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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

« Front du salut ». Précisant son point de vue sur la tenue des élections que nous avons publié avant-hier, Sadek Hadjerès revient sur les enjeux nationaux et mondiaux actuels. L’ancien secrétaire général du Pags écrit notamment : «Le moment est venu, plus que jamais, d’agir pour un Front du Salut qui dans l’état actuel ne pourrait être ni islamiste, ni laïciste, ni libéral ni socialiste, mais ne peut être que plus largement et avant tout : National, Démocratique, Social et Souverainiste ». Social Algérie

 

LE FFS est (trop ?) discret. Dans la rubrique « Actualité » de son site officiel du FFS, le dernier article publié date du… 17 février. Les autres blogs liés à ce parti distillent de maigres échos. En dehors du communiqué d’hier de Amar Laskri contre les interrogatoires de candidats par la police (voir sur le blog), les médias parlent peu du FFS. Ils bruissent des propos et initiatives des partis concurrentes, mais peu d’échos des prise de positions du « plus vieux parti d’opposition » dont la participation aux élections a fait la une pendant plusieurs semaines. Maintenant que c’est fait, les journaux nationaux et locaux donnent peu d’informations sur ses candidats. Ils sont par contre prolixes sur ceux des autres formations, désignés il est vrai souvent d’une manière rocambolesque, propice au traitement journalistique qu’affectionnent la plupart des patrons de presse à Alger (en plus des pleines pages de pub des concessionnaires autos et autres opérateurs de téléphonie mobile). Boycott de la presse ou discrétion voulue, les lecteurs de journaux et les navigateurs du net ne savent pour l’instant pas grand chose des candidats, du programme électoral et des propositions de ce parti pour faire face aux impasses. Les communicants du FFS nous réservent-ils une surprise ?

 

Elections en chiffres. 21 millions d'électeurs, 2053 listes dont 211 indépendantes. 44 partis politiques participants. 25.800 candidats dont 7646 femmes, soit environ un tiers.  

 

Bouteflika nomme le ministre de la Justice à la tête du Conseil constitutionnel. Mounir B. note les liens d’allégeance au chef de l’Etat du président promu et écrit dans Liberté ce matin : « Ainsi, le président Bouteflika opère un changement crucial à 40 jours des élections législatives où le rôle du conseil constitutionnel sera particulièrement scruté ». (Liberté)

 

 

Les listes indépendantes sont soit pléthoriques, soit carrément bloquées sous des prétextes bureaucratiques.

 

Quelles sont les critères des stratèges électoraux de M. Oul-Kablia pour donner le feu vert à leurs relais locaux? Pour faire invalider des listes indépendantes comme à Tiaret, Oum-el-Bouaghi, Chlef ou Constantine, ou faire en sorte qu’aucune liste non partisane n’émerge à Sétif ou à Mascara, deux villes pourtant connues pour la grande politisation des habitants ?

Constantine. La Liste indépendante El Khadra constituée par le président du club de foot CSC n’a pas été validée. Sur une vingtaine de listes indépendantes candidates, une seule, celle du docteur docteur Mehsas, a été validée.

Le tribunal administratif de Chlef a rejeté en bloc les recours contre l’invalidation de listes d’indépendants.  Maître Mohamed Bennegouch, avocat de la liste El Taouassoul s’élève contre cette décision non conforme aux dispositions de à l’article 154 du nouveau code électoral de 12 janvier 2012 et des l’article 04 du décret exécutif n°12-25 du 25 janvier 2012. Cité par El Watan il déplore «une jurisprudence de certaines juridictions administratives perdure où certains documents de l’administration en dehors des arrêtés ou décisions ne sont pas susceptibles de recours devant elles et sont déclarés irrecevables».

 

Les apparatchiks se placent

Le candidat du FLN, Amar TOU, a fait l'objet d'une contestation officielle déposée par cinq partis politiques auprès de la commission de wilaya de surveillance des élections législatives. Il est reproché à ce membre du gouvernement d'avoir rendu visite au wali au moment où il était venu déposer la liste de son parti auprès de la DRAG, « contrairement aux orientations du président de la république qui a promis un scrutin transparent et impartial en garantissant la neutralité absolue de l'administration. Un tel comportement prête à plusieurs lectures surtout que le ministre encore en exercice s'est présenté à la wilaya dans la peau d'un candidat au même titre que les 43 autres têtes de listes ». Le Quotidien d’Oran

Rachid Harraoubia se rabat sur Souk Ahras. L’actuel ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est désigné comme tête de liste du FLN à Souk Ahras. Pour cela il a fallu évincer des la candidature l’actuel mouhafedh, le bien nommé Mohamed Messaâdia. (El Watan)

