutes les vitalités de sa nouvelle composante. Il n’est pas superflu de souligner que dans cette Assemblée de 462 élus, 424 sont nouveaux, soit 92%, que 57,14% ont moins de 50 ans et que 76,75% sont des universitaires et des postgradués. Toutes les conditions sont donc réunies pour que cette Assemblée prenne la mesure de la responsabilité qui lui a été confiée par le peuple avec comme point d’orgue la révision de la loi fondamentale du pays, à savoir la Constitution.
Le FLN notamment en tant que force prédominante ne doit pas monopoliser la décision. Son succès est plus qu’un encouragement, il est synonyme d’exigence vitale pour accompagner et porter les réformes souhaitées par le président de la République. Le débat doit également continuer en dehors du Parlement.
Les grands dossiers, les grands chantiers, les grands projets doivent être discutés avec tout ce qui peut être représentatif de la volonté populaire. Élus de tous les niveaux, partis et associations, société civile, partenaires professionnels, économiques et sociaux ont leur mot à dire.
C’est de cette seule manière qu’il sera possible de décider et de gérer les affaires du pays de manière consensuelle et positive.

Miracle à Alger

Par Abed Charef, La Nation, 15 mai 2012

Comment, avec dix pour cent des voix, réussit-on à rafler la mise au parlement ? C’est l’histoire du hold-up réalisé par le FLN lors des élections législatives du 10 mai 2012. Ce qui explique qu’au moment où vent de changement souffle sur le monde arabe, et même l’Europe, l’Algérie choisit « démocratiquement » de consolider ses impasses et ses échecs. Un miracle.

Le miracle a eu lieu. Il n’a pas été accompli par une quelconque puissance supérieure, ni par un chef de zaouïa inspiré, même si le vainqueur des élections législatives, Abdelaziz Belkhadem, prend un look qui se rapproche plus du chef de zaouïa que du dirigeant politique. Le miracle est l’œuvre des hommes, des Algériens, qui ont discrètement mis en place un système électoral dont personne n’a anticipé les résultats. C’est donc un formidable tour de passe qui a été réalisé, avec un résultat limpide, tant l’illusion était parfaite. La foule, en transe, n’y a vu que du feu.

Même la très charmante Hilary Clinton s’est laissée séduire. La secrétaire d’Etat américaine s’est en effet félicitée de l’avancée démocratique enregistrée en Algérie lors de ces élections législatives du 10 mai 2012. C’est une "avancée sur la voie de l'Algérie vers des réformes démocratiques", a-t-elle dit, ajoutant que "ces élections --et le nombre élevé de femmes élues-- sont une avancée bienvenue », d’autant plus que le scrutin " a permis aux Algériens d'exprimer leur volonté".

La bénédiction américaine ne donne que plus de relief au miracle algérien, réalisé à l’issue d’une opération géniale. Ou machiavélique. Pour y voir plus clair, il faut revenir quelques mois en arrière, et se replacer dans le contexte de 2011. A ce moment-là, le pouvoir algérien, bousculé par le printemps arabe, promettait quelques réformes pour désamorcer la crise. Mais il était contraint de faire face à quatre défis qui semblaient impossibles à atteindre: organiser des élections acceptables irréprochables, garantir une participation élevée, s’assurer le maintien du pouvoir traditionnel, et séduire les étrangers. Ce qui paraissait impossible il y a six mois a été atteint au-delà de tout espoir.

En reprenant point par point ces objectifs, on relève qu’à l’exception de certaines anomalies qui résultent plus de la déliquescence de l’état qu’une volonté de fraude, le vote s’est déroulé dans des conditions acceptables. Les observateurs de l’Union européenne n’y ont d’ailleurs vu que du feu. Et tous les commentaires émanant de l’étranger sont plutôt flatteurs.

La participation a été de 42 pour cent. Dans l’absolu, le chiffre signifier une certaine désaffection envers la politique. En Algérie, il prend un autre sens. Le chiffre est meilleur que celui de 2007. Il y a donc progrès. Le ministre de l’Intérieur Daho Ould Kablia a beaucoup insisté sur cet élément, et c’est ce que tout le monde aura retenu.

