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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

« Le citoyen lambda lui ne donne nullement l'impression de s'intéresser à ce que font et disent les partis en lice, sauf quand de croustillantes rumeurs lui parviennent les concernant ». écrit Kharroubi Habib dans son analyse du jour dans le Quotidien d’Oran qui est intitulée « Une ébauche de campagne électorale sans fièvre ».

 

 

Réda Hamiani semble avoir ses préférences. Il annonce l’intention du FCE de se réunir avec les chefs de partis politiques pour leur soumettre des propositions pour sortir l'économie de sa dépendance vis‑à‑vis des hydrocarbures. Réda Hamiani glisse à cette occasion une confidence que la presse, qui ne manque pas de la répercuter vers les électeurs : « on a reçu une lettre très chaleureuse de la part du Premier ministre»…qui est aussi le chef d’un des partis en lice aux élections, semble oublier le patron des patrons.

 

Les boycotteurs soumis aux questions : “Ils nous ont posé toutes sortes de questions, notre fonction, le rôle du mouvement, les raisons de sa création, les raisons du boycott”. Les six membres du Mouvement de la jeunesse indépendante pour le changement (MJIC), arrêtés hier près de la Grande-Poste, en plein cœur d’Alger, alors qu’ils distribuaient des tracts appelant au boycott, ont été relâchés en fin d’après-midi, après avoir subi un long interrogatoire.

 

Le Parti socialiste des travailleurs (PST) qui présente des candidats dans six wilayas, a appelé, ce lundi 2 avril, la population à se mobiliser contre la fraude. « Les conditions dans lesquelles se tiendront ces joutes électorales sont forcément déloyales » dans la mesure où les médias sont toujours verrouillés, les espaces publics fermés et les manifestations réprimées. Le PST affirme ne se faire aucune d’illusion sur la portée du scrutin, qu’il veut utiliser pour faire de la propagande : «Seules nos luttes peuvent stopper le cours libéral suicidaire, imposer des espaces de libertés et satisfaire nos besoins socio‑économiques ». Au cours d’une conférence de presse le nouveau secrétaire général du PST a par ailleurs affirmé : «Nous sommes le seul parti qui représente le courant de gauche en Algérie ».

 

Les mots du jour. «Si un parti islamiste arrivait au pouvoir en Algérie, il chômerait ! Tout a déjà été fait par le pouvoir en place !» Saïd Sadi. (El Watan ).

“Il faut montrer aux ennemis de l’Algérie que nous sommes civilisés”. Abdelkader Ouali, secrétaire général du ministère de l’Intérieur, à propos des élections. (Liberté)

 

La sardine à 35 dinars. Au cours d’une conférence de presse organisée par l'Alliance verte le président du parti El Islah, Hamlaoui Akkouchi a affirmé : «Si notre alliance accède au pouvoir, nous fixerons le prix de la sardine à 35 dinars, le prix des lentilles à 60 DA» (L’Expression).

 

 

Le mouvement social en campagne

 

 

Les travailleurs de la formation professionnelle sont en grève depuis dimanche. Leurs revendications : actualisation de la prime de départ à la retraite, amendement du statut particulier, primes de panier et de mission, gel des promotions, retards dans le paiement des salaires. Les grévistes soulèvent le problème de l’utilisation des fonds des Œuvres  sociales qui n’ont pas bénéficié aux salariés qui, en contrepartie de leurs cotisations, n'ont bénéficié ni de logements ni de crédits.

 

Les fonctionnaires du Commissariat à l'énergie atomique (Comena), y compris les chercheurs et ingénieurs, ont observé hier un sit-in devant le ministère de l'Energie et des Mines. C’est le dixième rassemblement depuis le début de l’année. Les protestataires revendiquent l'ouverture d'un dialogue sérieux avec la tutelle. Exprimant leur craintes sur « l’avenir du secteur nucléaire en Algérie », ils affirment : « Le Comena n'a pas de statut. Il n'est géré ni par la loi 90-11 relative à la Fonction publique, ni par la loi 06-03 relative à la convention collective». (Le Temps d’Algérie)


Trois travailleurs observent une grève de la faim pour les libertés syndicales. Cela se passe à l'Entreprise de gestion des aéroports de l'Ouest (EGSAO), où ces syndicalistes exigent de la direction générale la réintégration de leurs collègues licenciés abusivement et la reconnaissance du nouveau syndicat d'entreprise élu le 19 janvier dernier..

