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Publié par Saoudi Abdelaziz

FLN-RND : les vases communicants. Les contestataires au sein du FLN interrogés par El Watan : « Exceptionnellement, dans les régions où nous n’avons pas de listes crédibles, nous allons faire campagne pour les courants nationalistes», indique Kamel Rezgui. Quels sont les partis nationalistes ? S’agit-il du RND ? «Oui, nous voterons pour les listes RND si cela s’impose pour faire barrage aux partis islamistes».

 

La Cnsel regrette que toutes ses propositions n'aient pas été prises en compte par les institutions de l'État, notamment le ministère de l'Intérieur. Ce qui pourrait “influencer négativement le déroulement des élections et la campagne électorale”.

 

Après deux jours de grève des enseignants du secondaire, le chef du gouvernement a accepté hier les revendications. Le SNTE décide de geler la grève prévue aujourd’hui tandis que le Cnapest, qui conduit la grève en cours, doit soumettre un rapport à son conseil national pour décider de la suite.

 

Les greffiers ont poursuivi, hier, leur mouvement de grève de trois jours déclenché mardi à travers tout le territoire national. Les tribunaux sont paralysés Des fonctionnaires du conseil d’État et de la Cour suprême sont venus renforcer les rangs des grévistes.
En dépit des pressions multiples et des menaces de licenciement, les greffiers ne lâchent pas prise et se disent décidés à aller jusqu’au bout de leur combat.

 

80 chercheurs des centres de recherche nucléaire d'Alger et Draria ont observé, hier en matinée, un sit-in devant le siège du Commissariat de l’énergie atomique (Comena), situé au boulevard Frantz-Fanon, à Alger. Brandissant des banderolles, ils refusent la “démarche unilatérale” du Comena dans la confection de leur statut.

 

Contre l’ingérence de la direction dans les affaires syndicales, le syndicat d’entreprise de l’EGSA, gérant les aéroports algériens, menace d’appeler à la grève si la direction persiste à “passer outre les lois de la République”. Cette prise de position est sans doute la conséquence du mouvement engagé à la base :  grève de la faim enregistrée à Oran et à Tiaret, alors qu’à Constantine, les travailleurs auraient, selon Liberté, interdit au DG l’accès à l’aéroport en guise de protestation.


 

Elections législatives : le sens des réalités

 

Par Hassane Zerrouky

 

Le moins qu’on puisse dire est que les élections législatives ne suscitent pas l’engouement escompté. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé.

Le ministère des Affaires religieuses a instruit les mosquées pour que les fidèles se rendent aux urnes alors que la loi interdit toute instrumentalisation de la religion et des lieux de culte à des fins politiques. Allez comprendre ! L’ENTV est mise à contribution. Outre les spots publicitaires incitant le citoyen à accomplir son devoir électoral, les journaux télévisés dans les trois langues (arabe, amazigh et français) ouvrent invariablement sur cette échéance et couvrent l’activité partisane en montrant des électeurs sagement assis à écouter des dirigeants de partis.

 

Même l’entrée en lice du FFS, la création d’une «Alliance verte» destinée à regrouper sous une seule et unique bannière les partis islamistes, les appels du pied à les rejoindre par certains d’entre eux à ce qu’il reste de la base de l’ex-FIS, la légalisation de nouveaux et nombreux partis, n’ont pas provoqué ce déclic nécessaire propre à faire bouger l’opinion publique. Et comme cela ne semble pas suffire, Farouk Ksentini, le président de la Commission consultative chargée des droits de l’Homme, croit avoir trouvé la solution : il a proposé de rendre le vote obligatoire quand, par ailleurs, des voix agitent la menace islamiste en cas de faible participation aux urnes ! Outre la manière dont le gouvernement a fait adopter presque sans débat les lois électorales par une APN qui a passé son temps à voter les yeux fermés tout ce que proposait l’exécutif, il faut bien se rendre à l’évidence : pour une majorité d’Algériens, ce Parlement, élu par moins de 30% des électeurs inscrits, souffre d’emblée d’un déficit criant de représentativité. Les Algériens ne sont pas dupes.

 

Comment peut-on les convaincre et les intéresser à la chose publique et politique quand, par ailleurs, on vote des lois interdisant tout rassemblement public dans les rues, des lois visant à réduire la société civile à moins que rien ? Et quand par ailleurs, on durcit la loi sur l’information et que se multiplient les atteintes au droit à l’exercice syndical ! Pour le commun des électeurs, l’abrogation de l’état d’urgence n’a pas modifié la situation en matière de libertés. Seul l’activisme religieux salafiste semble échapper aux interdits limitant l’activisme politique de l’opposition et des associations non islamiques. Autre particularité de ce scrutin auquel tient le pouvoir : à ce jour, les Algériens ne savent toujours rien de ce que proposent concrètement les partis politiques. On a beau feuilleter la presse, on ne trouve que peu de choses. Mais, fait unique et propre sans doute à l’Algérie, certaines formations – FLN, RND – ont décidé de ne dévoiler leur programme qu’au début de la campagne électorale, soit le 15 avril ! Tout ce qu’on sait selon des sources proches des dossiers, citées par certains journaux, est que le programme du FLN contiendrait plus de 100 mesures économiques et que craignant le plagiat, le RND rendra public le sien aux alentours du 15 avril.

 

Et pour les autres, qu’en est-il ? S’agissant des partis islamistes, il n’y a rien à se mettre sous la dent sinon des propositions s’inscrivant dans cette vision d’un islam docile conciliant le religieux et le néo-libéralisme, et ce, quand ils ne menacent pas de boycotter le scrutin. Le prétexte est tout trouvé : les fraudes auraient commencé avec l'inscription massive de militaires sur les listes électorales après la fin des délais réglementaires. En fait, ils se sont rendu compte, en dépit du coup de pouce des Qataris et de leur chaîne Al Jazeera, que le «printemps dit arabe», censé se traduire par une déferlante islamiste comme cela s’est vu en Egypte et à un degré moindre en Tunisie, risque de n’avoir pas lieu, les enjeux étant ailleurs ! Et ce n’est pas en présentant des candidates en niqab qu’on trompera les Algériens.

 

Sauf si, pour satisfaire Mme Clinton et le lobby pro-islamiste américain, des cercles du pouvoir s’amusaient à tenter le diable en jouant la carte d’une improbable union nationale agrégeant tous les courants islamistes et islamo-nationalistes… à des fins de préservation d’un système sous perfusion depuis des années.

Hassan Zerrouky, 12 avril 2012. Le Soir d’Algérie

 

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