Accès à la télévision durant la campagne électorale, stricte neutralité affichée de l’administration, plaintes contre des ministres supposés avoir enfreint les règles électorales, une commission électorale qui multiplie les mises en garde, tout participait à séduire les observateurs à exprimer leur satisfaction. Certes, le ministère de l’intérieur a bien refusé de donner le fichier électoral, qui relève, selon lui, du secret d’état, certes, des débordements ont été enregistrés, mais rien de significatif n’est venu entacher le déroulement du scrutin.

Tout ceci a été obtenu grâce à des mesures prises en amont, bien avant le vote. Et c’est là que le pouvoir a fait preuve de machiavélisme. Il a réussi à inciter à une participation plus élevée que d’habitude en multipliant les candidatures. Cette décision a eu un effet mécanique : plus de listes, donc plus de clientèles, plus de participation, etc.

Autre exploit réussi par le pouvoir : empêcher que l’augmentation de la participation n’influe sur les résultats du vote, à un moment où la rue a tendance à exprimer son ras-le-bol et sa défiance envers le pouvoir. Mieux, l’augmentation de la participation doit, si possible, consolider le pouvoir en place, à travers les partis de l’Alliance présidentielle, FLN, RND et Hamas. Comment ? En faisant en sorte que les nouveaux votants, ceux risquent de voter pour des candidats autres que ceux du pouvoir, le fassent pour rien. C’’est ce qui a été fait avec la règle des cinq pour cent.

Prenons le cas d’une wilaya précise, Aïn-Defla, où il y a 440.000 inscrits. Le nombre de votants s’est élevé à 190.000. Il y avait 50 listes au total. 47 d’entre elles ont obtenu entre quelques centaines et sept mille voix. Elles n’ont pas atteint le seuil des cinq pour cent, et elles ont donc été éliminées. Au final, ce sont donc plus de 100.000 voix, réparties entre 47 listes, qui ont été exclues. Il restait à distribuer les dix sièges entre trois partis qui, ensemble, ont obtenu moins de 40.000 voix !

Toujours à Aïn-Defla, le FLN a obtenu 18.000 voix, soit dix pour cent des suffrages exprimés. Avec ce résultat, il a raflé cinq sièges sur les dix mis en jeu. C’est le miracle FLN : comment remporter la moitié des sièges du parlement avec seulement dix pour cent des voix !

Le dispositif mis en place a donc pleinement rempli son rôle. Il ne reste plus qu’à en gérer quelques petits effets secondaires indésirables : comment gérer tous les nouveaux partis qui ont été agréés pour pousser la participation vers le haut ? Comment gérer les clientèles qui s’estiment flouées ? Comment transformer un conglomérat de députés en un vrai parlement?
Mais ce sont là des questions qui seront abordées plus tard.

Pour l’heure, il faut savourer la victoire, et apprécier le miracle réalisé par Daho Ould Kablia.

 

Scènes d'eux
 

par El-Guellil, Le Quotidien d’Oran, 16 mai 2012

Son parti a fait un mauvais score aux dernières législatives. Du coup, il déclare, fracassant les tympans : « Ce ne sont pas des élections mais une pièce de théâtre électorale » ! Quelle trouvaille ! Ce cher politicien, aussi grand que son ombre quand le soleil est à son zénith, « hada ma djab Allah », a découvert le fil à couper le beurre. Non seulement cet éminent personnage politique participe au casting électoral, accepte de se prêter au jeu mais, heureux d'être retenu dans la distribution, il accepte de répéter sous la direction d'un metteur en scène à l'intérieur de décors dessinés et conçus par son équipe. Il répète. Il donne la réplique. Il s'installe dans son rôle et, comme un véritable acteur, il se met dans les circonstances et les situations créées par son discours, incarnant un personnage pour un regard extérieur (les électeurs), dans un temps et un espace limités (la campagne). Si ce n'est pas ça la définition du théâtre, c'est qu'il n'a rien compris à la politique.

