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Publié par Saoudi Abdelaziz

Antar Daoud n’y croit toujours pas

 

 

 

 

«...A voté», déjà !

 

 

Reprenons: les candidats aux prochaines élections sont filtrés par «l'Administration», alias le système, alias le Pouvoir, alias pas nous mais eux. Ensuite les candidats sont interrogés par la police et la gendarmerie avant de se faire élire, alors qu'il faut le faire après leur mandat selon la loi de déclaration de patrimoine. Ensuite, on valide et on rejette et on exclut selon soi, selon le wali qui a, de par la loi, le pouvoir discrétionnaire de rejeter une candidature (on nous l'a cachée, cette loi). Ensuite, on achète des urnes transparentes à quelque 200 millions de dollars (les anciennes ne l'étaient pas ?). Et ensuite, quand tout sera fait et défait et refait, on vous appellera pour voter, c'est-à-dire valider.

 

Reprenons donc: le vote est un choix mais on n'a pas le choix de ne pas voter, ni même de parler de ne pas voter. Le MJIC, Mouvement de la jeunesse indépendante pour le changement, a vu certains de ses membres arrêtés à Alger parce qu'ils distribuaient des tracts appelant à ne pas voter. La raison ? Le vote n'est pas un choix mais c'est un choix obligatoire de le choisir et de voter. Absurde. La raison ? Evidente: le vote est destiné à l'exportation, comme certaines dattes du Sud. Pas le choix des électeurs mais le taux de participation. C'est d'ailleurs un référendum, un plébiscite des «réformes». Ensuite, c'est un mouvement de jeunes et le vote, le prochain, est un choix de vieux. Du système vieux, de ses vieux, de sa vieillesse, de l'emploi de vieux et du vieillissement précoce de la population assise entre la ride et l'évocation. Il y a dans l'arrestation de ces militants du biologique, du politique. Du persistant contre le naissant. De la relique contre le nouveau monde.


Donc Bouazizi est mort, Kadhafi aussi, Moubarak presque, Ali Salah un peu, Bachar déjà, Benali absolument, mais ici, chez nous, rien. Rien n'a changé. Les mêmes méthodes, la même propagande, les mêmes interdictions de dire non ou de dire que je vote autrement, la même administration qui vote et signe avant le peuple, le même jeu de liste et d'ailleurs les mêmes partis mais avec d'autres sigles et les mêmes pouvoirs accordés au wali et ôtés des mains du peuple. On ne démocratise pas un système avec un discours. D'ailleurs c'est l'une des étonnantes croyances de l'ancienne génération au pouvoir: croire que donner des instructions suffit pour provoquer la pluie. Croire que «jurer» est «changer». Le système actuel n'acceptera que ce qu'il voudra. Le vôtre est contrôlé, balisé, fixé. On aurait pu croire que c'est un vote si on avait le droit de dire que je ne veux pas voter mais ce n'est pas le cas. Un ancien membre du Conseil constitutionnel l'a même expliqué à l'ENTV: ceux qui ne votent pas sont des hors-la-loi, des repris de justice et on peut les retrouver, à partir du 11 mai, car ils n'auront pas d'encre noire sur l'index gauche. «A voté» est déjà tamponné sur certains dos. Beaucoup.

 

Antar Daoud, 4 avril 2012. Le Quotidien d’Oran

 

 

« Les Algériens se passionnent beaucoup plus pour l’élection présidentielle française dont ils suivent les chauds débats et les analyses via la parabole que pour les législatives en Algérie,  écrit Omar Berbiche, l’éditorialiste d’El Watan. Alors que là, on scrute les cotes de popularité des principaux candidats les mieux placés dans la course électorale et les intentions de vote comme on surveillerait le lait sur le feu, on fait ici, chez nous, paradoxalement, peu de cas de ce qui se dit et se fait dans la perspective de la tenue du prochain scrutin. A quelques semaines du scrutin, il n’y a pour l’heure, dans le débat public de précampagne, aucun signe annonciateur d’une fièvre électorale qui crédibiliserait cette élection ».

 

 

 

Le docteur Rabah Naït Abdallah a déjà fait son choix

 

Dans une contribution publiée hier dans La nation.info, il écrit :

 

« Si, par exemple, je me réfère à la liste du FFS dans la wilaya d’Alger où j’habite, et à celle dans la wilaya de Constantine où je suis né et ai grandi, j’estime que les têtes de liste correspondent bien à un choix des plus judicieux.


Mademoiselle Ouijdane HAMROUCHE, jeune universitaire, occupe la tête de liste FFS, dans la prochaine compétition électorale des législatives, à la wilaya de Constantine. Elle est issue d’une famille patriotique nationaliste, de mon quartier, à l’instar des Hamrouchi, Hannach, Kermani, Boumedous, entre autres valeureuses familles bien de chez nous.