Mohamed Zerrouki le président du Front national des libertés dénonce : « A Oran, un député non reconduit sur la liste de son parti s'est vu propulsé 12 heures plus tard en tête de la liste d'un autre parti. A Mascara, c'est le même cas qui s'est produit » (Le Temps d’Algérie)

Le maire de Aïn Bouyahia, dans la wilaya de Aïn-Defla,  n° 2 sur la liste FLN aux prochaines législatives, se dit surpris de recevoir une décision de suspension de fonction paraphée par le wali de Aïn Defla. «C'est une affaire purement politique», déclare Mohamed Nefidsa qui rejette les griefs portés à son encontre, au sujet de la passation illégale de marchés publics. (Le Temps d’Algérie)

 

 

AMBIANCE DE CAMPAGNE

 

 

Grève illimitée à partir du 10 avril dans les lycées. Le syndicat CNAPEST a décidé d'une grève illimitée à partir du 10 avril pour contester le maintien par le gouvernement du projet d'arrêté exécutif n°315/08, lié au statut particulier de l'éducation, qui « ne répond pas aux aspirations des travailleurs de l'éducation ».


« Pour une école publique de qualité, pour tous”. C’est le mot d’ordre du 4ème  congrès du syndicat enseignant Satef qui au sortir d’une longue crise interne vient de s’achever à Alger, en présence des autres syndicats de l’éducation nationale (Snapest, Cnapest, Snte, Cnes, Unpef).

 

Le collectif de soutien à Mohamed Baba Nadjar ne décolère pas. Ce groupe a organisé, jeudi dernier, un sit-in devant le ministère de la Justice pour demander la réouverture du procès de ce jeune homme originaire de Ghardaïa.

 

 

LE POINT SUR LES LISTES DANS LES REGIONS

 

Dans l’ouest du pays

Le “souk” des législatives

 

 

Les militants FLN d’Oran auront eu gain de cause après avoir contesté la liste des candidats à la députation dont la tête de liste, Abid Mustapha, a été carrément “éjecté” suite à une levée de boucliers. Le nouveau remaniement donne Hadjoudj Abdelkader tête de liste alors que la précédente liste était composée de Mustapha Abid (tête de liste), Hadjoudj, Séghir, Maâtalli, Khelil, Mahi, Reguieg Mokhtaria, Kamel de l’Onea et Aoued.

 

Par ailleurs et au terme du délai légal pour le dépôt des listes de candidatures pour les prochaines législatives, il a été enregistré 13 listes de candidatures (candidats indépendants) dont 7 ont été rejetées car n'ayant pas atteint le nombre de signatures requises. Pour sa part, le RND a concocté sa liste en désignant à sa tête Benatia Kada (coordinateur et député).

 

Le nouveau Front national des libertés (FNL) a mis à la tête de la liste législative Zerrouki Mohamed.

 

Les formations politiques du FNA et du MJD ont désigné Chaâbani Fathallah et M. Aounallah, respectivement député actuel et avocat. Globalement, ce ne sont pas moins de 1 900 candidats pour briguer 18 sièges de députation recensés à Oran sur un total de 49 listes actuellement sous la loupe des enquêteurs (et) dont les résultats seront connus dans dix jours. Ces listes représentent 37 partis et 6 indépendants alors que 23 listes d’indépendants n’ont pas réussi à collecter les 7 200 signatures comme exigées par la loi électorale.

 

À Tiaret, les législatives offrent, comme prémices, un jeu serré et confus, pour les formations dites grosses cylindrées qui sont le FLN, le RND et le MSP. En effet, contrairement aux petites formations, les candidats se bousculaient, avant la finalisation des listes, aux portillons de ces partis amplement sollicités et convoités à travers l'ensemble des localités.
Pour le FLN, ça sera l’actuel P/APW, Mohamed Boukhors, qui conduira la liste alors que ceux prétendus être plus proches de Belkhadem, à savoir les frères Kada, Kemoun, Tayeb El-Houari… sont relégués aux dernières positions. Un contre sens qui a poussé bien des candidats à retirer leur dossier avant qu’ils ne soient remplacés à une demi-heure du délai butoir du dépôt des candidatures. Au RND, et contre toute attente, c’est Ahmed Kacem, directeur de CEM, porté candidat à l’APW de 2007 sous la casquette du FLN qui représentera le parti d’Ouyahia.