Grève-SOS pour sauver l’hôpital de Tenès. Les travailleurs du centre hospitalier Ahmed- Bouras de Ténès, ont entamé une grève illimitée. Ils réclament une commission d’enquête ministérielle sur la crise de gestion de l’hôpital. La direction répond par des menaces de licenciement.  


25 médecins résidents de l'EHS de gynéco-obstétrique de Sidi Bel-Abbès ont déposé hier un préavis de grève. A partir de demain, ils n’assureront que les urgences. Le service ne dispose plus de produits anesthésiques. Dans le document qu’ils ont signé ils écrivent : « On est paralysé même dans le service des urgences, et on n'a même pas le strict minimum pour prendre en charge les malades, notamment les accouchements par césarienne, une situation qu'on refuse de continuer à supporter sachant qu'il s'agit d'abord de la vie des personnes »

 

Les retraités de la région de Hassi-R’mel dénoncent dans une lettre publiée par Le Soir d’Algérie les agissements arbitraires et unilatéraux du directeur régional de Sonatrach/DP. « Toutes ces actions diaboliques et mesquines ne font que dévoiler une hogra et une rancœur incalculables que voue ce manager envers les retraités de la région de SH/DP/Hassi-R’mel, afin de montrer son dévouement à sa hiérarchie pour prétendre aux galons supérieurs ou à une place au paradis, et ce, parce que nous avons osé revendiquer notre droit de cession de logements dits de fonction au même titre que nos collègues du Nord ».

 

Ils menacent de manifester le 10 mai. Respecter l’Etat de droit, c’est ce demandent les contestataires des listes d'attribution de logements sociaux de la commune de Hassi Bounif (Oran), qui se sont rassemblés hier devant le siège de la wilaya pour dénoncer les irrégularités, notamment l’usage de faux certificats de résidence. Ils doutent de l'impartialité de la commission d'enquête de la daïra, exigent d'être reçus par le wali et menacent de manifester… le 10 mai

 

 

GROS PLAN

 

Interview à El Chourouk de Mostefa Bouchachi candidat du FFS à Alger

 

par Nouara Bachouche (Traduction Jugurtha Abou)

 

Vous conduisez la liste d’Alger devant des personnalités connues par leur ancrage au sein du FFS, comment et sur quelle base s’est fait le choix ?

Les frères du Front des Forces Socialistes m’ont contacté et m’ont convaincu que le militantisme peut se faire dans plusieurs endroits, entre autres à l’APN, ça d’une part. D’autre part, ma candidature au sein du FFS est dictée par ma forte croyance que les principes et les positions pour lesquels je milite depuis longtemps convergent avec ceux portés par ce parti depuis près de cinquante ans, notamment le volet concernant l’idéal démocratique, l’Etat de droit et la justice sociale. Toutes ces raisons ont fait que je me porte candidat sur la liste du FFS.

Votre décision de participer aux élections législatives signifie-t-elle que le changement par la rue a échoué ?

Le militantisme pour le changement doit être pacifique et serein, et prend plusieurs formes. Les espaces que nous prendrons à l’intérieur des institutions peut être un des points de départ pour un changement pacifique à même de garantir la dignité et la liberté des citoyens.

 

Après un boycott de plus de quinze ans, le FFS renoue avec les législatives, êtes-vous d’accord avec ceux qui disent que cette participation survient après des négociations avec le pouvoir ?