Il est vrai que ce monsieur, fin politicien, avait misé sur cette période de printemps arabes. Mais là aussi, il y a théâtralisation. Sachant que les périodes révolutionnaires, périodes d'inversion et de flottement du pouvoir, font également appel aux mises en scène, parfois macabres lorsque la tête des «ennemis du peuple» se promène au bout d'une pique.

Les révolutions populaires sont particulièrement intéressantes du point de vue de la mise en scène, car le peuple devenant momentanément détenteur du pouvoir, on assiste à une inversion des représentations qui puisent leurs motifs aux sources du carnaval. Mais faut-il que ces révolutions soient effectivement populaires, qu'elles ne soient pas dictées ou mises en situation par des acteurs externes.

Monsieur le fin politicien, soyez certain que le peuple n'a jamais fait dans la mise en scène, il a toujours préféré l'improvisation. Acteur, il le sera un jour et spectateur forcé vous le serez, si vous êtes toujours là. Car le silence de la majorité qui a refusé l'invitation aux urnes en dit long sur les prochaines représentations.

L’Algérie est un village Potemkine

Par Maamar Farah, Le Soir d’Algérie, 16 mai 2012

Dans la Russie ancienne, le prince Potemkine cachait à Catherine II la misère de la Russie en lui faisant traverser de faux villages paysans. L'expression «village Potemkine» a ensuite désigné les capacités de dissimulation et de camouflage de la réalité par un régime donné.
L’Algérie de nos jours est devenue un vrai village Potemkine. Les organes de force se sont substitués au peuple en bonne conscience, décidant pour lui, éliminant toute concurrence jugée dangereuse et mettant en place des pseudo-contrepoids, des institutions sans capacités de décision, ni de sanction. Un Parlement pseudo-pluraliste, des pseudo-élections, une pseudo-justice, des médias pseudo-indépendants. A tous points de vue, c'est un village Potemkine. Tahir Ahmed-Ouahbi (Oum-El- Bouaghi)

 Soupe froide et lendemains chauds

 Par Chawki Amari, El Watan, 16 mai 2012

 C’est dans l’air, on sent comme un malaise. Plusieurs partis, dont le RND et le FFS, ont du mal à analyser les résultats des élections, parlant à mots couverts, prudents et gênés, pendant que les autres crient à la fraude. Ensuite, le parti pris ouvert du président Bouteflika qui, en poussant le FLN, a aussi poussé Abdelaziz Belkhadem à rester en poste, voire à lui succéder en 2014. Les ministres milliardaires sont encore au pouvoir et les agents agréés des lobbies mafieux ont repris du service, avec le costume élégant de députés.

 Si l’on ajoute les émeutes qui reprennent et les mouvements sociaux qui se réactivent comme pour démentir le score stupéfiant du FLN, il y a de la gêne, perceptible et bien présente. Comme si tous les invités à dîner sentaient que quelque chose ne va pas dans le service, ou que la viande a un goût de congelé, l’ambiance s’est d’un seul coup cassée, immédiatement après la fête prévue et l’extinction des lumières. Dans cet assemblage de convives plus ou moins invités au festin, il n’y a finalement que l’hôte de la fastueuse réception, en l’occurrence DOK, le ministre de l’Intérieur, qui se sent bien et mange tranquillement son assiette, voire celle de ses voisins. Entre deux bouchées, il a confirmé que les élections ont été propres et honnêtes, éludant les questions sensibles, fichier électoral et autres irrégularités concernant le dépouillement.

 Servant une soupe sans goût, le ministre vient d’expliquer l’ahurissant score du FLN (218 sièges là où même Belkhadem n’en prévoyait que 150) par le système électoral adopté ; celui-ci aurait favorisé le FLN, alors que quelques jours avant le scrutin, DOK disait exactement le contraire, que le système électoral ne donnera aucune majorité et favorisera les petits partis. Nous avons, bien sûr, les dirigeants que nous méritons. Mais sommes-nous obligés de manger les plats que nous n’avons pas commandés ?

 

 

 

 

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