Le parti vert (Ennahda, El-Islah et MSP) a porté son choix sur Madène Rachid, cadre à Sonatrach, en tête de liste, suivi de Belharb Fatima, PES, et Sadeb Rabah, ingénieur agronome. Néanmoins, les autres partis qui risquent gros tant ils ont suscité des mécontentements au sein de la base, sont principalement le FNA et le MJD. Plusieurs militants des formations de Moussa Touati et Mahdjouba Chalabia ont quitté les rangs suite aux désignations, négociées financièrement, selon les démissionnaires, des candidats engagés.
Ainsi, ils seront 506 candidats et 138 suppléants à concourir pour 11 sièges, soit deux sièges de plus par rapport aux précédents.

 

À Tlemcen, le suspense entretenu autour de la candidature de Tayeb Louh, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, a été levé puisque ce dernier, fort du soutien de nombreuses associations comme celles de quartier, des enfants de chouhada, de moudjahidine et des organisations des étudiants, mais contesté par une partie des militants des kasmas FLN qui ont manifesté mardi devant le siège de la wilaya, figure en tête de liste.

C’est, dans cette même frénésie politique, qu’est apparue une fissure dans le parti de cheikh Abdallah Djaballah, président du Front pour la justice et le développement (FJD) puisque huit membres de son parti à Tlemcen se sont retirés jeudi de la course aux législatives mais ont également démissionné en bloc du parti pour “s’élever contre la mise à l’écart, par l’instance centrale, de militants intègres et compétents choisis à la base pour être remplacés par d’autres moins représentatifs, à la place de ceux qui remplissent les conditions requises édictées par le parti lui-même”, comme a tenu à le souligner Yahi Belaroussi, membre national de la “choura” et membre fondateur du FJD.

 

À Mostaganem, parmi 60 formulaires de candidature retirés par 42 partis et 18 groupes d’indépendants, on note le dépôt de 40 listes de candidats parrainés par des formations politiques et 3 listes de prétendants indépendants auprès de la Drag, à l’échéance du délai de rigueur fixé.

Au FLN, le plus grand frustré demeure le député sortant Abdelhamid Si Afif et pour cause ! Le plus grand tour semble lui avoir été joué, lui qui avait toute latitude de conduire la liste FLN à Mostaganem, mais qui finalement, avait cédé sa place au mouhafadh local, M. Bendahmane en l’occurrence. Le parti de Belkhadem s’est également distingué par l’exclusion de la grande confédération des Medjeher, en ne retenant aucune candidature parmi les 13 prétendants originaires de cette confrérie qui, incontestablement, demeure un potentiel électoral fort précieux.


Correspondant locaux, K. R. I/R. S./B. A./M. O. T. 31 mars 2012. Liberté

 

 

Chronique d’une élection pas comme les autres


En imposant aux futurs candidats aux élections législatives du 10 mai prochain la production d’une preuve formelle légalisée de leur «inscription sur la liste électorale de la circonscription électorale concernée», l’article 5 du décret exécutif n°12-26 du 24 janvier relatif au dépôt des listes de candidatures à l’élection des membres de l’APN a réussi à mettre brutalement dans un hors-jeu électoral intégral nombre de grosses pointures électorales et de candidatures de dinosaures du régime.

La première de ces victimes expiatoires semble avoir été, une fois n’est pas coutume, l’indétrônable et inamovible ministre de l’Education nationale, qui a eu à constater à son honneur défendant, qu’il pouvait être le plus ancien des ministres de l’Education de la planète et s’avérer un piètre connaisseur des dispositions du décret exécutif rappelé plus haut, pourtant examiné en Conseil des ministres et signé par le secrétaire général de son propre parti dans l’exercice de ses fonctions de Premier ministre. Il a eu surtout à vérifier qu’il pouvait échouer «bêtement» et in extremis dans le ré-échafaudage des mécanismes pouvant assurer sa nième rééligibilité en qualité de député-ministre par les lointains cousins de son lieu d’origine, tout en réussissant à maintenir «intelligemment» un record mondial absolu dans l’occupation continue du même poste pendant plus de 15 ans et de celui de ministre depuis 20 ans !

 

Moralité : même nos ministres les plus chevronnés qui ont élu durablement domicile à Club-des-Pins dans la périphérie de la capitale depuis la fin du siècle dernier ne connaissent pas encore l’adresse de leur propre domicile électoral pour les prochaines élections ! Si comme on le susurre dans les couloirs du siège national du RND, le malheureux candidat Benbouzid a fini par faire contre mauvaise fortune bon cœur, en faisant le deuil sur les prochaines législatives, les questions de fond que soulève la stricte application de cette disposition de la loi ne sauraient être éludées d’un revers de main. Elles devraient préoccuper au plus haut point et interpeller l’ensemble du dispositif de contrôle des élections du 10 mai prochain. En effet, la définition du domicile occupe dans toutes les législations électorales du monde une place juridique centrale dans la détermination de la qualité d’électeur et consubstantiellement celles des conditions d’éligibilité des électeurs-candidats.