La participation du FFS à ces élections est considérée comme un fait stratégique, aussi, je crois que lorsque le FFS a décidé de prendre part aux législatives a voulu à travers cela sauver l’Algérie, et non le pouvoir. Le parti est connu pour son opposition au système depuis belle lurette, et je ne pense pas qu’il ait négocié quoi que ce soit, surtout que le président Hocine AIT AHMED a lors de l’annonce de la participation, souligné que celle-ci est une nécessité tactique pour le parti, car cadrant avec notre stratégie de constituer une alternative démocratique pacifique. Il a par ailleurs insisté sur le fait que la participation au scrutin de mai prochain après les boycotts des législatives de 2002 et de 2007, n’a pas pour but d’atteindre un nombre défini de sièges au parlement, mais plutôt une occasion de relancer le dynamisme politique et pacifique du parti et du peuple en même temps, et ce, au moment où le pays connait une sorte de gel. D’autre part, je voudrai dire plutôt insister sur le fait que le FFS n’est jamais rentré dans aucune forme de contact ou négociation avec le système. C’est un parti qui a milité pour les principes et pour la démocratie, et n’a jamais participé à une manœuvre de ce genre. L’histoire de Hocine AIT AHMED et avec lui, celle du FFS, ne le permettront jamais étant donné que c’est un parti responsable jouissant d’une grande maturité politique.

 

Votre engagement dans les élections et votre démission de la LADDH ne signifient-ils pas que vous avez délaissé le combat pour la défense des droits de l’Homme ?

Premièrement, je n’ai pas démissionné de la tête de cette ligue, et jusqu’à l’heure actuelle, je n’ai pas déposé ma démission comme l’ont rapporté certains organes d’informations sur le net. La décision de quitter la tête de la LADDH sera avant tout un geste d’éthique et de respect à ce poste, et bien sûr, elle sera un point à l’ordre du jour du conseil national extraordinaire de la ligue qui se tiendra prochainement. D’un autre coté, j’affirme que je n’ai pas délaissé la lutte pour la défense des droits de l’Homme, et que je ne la délaisserai jamais, car avant de m’engager dans la course électorale, j’ai pris attache avec plusieurs militants de la ligue et avec un groupe d’intellectuels qui m’ont confirmé que l’APN pourra servir de tribune pour la défense de ces droits.

 

Pensez-vous que la prochaine assemble sera une constituante, ou au contraire, semblable que ses précédentes?

Bien sûr que je ne le sais pas et que je ne peux pas le deviner, mais nous verrons bien la composante humaine du prochain parlement. Malgré ça, je crois que le si le peuple algérien choisit les hommes et les femmes fidèles, ça sera le début d’un départ pour un véritable changement en Algérie. Bien sûr, cela n’aboutira qu’au prix d’une véritable lutte de toute la composante, indépendamment des couleurs politiques représentées.

 

Pensez-vous que les garanties que le pouvoir a données sont suffisantes pour l’organisation d’élections honnêtes?

Il est certain que le pouvoir a beaucoup parlé sur l’honnêteté des élections, avant chaque rendez-vous électoral et que les expériences précédentes ont prouvé le contraire. Mais cette fois-ci, je pense que vu le vent de changement ayant soufflé sur la région, le pouvoir sera plus vigilant quant à l’honnêteté du scrutin et sa transparence totale. Nous demandons aux autorités d’oeuvrer à plus de dialogue et d’ouverture afin d’amener le pays vers le changement et y assurer la liberté d’expression.

 

Quel est votre commentaire au sujet des enquêtes subis par les candidats dans les locaux des services de sécurité ?

La loi a défini les conditions d’éligibilité et les documents nécessaires au dossier de chaque candidat aux élections. Il n’est donc pas permis aux services de sécurité de convoquer les candidats pour enquêter à leur sujet et leur faire subir des interrogatoires en prévision des élections prévues le 10 mai prochain, malgré le fait que ces enquêtes soient présentées sous un angle administratif. Evidemment, ce procédé est hors-la-loi et est considéré comme une sorte de provocation et de pression indirecte pouvant porter un coup sur la crédibilité et la transparence de l’opération électorale, c’est en effet un des comportements de la police politique.

 

Quels sont les partis que vous voyez proches de vous ou avec qui vous ferez alliance après les élections?

Désolé, je ne peux répondre à cette question au moment actuel, mais il faut retourner à l’avis du parti, car lui seul décidera à ce sujet.

Propos recueillis par Nouara Bachouche pour El Chourouk (Traduction Jugurtha Abou)

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