Maître Mustapha BOUCHACHI est classé tête de liste FFS, à la wilaya d’Alger. Cet avocat et intellectuel engagé, préside la célèbre Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, (LADDH) créée par maître ALI YAHIA Abdennour qui y est actuellement élu président d’honneur. Il fait partie du collectif des courageux avocats, défenseurs bénévoles des causes justes et que de nombre de militants FFS qui étaient estés, trop souvent, en justice par les tenants du régime despotique, corrupteur et destructeur. L’immunité parlementaire, que lui garantira désormais le statut de député, tout au long de cette singulière mandature des législatives du 10 mai prochain, où le FFS assurera une « participation tactique », permettra à l’éminent avocat d’oser encore plus et d’aller plus loin dans l’accomplissement consciencieux de sa noble mission. Hocine AÏT AHMED disait, dans sa décisive intervention du 2 mars 2012 : « Je considère que la participation à ces élections est une nécessité tactique pour le FFS, qui s’inscrit en droite ligne de notre stratégie de construction pacifique de l’alternative démocratique à ce régime despotique, destructeur et corrompu. ». Maître BOUCHACHI aura, ainsi, les coudées franches pour dénoncer toutes les dérives juridiques, liberticides et antidémocratiques du Système au pouvoir de la RADP, et proposer, en même temps, des solutions salutaires pour le devenir de la liberté de notre peuple et de notre pays, ainsi que pour sa souveraineté sur ses richesses humaines, matérielles et immatérielles. »


Le Mouvement social en campagne

 

 

 

 

Des étudiants en biotechnique occupent les locaux à Oran. Aucun responsable ne s'étant manifesté, a u troisième jour de leur grève, les étudiants en master filière biotechnologie, de l'université des Sciences et de la Technologie (USTO) d’Oran ont fermé leur département et interdit l'accès au personnel de l'administration et aux enseignants.

 

La semaine prochaine, série de grèves dans l’Education nationale. Les corps communs et les ouvriers ouvrent cette semaine revendicative, le dimanche 8 avril, à l’appel de la Snte et de l’Unpef. Le 10 avril les enseignants prennent le relai à l’appel du Cnapest, tandis que pour le 12 avril, c’est le Snte qui a appelé hier au débrayage et “avertit l’administration des conséquences de toute tentative de pression ou d’intimidation car le recours à la grève est un droit constitutionnel et légal”. La même exigence traverse les actions revendicatives des différents syndicats : le gouvernement doit associer plus sérieusement les syndicats à l’élaboration des statuts et des textes d’application.

 

Des employés de banque contre le despotisme. Les travailleurs du réseau Cnep-banque de la wilaya de Tizi Ouzou ont observé, hier, une demi-journée de protestation, suivie d’un sit-in devant le siège de leur direction. La section syndicale l’UGTA dénonce dans une déclaration “le comportement tyrannique et despotique du directeur du réseau”.

 

 

Les 320 élèves du lycée polyvalent de Tizi Ghennif (Tizi-Ouzou) refusent de rejoindre les classes depuis dimanche dernier, premier jour de retour des vacances de printemps. Ils réclament le départ immédiat du censeur, à qui ils reprochent «son comportement indigne».

 

 

 

Les « oubliés du relogement » se sont rassemblés sur la grande artère du quartier « El-Hamri » à Oran. Une quarantaine de personnes, principalement des femmes, des mères de familles, habitants de bidonvilles, à qui l’administration avait fait des promesses formelles de relogement puis les a finalement « oubliés » dans les listes de pré-affectation établies par le service urbain d’El Hamri.



Sous le slogan «Fini les promesses, on veut du concret !», des parents d’élèves, des enseignants et les travailleurs du lycée d’Adekar ont procédé, avant-hier, à la fermeture du siège de la direction de wilaya de Béjaïa. Revendications : mauvaises conditions de restauration, travaux d’étanchéité qui s’éternisent, absence des moyens de chauffage, retards dans la mise en œuvre du projet de construction de six classes, et d’un nouveau lycée à Adekar.

 

Les propriétaires des fusils de chasse reviennent à la charge à Bouira
Hier, des dizaines de propriétaires des fusils de chasse se sont donné rendez-vous à la place des Martyrs de Bouira pour une marche pacifique vers le siège de la wilaya afin de rappeler au wali ses derniers engagements concernant la restitution de leurs armes.

 

Les travailleurs de l’unité d’El-Kseur du groupe des entreprises de la construction de l’Est, relevant du GETIC de Sétif (ex-EPBTP), ont fermé la RN26, afin d’exiger la réintégration immédiate des salariés, suspendus arbitrairement par le directeur des ressources humaines (DRH), et le départ inconditionnel de ce dernier.

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