 

Si pour le commun des électeurs et des mortels, cette question n’a qu’une importance secondaire et relative, en raison du fait que l’élection de domicile se confond presque la plupart du temps avec le domicile de l’élection, pour les candidats semi-nomades résidant à Club-des-Pins, c’est-à-dire quasiment tous les ministres, le statut électoral de cette résidence secondaire devenue permanente se pose. Elle se pose avec d’autant plus d’acuité et de complexité, que le tracé de la frontière juridique entre le domicile, la résidence et l’habitation a toujours constitué l’un des casse-têtes les plus riches en matière de production de jurisprudence dans le domaine du droit civil. En effet, le domicile est généralement défini comme l’endroit où l’on peut trouver la personne : il répond au premier chef à un impératif de police civile. Au-delà de la présence effective et permanente de la personne, le domicile est ressenti comme le lien qui unit une personne à un lieu. Partant de là, il est aisé de conclure que cette définition succincte du domicile implique une présomption de présence permanente de la personne en ce lieu. Par ailleurs, l’étude de la notion de domicile est toujours dominée par certains caractères qui lui sont propres : toute personne n’a et ne doit avoir qu’un seul domicile, même s’il est admis par ailleurs qu’elle peut avoir une ou plusieurs résidences.

 

Tout comme le patrimoine, le domicile est donc un élément indissociable de la personnalité. La loi algérienne définit d’ailleurs le domicile comme étant «l’habitation principale» (article 36 du code civil). S’il n’y a qu’un seul domicile, il faut donc opérer une hiérarchie entre les différents établissements et habitations secondaires de la personne considérée. Or, la loi organique du 12 janvier 2012 relative au régime électoral reprenant à son compte cette pertinente définition du domicile établie par le code civil, dispose : «Nul ne peut voter s’il n’est inscrit sur la liste électorale de la commune où se trouve son domicile au sens de l’article 36 du code civil.»

 

Quand on sait que l’habitation principale, conjugale, légale pour tous les ministres est selon toute évidence Alger, et celle politique et sécuritaire Club-des-Pins (une exception bien algérienne), comment les Amar Tou, Tayeb Louh, Harraoubia pour ne citer que les plus en vue d’entre les ministres concernés par notre propos, peuvent-ils justifier la légalité de leur candidature dans le douar qui les a vus naître, quand la loi remet en cause de manière formelle y compris leur droit de vote dans leur wilaya d’origine, s’ils n’y résident pas de manière permanente. Quand on se rappelle, par ailleurs, que ces ministres n’ont jusque-là raté au cours de ces dernières années particulièrement prolifiques en matière d’organisation de scrutins électoraux en tous genres aucune occasion d’exhiber devant les caméras de l’Unique leur empressement à s’acquitter de leur devoir électoral à Alger, on ne peut que se poser des questions sur la légalité et la sincérité de la procédure qui leur a permis d’être électeurs et éligibles hors de la wilaya où ils ont leur «habitation principale». Une seule réponse : une double inscription sur les listes électorales d’Alger et de leur wilaya d’origine. Si tel devrait être le cas, il s’agirait d’une pratique de fraude qui tombe sous le coup des dispositions d’un autre article de la nouvelle loi organique relative au régime électoral qui dispose en son article 8 : «Nul ne peut être inscrit sur plusieurs listes électorales» et puni «d’un emprisonnement de trois mois à trois ans» par l’article 210 de la même loi. «Entre élection de domicile et domicile de l’élection des ministres candidats», voilà un beau sujet susceptible de permettre aux magistrats membres de la toute nouvelle Commission de supervision des élections de s’acquitter de l’une de leurs trois principales missions, à savoir «apprécier toute violation des dispositions de la présente loi organique » (article 170).

Question subsidiaire : un magistrat membre de cette commission peut-il invalider la candidature de son ancien-futur ministre de la Justice, de surcroît originaire du même «douar» que celui du premier magistrat du pays ? Mais là est déjà une toute autre histoire!...

M’hand Kasmi, 31 mars 2012. Le Soir d’Algérie

 

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safiya 01/04/2012 03:55

L'article de Monsieur Sadek Hadjerès n'apparaît, impossible à lire. Je rencontre assez souvent ce problème sur votre site. Dommage !

Cordialement